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2008-10-28 14:00:22
1-. Introduction.
Il faut remercier la veuve du responsable suprême de la révolution et les ministres PDG encore vivants d’ouvrir la boite de Pandore des crimes politiques qu’ils ont ordonnés et approuvés durant leur long règne. Je suis de ceux qui ne cessent d’appeler, depuis 25 ans, à un dialogue pour regarder le chemin parcouru par la Guinée de 1958 à nous jours. Citoyen n’ayant comme moyen d’action que ma légitimité historique, en tant qu’acteur et témoin de ce parcours, mes multiples appels à la réconciliation sont restés inaudibles. Les récentes réactions de la veuve du dictateur et de son beau-frère, Nfaly, défendant leurs crimes odieux, doivent permettre aux Guinéens de leur rappeler le climat de terreur, de haine et de misère sociale que leur famille a imposé au peuple de Guinée. Il faut à tout prix maintenir la force du vent de la vérité historique de continuer à souffler.
2-. Bref rappel de leur palmarès lugubre.
En 1971, Ismaël Touré, le tout puissant président du comité révolutionnaire, avait orné les photos de ses victimes, publiées par Horoya du titre : « Peuple de Guinée, voilà tes bourreaux. » Depuis sa disparition en 1984, le peuple de Guinée n’a plus peur de la milice du parti Etat. Il a seulement peur de l’insécurité des personnes et des biens due aux voleurs que le régime militaire est incapable de mettre hors d’état de nuire. Pendant la révolution du PDG, le « congrès de la bouche ouverte » a permis à Sékou Touré de repérer les citoyens devenus hostiles et fatigués de sa politique féroce. Le docteur Magassouba Moriba, tombé dans le piège, en a payé le prix, le 25/01/1971. Aujourd’hui, tout Guinéen, y compris la veuve et son beau-frère Nfaly, peut invoquer le peuple de Guinée, sans risques de se trouver au bout d’une corde au pont Tombo, à Conakry.
Les élucubrations d’un club Sékou Touré de Bamako et la sortie de l’ombre des héritiers du PDG peuvent amener les rescapés des cabines techniques à révéler les séquelles physiques de leurs séjours dans les camps de la mort. Depuis trente à quarante ans, un grand nombre des ces personnes n’ont encore rien dit de leurs calvaires.
3-. Analyse–critique de l’entretien de la veuve.
Après avoir lu attentivement l’entretien de la veuve, j’ai été stupéfait de constater que la personne la plus indiquée pour expliquer les secrets des promotions et des disgrâces politiques du pouvoir et la mieux placée pour connaître les motivations les plus intimes de la rage meurtrière du chef du PDG, n’a rien à dire. Elle semble n’avoir rien compris de la tragédie dans laquelle elle a vécu. Elle donne l’impression d’avoir habité une planète avec des robots dressés et programmés pour tuer des personnes désignées par son mari sans qu’elle en soit émue. Elle n’éprouve aucun regret, aucun remords dans l’évocation des « complots. »
Lorsqu’on a connu, comme moi, les parcours scolaires et universitaires des cadres, lâchement assassinés, dans la fleur de l’âge, on ne peut que s’indigner du discours d’une veuve dont on ne voit nulle part la moindre réalisation concrète en faveur de qui que ce soit, après 26 ans de pouvoir personnel, sans partage.
3-. Quel regard porter sur cette personne ?
On peut se demander quel sentiment inspire cette femme. On peut s’interroger légitimement sur l’humanité de cette famille dont le trône repose sur la tête de cinquante mille morts. On peut se demander le ressenti de ce couple qui ne s’est pas privé de condamner à des traitements inhumains et dégradants des citoyens innocents et sans défense. On peut se demander pourquoi il n’a épargné aucune famille, y compris les proches parents de sa belle–sœur, Aïssatou Bah, épouse de Sangaré Nfaly et la sœur de Saïfoulaye, Hadia Bobo, par lequel il est arrivé au pouvoir. Cette dernière a, au moins, sauvé l’honneur de tous les détenus en dénonçant, du fond de sa cellule du camp Boiro, Sékou Touré et l’échec de sa politique. Son aveu a été diffusé une seule fois à la radio.
Rétrospectivement, je suis effrayé, comme de nombreux compatriotes, d’avoir rencontré, avant l’indépendance, cet animal politique, mu par « un amour tyrannique » du pouvoir, comme l’a dit le président Senghor, sans avoir perçu sa cruauté monstrueuse. Au vu de ce couple diabolique où la femme n’a pas calmé la folie meurtrière du mari, les Guinéens découvrent, à posteriori et trop tard, qu’ils avaient à faire à un couple de « zombies, assoiffés de sang et de chair humaine.»
La veuve a vécu dans les palais présidentiels comme une poupée de cire, insensible aux souffrances que son mari imposait sans pitié aux populations dont il coupait la tête du chef de famille. Il disait inlassablement qu’il aimait ce peuple et prétendait que celui-ci l’aimait. La veuve n’apporte aucun élément nouveau prouvant que leurs victimes ont tenté des actions contre le régime du PDG. Elle se contente de reprendre les propos énoncés dans les livres blancs de la « cinquième colonne » dont on sait ce qu’ils valent et comment les « aveux » ont été extorqués aux détenus. Sangaré Nfaly, Galéma et Sidiki Kobélé, complices des crimes de sang du PDG, citent comme pièces à conviction le livre souvenir de Pierre Mesmer et des écrivains français ne connaissant pas la Guinée. Sangaré Nfaly déclare : « on ne peut nier en aucune façon la réalité des complots qui ont été reconnus pas seulement par les Guinéens mais ceux-là mêmes qui les ont inspirés, montés et fait exécuter avec la complicité active ou passive des Guinéens. » La Guinée fait pitié d’avoir été dirigée par des gens de ce type qui a pourtant eu un diplôme de droit ! Toutes les fouilles des domiciles et des lieux de travail des accusés n’ont révélé aucun document laissant penser à une ou des préparations d’actions politiques hostiles au PDG et à son chef.
4-. Quel sens moral anime cette veuve ?
La veuve et son beau-frère devraient réfléchir et méditer sur la portée et la signification de la tolérance adoptée par les victimes innocentes de son tyran de mari. Privées de leurs deuils, les familles de celles-ci n’ont jamais proféré aucun grief contre la veuve et sa famille criminelle. Cette noblesse de comportement et cette pudeur les honorent. Ces qualités montrent la différence des références éthiques, morales, intellectuelles et éducatives des deux camps en présence.
La fidélité des veuves, des héritiers et des rescapés du camp Boiro à ces qualités humaines, étrangères et inaccessibles à la famille du dictateur, montre que sa volonté de détruire cette culture a échoué. A contrario, la veuve de Faranah, en révélant sa prise en charge comme réfugiée politique par la Côte d’Ivoire, après sa libération du camp militaire en 1986, montre son indignité morale. Comment peut-elle demander l’hospitalité à un hôte, le président Houphouët-Boigny, que son mari à traiter de toutes les injures, à la face du monde, au cours d’une guerre radiophonique ininterrompue pendant plus de vingt ans ? Elle confirme ainsi la malchance de la Guinée et les malheurs des Guinéens d’être tombés dans les mains d’un tel couple et d’un homme dont le président Senghor avait dit que « l’origine reste à démontrer. »
Docteur Thierno Bah
Paris 27/10/08.
VOS COMMENTAIRES | |
| nondifale | 28/10/2008 17:31:20 |
| pourquoi depuis 1984 en avril conte et ses amis non rien dit conrsernant de sekou toure ??? c,est vrais sekou a tros tuers mais a qui la fautes la france a sa part de responssabilite si le general charles d g a dit que la guinee regretera de son oui sekou a vais peur de tout guineen d,excerieur sourtous de la france ,cote d,ivoire et le senegal pour sekou on peu comprendre il a peur de la france mais conte a peur de qui ???qui cherche conte en de hor de la guinee {dans les annees 1930 jusqu,a 1983 partout dans le monde c,est ait la chauvagerie merci | |
| K. Diallo | 30/10/2008 12:52:14 |
| Dr la famille de Sekou Toure etait une famille satanique donc quelque soit P(x) ils ne reviendront jamais a la raison. N'avez vous pas vu que Ismael Toure qui eatit un grand intellectuel qui a meme etudie avec Diaalo Telli en France etait parmi les plus feroces du PDg et ceux haissait l'ellite guineenee de ce temps. Et pourtant c'est lui qui avait le plus d'influence sur son frere parait il parceque Sekou Toure dont l'origine reste a demontrere ne l'osait pas du tout | |