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2008-11-01 21:22:55
Située dans l’extrême Nord de la République de Guinée, précisément dans la région du Fouta-djalon, la préfecture de Mali est en bordure de la zone sahélienne. Selon un document des services stratégiques de réduction de la pauvreté (DRSP) c’est l’une des préfectures les plus pauvres de la Guinée.
Ceci malgré ses énormes potentialités agropastorales, artisanales et touristiques que recèle cette partie de la Guinée.
Elhadj Ousmane Dieng, professeur d’histoire à la retraite et vice-Maire de la commune urbaine de Mali nous décrit en ces termes les difficultés auxquelles est confrontée sa ville :
« Mali est situé à 120 km de Labé, elle est située sur une altitude de 1200 m par rapport à la plate forme de la région administrative. Riche en sol et en sous-sol, Mali se trouve confronté à d’énormes problèmes qui constituent une entrave à son développement.
Dans le domaine de la santé, les soins de santé à Mali sont très rudimentaires et insignifiants surtout quant on connaît la densité de la population qui est de 27 habitants au km2, pour une superficie de 8.870 km2. Mali compte 240 000 habitants. Le seul hôpital préfectoral fonctionnel construit en 2000 dans le cadre du projet santé nutrition financé par la Banque Mondiale ressemble de nos jours à un œuf vide de son contenu. Cependant, cet édifice avait suscité beaucoup d’admiration au sein des populations aux premières heures de son inauguration.
Le manque criard de médecin, de produits sont entres autres problèmes que connaît ce centre sanitaire ».
Selon des témoignages, certains patients de la région de Kaye (en République du Mali Bamako) et de la région de Kédougou (Sénégal) venaient se faire soigner dans cet hôpital au tout début de son fonctionnement.
La situation sanitaire reste préoccupante dans la préfecture de Mali, malgré l’existence il y a deux ans d’un centre de santé dans la CRD de Missidè dont le financement s’élève à 95 millions et d’un autre dans la CRD de Bogoma d’une valeur de 105 millions.
Dans le domaine de l’éducation, comme dans toutes les écoles publiques du pays, la pléthore d’effectif existe partout. Malgré l’existence d’un lycée, de 2 collèges au centre ville une salle de classe accueille plus de 60 élèves pour un nombre limité de professeurs.
Quand est-ce que cette préfecture dont les fils ressortissants sont un peu partout à travers le monde, va sortir de l’ornière pour briller comme Timbi Madina, Fatako dans Tougué et tant d’autres ?
Cette question, même les simples passants se la posent.
Ahmadou 1 Diallo