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Barack OBAMA élu :

l’Amérique retrouve son âme


2008-11-05 16:08:02

40 ans après, le rêve de Martin Luther KING (1929-1968) (« I have a dream ! » J’ai fait un rêve) est devenu enfin réalité ; l’icône des droits civiques, le prix Nobel de la paix, l’apôtre de la cause noire et de la non-violence, dans un discours prémonitoire, prophétisait la veille de son assassinat du 4 avril 1968 à Memphis : « Je ne verrai peut-être pas personnellement la terre promise, mais mon peuple y accédera un jour !». Il faisait allusion à une nation réconciliée notamment sur le credo de l’égalité entre toutes les races.

Apôtre du changement, Barack Hussein OBAMA a réalisé cette prophétie, cet exploit historique d’être à 47 ans le premier Noir président américain, le 44ème des Etats-Unis, l’homme le plus puissant du monde ; il est le démocrate le mieux élu depuis Lyndon Baines Johnson (1908-1973), le 36ème président qui succéda en 1964 à John F. Kennedy (1917-1963) assassiné en cour de mandat à Dallas le 22 novembre 1963.

Son frère Robert Francis « Bob » (1925-1968), qui lutta également comme lui contre les inégalités sociales et raciales, connut le même sort tragique à Los Angeles le 5 juin 1968 :  la victoire de Obama est un clin d’œil, une sorte de revanche posthume pour eux et sa grand-mère maternelle Madelyn Dunham décédée le 3 novembre dernier à l’âge de 86 ans mais, également et surtout, le symbole du rêve américain et fruit d'une longue marche entamée par Martin Luther King.

Barack Obama se veut, en effet, l'incarnation du rêve de ce militant des droits civiques ; par ailleurs, il est souvent comparé à John Kennedy pour son charisme, son énergie, son style et l'espoir de changement qu'il soulève. Pour le philosophe français Bernard Henry Lévy (BHL) « il est à la fois l’âme de John Kennedy et l’esprit de M. L. King ; il est le point d’orgue de certaines valeurs en Amérique ».

« La route qui nous attend est longue. Le chemin sera escarpé. Nous ne toucherons peut-être pas à notre but en un an, ou même en un mandat. Mais je n'ai jamais eu autant d'espoir que nous y arriverons. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique […] C’est un jour qu’on attendait depuis longtemps », a affirmé M. Obama, à l'occasion de son premier discours de président élu, devant une foule de plus de 65.000 personnes brandissant des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan « Yes we can » (oui nous le pouvons), oscillant entre joie et émotion (Jesse Jackson était très ému jusqu’aux larmes), dans l'immense jardin public Grant Park au bord du lac Michigan à Chicago dans l’Illinois.

« Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, ce soir est la réponse », a-t-il fait valoir. « C'est votre victoire […] Il y aura une nouvelle ère dans le monde », a-t-il assuré à ses partisans après avoir fait allusion à une femme noire de 106 ans qui réside à Atlanta et « a l’opportunité de voir la métamorphose, d’assister à la mutation profonde de l’Amérique ».

« Bonne chance, vous vous engagez dans le plus beau voyage de votre vie », furent les mots de félicitations de Georges W. Bush.
Sa victoire est un raz-de-marée électoral avec un taux de participation record avec plus de 130 millions d’électeurs ; après le dépouillement, voilà le décompte des voix dans 91 % des circonscriptions (source Associated Press) :

  • Obama : 60.154.776 des électeurs soit 52 % des suffrages exprimés ; 28 Etats conquis soit 349 grands électeurs (GE) sur un total de 538 alors qu’il n’en faut que 270 pour être élu.
  • John McCain : 53.920.528 soit 47 % des voix, 20 Etats et 147 GE.
  • Autres candidats : 1.456.212 soit 1 % des voix.

  Par ailleurs, les démocrates renforcent leur majorité au Congrès en remportant 5 nouveaux sièges au Sénat ; ce qui leur donne une liberté d’action parlementaire renforcée, tous les leviers de commande de la gouvernance fédérale. Des Etats-clés (Swing states) ont  basculé : « il n'y a pas des Etats rouges (républicains) et des Etats bleus (démocrates), il y a les Etats-Unis d'Amérique ». En accord avec cette conception, Obama a mené une offensive d'ensemble, visant aussi bien les Etats dominés par les républicains que ceux dominés par les démocrates.

C’est ainsi qu’une lame de fond démocrate a emporté des bastions républicains : tels l'Ohio et la Floride les deux Etats les plus âprement disputés en 2000 et 2004 ; le Colorado et le Nouveau Mexique, des Etats où sont concentrées les activités économiques nouvelles, qu'il s'agisse d'informatique, de haute technologie ou de biotechnologies ; le Nevada où Las Vegas connaît la plus forte croissance avec un électorat hispanique qui a fait la différence ; l’IOWA qui fut la rampe de lancement de sa candidature lors des primaires au sein du parti démocrate.

En outre, pour la première fois depuis Jimmy Carter, en 1976, le candidat démocrate remporte la majorité absolue des voix dans l'ensemble du pays.

Cette élection est une « véritable révolution culturelle » (Adieu l’effet Bradley) qui prouve la vitalité de la démocratie américaine : deux ex-Etats sudistes, c'est-à-dire esclavagistes il y a un siècle et demi, et qui ont été marqués par la ségrégation jusqu'aux années 1960, à savoir la Virginie et la Floride, ont voté pour Barack Obama. La Virginie, dont la capitale, Richmond, était celle des Etats confédérés pendant la guerre de Sécession (1861-1865).

Par ailleurs, ce vote a occasionné plus de 2 milliards $ de dépenses et des centaines de meetings aux deux grands candidats ; « elle a été l’une des plus passionnantes de l’histoire des USA » selon le célèbre interviewer américain Charlie Rose sur PBS qui déclara la veille de l’élection « nous avons plus confiance en l’Amérique avec Obama ; elle se sentira rajeunie, régénérée ».« Brink of History » (A la porte de l’histoire) titrait également la veille le journal «The New York Times ». Le journal économique français « La Tribune » publiait au même moment un sondage fait par BVA qui révélait que 73 % du monde, 84 % des Français et 62 % des américains souhaitaient la victoire de Obama.

Qu’il fut long, ardu et ensanglanté ce chemin qui mène aujourd’hui Obama, un Noir, à la consécration, à la magistrature suprême. Il vient de parachever l’œuvre d’illustres leaders Noirs dont bon nombre y laissèrent leur vie dans cette lutte pour la dignité du Noir, la reconnaissance de ses droits humains et constitutionnels.

« J’habite un long silence, une blessure profonde ! », la fameuse phrase du regretté martiniquais Aimé Césaire (1913-2008) semble désuète aux Etats-Unis depuis l’élection de Barack Obama : le silence y est terminé et la blessure semble refermée. Avec l’ex-président sénégalais et académicien Léopold Sédar Senghor (1906-2001) et le guyanais Léon-Gontran Damas (1912-1978) ils doivent sourire, applaudirent au paradis des poètes l’exploit de Obama. Ils furent les chantres de la négritude (la conscience et la fierté d’être noir) et de l’insurrection poétique, les défenseurs infatigables de la dignité humaine et des droits de l’homme ; ils influencèrent plusieurs générations d’écrivains et de militants dans le monde.

C’est aux Etats-Unis que l’histoire du rastafarisme commence avec Marcus Mosiah Garvey (1887-1940), ce « prophète noir » jamaïcain qui acquit une certaine popularité dans le Harlem dans les années 20 : il y fonda l’Association universelle pour l’amélioration de la condition noire (Universal Negro Improvement Association,UNIA, toujours en activité).

Rosa Louise McCauley Parks (1913-2005), la couturière de Montgomery (Alabama) devint célèbre, une des figures emblématiques de la lutte contre la ségrégation raciale, la « mère des droits civiques » en refusant de céder sa place à un blanc dans un bus. Arrêtée par la police qui lui infligea une amende qu’elle contesta avec le concours de Martin Luther King et Ralph David Abernathy (1926-1990) grâce à une campagne de protestation et de boycott des bus. Ceci amènera la Cour Suprême à casser, le 13 novembre 1956, les lois ségrégationnistes dans les bus.

 Malcom Little (1925-1965), connu aussi sous les noms Malcom X et de Elhajj Malik El-Shabazz, grand meneur du mouvement nationaliste radical noir, élevé au rang de panafricaniste, fut assassiné par des membres de « Nation of Islam » dont il fut le porte-parole national.

Stokely Carmichael,  leader des étudiants, (marié à Myriam Makéba, chanteuse sud-africaine et combattante anti-apartheid avec qui il vivra en Guinée-Conakry) lancera lors d’une marche avec M.L. King un slogan qui deviendra un leitmotive « Black Power » (pouvoir aux Noirs), qui emballera la jeunesse noire américaine dans l’affirmation, avec fierté, de ses origines africaines. Leur communauté étant toujours la cible de violences civiles ou policières et d'assassinats à caractère raciste dont les coupables étaient rarement poursuivis, ceci poussera les déçus dans les rangs du Black Power dont l'objectif était un séparatisme nationaliste.

Les actions de ce mouvement seront spectaculaires, notamment les poings gantés de noirs levés sur le podium olympique de Mexico en 1968 par Tommy Smith et John Wesley Carlos, vainqueurs d'un 200 m exceptionnel d'intensité et remarquable de qualité.

Angela Yvonne Davis, la jeune femme professeur de philosophie adhérera au parti communiste américain et au Black Panther Party (BPP) dont la lutte sera aussi marquée par des épisodes sanglants comme la prise d'otage dans un tribunal de Los Angeles.

Le BPP (à l'origine le Black Panther Party for Self-Defense) était un mouvement politique révolutionnaire afro-américain formé aux Etats-Unis en 1966 par Bobby Seale et  Huey P. Newton (1942-1989). Cette organisation est connue pour sa radicalité, son programme « Free Breakfast for Children » (Petit déjeuner gratuit pour les enfants), l'utilisation du terme « pigs » (cochons) pour décrire les agents de police.

Les clameurs du festival d’anthologie Watt-Stax du Los Angeles Coliseum se sont tues mais résonnent toujours dans nos esprits : en août 1972 le label Stax Records, maison de disque fondée à Memphis en 1958, et ses stars avaient célèbré les noces du Black Power et de la Soul : une fête militante géante, entrée dans les annales de l’histoire comme le « Woodstock noir » des années 70 pour commémorer le 7ème anniversaire des émeutes raciales, des évènement tragiques de l’été caniculaire en 1965 du quartier déshérité de Watts qui marquèrent à jamais les Etats-Unis et la communauté afro-américaine. Les 250 000 habitants de ce ghetto noir de Los Angeles étaient quotidiennement victimes d'arrestations arbitraires et de violences policières. De nombreuses stars de la musique afro-américaine de rythm and blues, gospel, funk et soul défilèrent sur scène : entre autres, Carla et Rufus Thomas, Staple singers, The Bar-kays, Albert King, Eddie Floyd et surtout Isaac Hayes (1942-2008) qui chanta le célèbre « Soulsville » du film culte « The Shaft » ; la légende de la Soul et véritable icône de la Black Music est morte le 10 août 2008 dans sa maison de Memphis à l’age de 65 ans.

« I am somebdy !» (je suis quelqu’un) : plus de 100 000 personnes dans le stade, poing levé, reprenaient en chœur le discours du jeune révérend Jesse Jackson.
 « Black is beautiful ! » était le slogan phare et revendicatif des années 70.

Sur le plan musical, la lutte en faveur de la communauté afro-américaine battait son plein ; à l’instar du groupe new-yorkais de hip hop Public Enemy de Chuck D, Flavor Flaw et Terminator X, formé en 1982 et qui s’illustra dans des prises de position politiques radicales contre les médias, la brutalité policière entre autres.

Le 30 octobre 1974 à Kinshasa (ex-Zaïre, RD Congo) à l'occasion du combat du siècle légendaire « Rumble in the jungle » Cassius Marcellus Clay Jr. alias Mohamed Ali défait Georges Foreman (avec le fameux slogan « Ali boma yé ! Ali tues-le ») et redevient champion du monde des poids lourds et le plus grand boxeur de tous les temps. En 1964, il rencontre Captain Sam Saxon, un représentant musulman qui lui présentera Malcom X. Rapidement, Mohamed Ali s'investit dans cette lutte des noirs antiségrégationniste. Il fut choisi en 1996 pour allumer la flamme olympique à l'occasion des Jeux d' Atlanta ; actuellement, il est atteint de la maladie de Parkinson.

On trouve de nombreux exemples de promotion sociale de Noirs à la tête de l’exécutif américain qui ont ouvert la brèche et familiarisé les américains avec la présence d’Afro-américains au sommet de l’Etat.

A l’image de Condoleezza Rice, la première Noire américaine nommée à la tête de la diplomatie de son pays ; de Colin Luther Powell, fils d’immigrants jamaïcains, qui fut chef d’état-major des armées et secrétaire d’Etat avec Georges W. Bush ; il avait apporté son soutien à Obama qui fut, en novembre 2004, élu sénateur contre Alan Keys et devient en janvier 2005 le seul afro-américain à siéger au Sénat, et le cinquième de l’histoire. Le 4 novembre restera à jamais gravé dans le marbre de l’histoire des Etats-Unis. La nation américaine s’est enfin retrouvée et a sauvé son âme.

James Brown (1933-2006), « The godfather of Soul » (parrain de la Soul) qui se considérait avec une bonne dose de mégalomanie comme la 8ème merveille du monde, n’a plus besoin de chanter dans l’au-delà « Say it loud ! I’m black and I’m proud ! » (dis-le fort je suis Noir et fier de l’être) mais aurait clamé plutôt aujourd’hui de retour sur terre « Say it loud : I’m proud to be an americain today! » : je suis fier d’être un américain aujourd’hui ! » comme le souligna Michelle, l’épouse d’Obama . Je le revoies encore à la maison des esclaves de Gorée (Sénégal) entrain de pleurer à chaudes larmes, meurtri, inconsolable. Ravi de se retrouver sur la terre de ses ancêtres, il organisera un concert avec son célèbre saxophoniste Maceo Parker et sa danseuse sensuelle et inimitable Lili au théâtre national Daniel Sorano de Dakar et deux autres au stade Demba Diop auxquels j’ai assisté comme un enfant émerveillé lors d’un spectacle féerique.

Ce mois de novembre 2008 a démarré avec faste, en trombe avec la consécration d’autres Noirs : après le golfeur Eldrick Tiger Wood considéré comme l'un des plus grands de l'histoire du sport, lors de la journée dominicale du 2 novembre dernier le britannique Lewis Hamilton est devenu à 23 ans, au Brésil, le plus jeune vainqueur de l’histoire de la formule 1, alors que le tennisman français Wilfried Tsonga (de la lignée de Yannick Noah) remportait le tournoi très prisé de Paris-Bercy, devenait le numéro 7 au classement de l’ATP et participera au Masters de Shangai (Chine) qui réunira les 8 meilleurs tennismen du monde.

Par contre, le 6 mai 2007 fut comme une journée de deuil chez moi : à l’annonce de l’élection de Nicolas Sarkozy comme président (le nettoyeur d’immigrés et de sans-papiers au karcher), mes deux plus grandes filles (Maimouna et Aicha-M’Mah) éclatèrent en sanglots comme si elles venaient de perdre un être très cher. J’eus du mal à les consoler. Par contre l’élection de Obama, fils d’un immigré kenyan, fut fêtée dans la joie et l’allégresse ; je les ai réveillées ce matin à 5 H 25mn pour leur annoncer la bonne nouvelle. Ce fut comme une revanche sur mai 2007 et l’émotion était à son comble.

« Je sais que tu vas commenter cette victoire. Je sais que l’émotion y tiendra une grande place. J’ai moi-même versé des larmes. Bien à toi et à ta famille » voilà le mail que mon frère Bembah « Ben » Soumah m’a envoyé de Londres à 6H40mn. Alors que mon ami Sékou Diawara m’envoyais un message SMS également à l’aube pour m’annoncer la bonne nouvelle. Ceci prouve à suffisance l’intérêt que nos compatriotes accordent à cet événement majeur qui est déterminant pour l’avenir des relations futures des USA avec le continent africain. Le Kenya, pays d’origine du père d’Obama, a décrété jour férié le jeudi 6 novembre. 

Sans exagérer, c’est l’un des plus beaux jours de mon existence ; mais par contre l’ancien gouverneur ségrégationniste d’Alabama George Wallace (1919-1998) doit sûrement se retourner dans sa tombe.

 Peut-être que tous les espoirs placés en Barack Obama ne seront pas réalisés, ni assouvis à cause du lourd héritage économique, social et moral de 8 huit ans de présidence calamiteuse de Georges W. Bush (10 000 milliards $ de dette publique ; plus de 37 millions de pauvres ; 525 milliards $ dépensés et  plus de 4000 morts en Irak ; entre 2000 et 2007 les dépenses de santé ont augmenté de 80 % contre seulement 15 % pour les salaires) : « La route sera longue, la pente ardue, escarpée ; il y aura des revers face à l’énormité du défi, mais je vous dirais toujours la vérité […] Il faudra mettre fin aux clivages qui ont divisé notre nation » mit en garde Obama qui vient de prendre rendez-vous avec la postérité.

« Il n’a pas gagné parce qu’il est noir, mais parce qu’il est le plus qualifié, le meilleur » dit une afro-américaine qui s’était levée à 6H du matin avec sa fille pour aller vote et pour qui « c’est l’élection la plus importante de ma vie car nous sommes passés de l’esclavage à la victoire en passant par la ségrégation ».

Il y aura aux Etats-Unis un avant-Obama et un après-Obama. Ce pays vient de se donner l’opportunité historique de se réconcilier avec le monde entier et les valeurs ancestrales qui l’ont hissé au rang de première puissance économique, culturelle, militaire et politique de notre planète. Il y a l’espoir d’une nouvelle ère dans les relations internationales entre les USA et le reste de la planète.

 Les minorités ethniques, quant à elles, savent maintenant que le rêve américain est à portée de main ; au-delà du Rap et du sport. Tous mes vœux de réussite à Obama .

Le changement tant attendu aux Etats-Unis vient donc de se concrétiser et sa gestation fut longue et douloureuse. Mais celui que nous ont promis les gouvernants guinéens depuis 50 ans d’indépendance tarde à voir le jour. Cela ne tiens qu’aux patriotes guinéens, car le changement ne se décrète mais il se conquiert ; la fille de Martin Luther King vient de déclarer que « mon père aurait été fier de Obama et son sacrifice n’aura pas été vain, inutile ! »En Guinée il y a eu un « juin 2006 » et un « janvier-février 2007 », des morts, des sacrifices, des victimes innocentes et plus rien ne sera comme avant.

« Get up! stand up! Stand up for yours rights ! »: levez-vous et battez-vous pour vos droits, clamait Nestor Robert Bob Marley (1945-1981), le chanteur de reggae très engagé. Le changement est proche. Inch’ALLAH !. « Yes we can » (Oui nous le pouvons) comme le refrain de Barack Hussein Obama.

Que Dieu préserve Obama et la Guinée !

Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH
Juriste et anthropologue guinéen
nabbie_soumah@yahoo.fr
Paris, le 05 novembre 2008

 

2 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

Barry A.05/11/2008 22:05:56
Je vous dis merci Mr Soumah pour ce coup d'oeil sur le rétroviseur de l'histoire récente de l'Amérique multi-tout. Oui en Guinée aussi, nous le pouvons si nous le voulons. Mais pour cela, il y a, à mon avis, un préalable. Retrouver l'union sacrée de tous les guinéens comme en 1958 et en janv-fév 2007. Il y a aussi un préalable à ce préalable: que les discours dans les salons, dans les cafés, dans les bars, sur la toile, dans les journaux, entre parents et entre amis soient réorientés vers cette acceptation de la différence. Différence d'éthnie, d'origine, de culture, de langue, de coutumes, d'idées, de force, de quantité, de qualité, d'intélligence, d'avoirs, de privations, etc...Chacun de nous doit se faire violence pour prôner la notion de la Nation guinéenne. Yes, in Guinea too, we can! Il n'y a aucune honte de copier le bien. Mais l'inverse, si. Alors, encore une foi, nous disons OUI, en Guinée aussi, nous le pouvons. Bravo Mr I.Soumah.
Solo Keita06/11/2008 09:48:22
Merci M. Barry pour vos sages remarques dans ce commentaire. Oui nous le pouvons en Guinée si nous le voulons. Les conditions sont réunies: le brassage ethnique et la foi.

Mes félicitations à Nabbie Soumah qui fait la différence avec ceux que nous croyions "Intellectuels" sur la toile. Monsieur Soumah nous informe et nous instruit dans ses textes. Aucune autopromotion, aucun "lobbyisme" sur le net et aucun enfantillage - provocation directe ou indirecte -, aucune vanité. Je suis trop decu de la diaspo guinéenne de France. Son arrivée sur la toile n'a pas été positive pour la communauté guinéenne.
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