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2008-11-14 01:32:45
Ce 12 novembre s’est tenu à Conakry un atelier de formation sur le VIH/SIDA. La rencontre est initiée par l’ONG ‘’Afrique Solidarité Guinée’’ en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
40 communicateurs traditionnels issus des Communes de Conakry ont pris part à cet atelier.
L’objectif des organisateurs était d’une part de renforcer le débat sur le VIH/SIDA afin de réduire la discrimination et la stigmatisation, d’autre part, outiller les participants en techniques de communication.
La cérémonie d’ouverture a servi de cadre au lancement officiel du projet ‘’Appui à la riposte nationale dans la lutte contre le VIH/SIDA en Guinée’’.
Financé à hauteur de 350 000 dollars, soit plus d’un milliard et demi de nos francs, ce projet permettra de renforcer les capacités des acteurs clés et le plaidoyer pour la prévention de l’infection.
Le directeur pays PNUD, M. Adama Coulibaly indique que c’est en 2000 que son institution a soutenu l’idée de création d’un regroupement des communicateurs traditionnels qui dispose de nos jours d’un réseau dont la naissance a été vivement saluée et appuyée. Cela, ajoute t-il, à cause de la maîtrise de la langue surtout celle du terroir dont disposent ces communicateurs traditionnels. « Mieux que quiconque, vous savez toucher le cœur des populations cibles, en maints endroits pour provoquer en elles le changement de comportement souhaité. C’est en raison de cela que je vous encourage à faire des langues locales le véhicule de communication. » dit-il.
Parlant des statistiques du SIDA qui selon lui, compromet dangereusement le développement harmonieux et équilibré du pays, M. Coulibaly a précisé qu’environ 93 000 personnes vivent avec le VIH. ‘’On note une féminisation de l’infection à VIH avec un taux de prévalence chez les femmes de 15 à 49 ans de 1,9% contre 0,9% chez les hommes de la même tranche d’âge’’.
Face à cette situation, des efforts ont été déployés par le gouvernement en partenariat avec les institutions nationales et internationales à travers la sensibilisation par différents canaux de communication qui ne sont pas accessibles à tous. C’est pourquoi, le choix a été porté sur les communicateurs traditionnels afin qu’ils véhiculent le message partout où besoin sera pour faire face à cette pandémie.
Après Conakry, le PNUD compte tenir des ateliers régionaux à l’intention des communicateurs traditionnels de Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré.
Linda Bah