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Face à face : Le Lynx – Cellou

Transmis à GuineePresse par Lamine Diallo


2008-11-28 13:06:00 

Le Lynx :
Après un an à la tête de l’Ufdg, quel bilan pouvez-vous déjà faire ?

M. Cellou Diallo : Dès après mon investiture, j’ai commencé par évaluer le niveau d’implantation du parti. Je me suis rendu compte que le parti avait d’éminents dirigeants : Bâ Mamadou, Bah Oury, Saliou Bella et d’autres. Malheureusement, le parti n’était pas implanté. Comme nous sommes à la veille des élections législatives, nous avons estimé que le plus important était d’être présent à la base, là où seront les bureaux de vote. Nous nous sommes fixé comme objectif de procéder à l’implantation du parti sur l’ensemble du territoire national. Nous avons aussi mis en place une commission d’implantation qui a travaillé sous ma présidence et celle des membres du conseil politique. Après un an, nous sommes fiers des résultats puisque nous avons pu comme je l’ai dit, implanter le parti dans plus de 270 Crd, dans la plupart des districts et 33 préfectures de l’intérieur du pays. Pour le cas spécifique de Conakry, nous avons commencé par les comités de base qui sont implantés dans tous les secteurs et quartiers. Nous avons un bilan particulièrement élogieux. Plus de 440 comités de base implantés dans l’agglomération de Conakry. C’est une performance qui pour moi, constitue une source de fierté. Nous avons pu faire tout cela, grâce à l’engouement et à la confiance que les Guinéens portent à l’Ufdg et à son Président. Parce qu’ils sont venus de toutes les régions, de toutes les sensibilités, de toutes les catégories socioprofessionnelles

Le Lynx :
Vous avez été Premier ministre du Général Lansana Conté et un de ses proches collaborateurs durant de longues années. Est-ce que les opposants vous considèrent réellement comme un des leurs ?

M. Cellou Diallo:
Il faut avouer que beaucoup de partis politiques estiment que je ne suis pas un opposant classique. Certains m’attribuent des relations particulières avec le Premier ministre au point de considérer, souvent à tort, que le Gouvernement Souaré, c’est le Gouvernement Cellou Dalein Diallo. Il y a un certain nombre de leaders qui estiment que je ne suis pas un opposant. Mais je les comprends, il y a des partis qui sont frustrés puisque j’ai puisé dans leur fief. Il y a beaucoup de militants et de hauts responsables d’autres partis qui migrent à l’Ufdg. C’est le cas des militants du Pup, de l’Upr, de l’Ufr et du Rpg.

Le Lynx :
Lorsque vous dites “ je ne critiquerai jamais le président Lansana Conté, il est proche de moi, nous avons des liens privilégiés ”. Est-ce que vous ne donnez pas raison à ces opposants ?

M. Cellou Diallo:
Les gens peuvent en faire le jugement qu’ils veulent, mais moi je dis que j’ai du respect pour la personne du Président Lansana Conté, compte tenu de la relation qu’on a eue pendant une dizaine d’années. Il est un aîné, mais cela dit je ne suis pas d’accord avec la manière dont le pays est géré. C’est pourquoi, je suis venu dans l’opposition et je cherche à conquérir le pouvoir, à apporter le changement conformément à ma propre vision qui n’est pas toujours celle du Président Conté.

Le Lynx :
Et qu’est-ce qui n’a pas marché dans la gestion des gouvernements successifs auxquels vous avez appartenu ?

M. Cellou Diallo:
La faiblesse de la gouvernance est à l’origine de la crise que nous vivons aujourd’hui. Il y a des problèmes majeurs qui ont été souvent dénoncés par le Président de la République. Dans ses discours, il a dénoncé la corruption, l’impunité, le laisser-aller, la mauvaise gouvernance qui était le fait de certains responsables de l’administration. On doit déplorer le manque de contrôle et de sanctions, l’absence de rigueur dans le respect des règles et procédures de gestion de la chose publique. Souvent, les dérogations ont constitué la règle et le respect des règles et procédures, l’exception. C’est ce qui constitue le problème majeur de ce pays.

Le Lynx :
Vous serez candidat à la présidentielle 2010. Si vous êtes Président, quelles seront vos priorités ?

M. Cellou Diallo:
La première mission d’un Gouvernement qui veut changer la Guinée, c’est d’instaurer l’Etat de droit, améliorer la Gouvernance. Il y a des secteurs sur lesquels il faut concentrer des efforts spécifiques, c’est important de créer en Guinée un système éducatif performant. Il faut des infrastructures : électricité, eau, les infrastructures de transport. La Guinée peut être un pays exportateur d’énergie électrique. Les moyens, les potentiels existent. Les financements peuvent être mobilisés, si nous réussissons à mettre en place un Etat crédible avec une administration compétente capable de saisir toutes les opportunités de développement qui s’offrent à la Guinée. Nous devons également mettre sur pied un réseau routier de base bitumé, qui désenclave l’ensemble des préfectures du pays. Ce schéma avait déjà été défini, il existe. Il suffit simplement de mobiliser les ressources, d’ouvrir les chantiers et de réaliser les investissements. Je pense qu’il y a des ressources au niveau de l’aide publique au développement, qui pourraient être facilement mobilisées dès lors que la capacité d’absorption du pays s’est fortement améliorée et que la crédibilité de l’Etat se serait améliorée. Il faut aussi penser à l’hydraulique urbaine et villageoise. S’il y a un programme d’investissement qui est mis en œuvre, on pourrait donner l’eau potable à l’ensemble de la population, grâce à des programmes d’investissement dans le secteur de l’hydraulique villageoise qui fait partie des secteurs prioritaires d’intervention des bailleurs de fonds. Mon ambition pour la Guinée, c’est de créer une société unie et prospère, parce que les conditions de la prospérité sont réunies. Nous avons un potentiel fabuleux. Nous avons une population intelligente et dynamique. Ce qui nous manque, c’est une bonne gestion, la définition d’une bonne politique, la rigueur dans la gestion de ce pays. Avec un peu d’efforts, on peut très rapidement faire de la Guinée un pays émergeant, avec un taux de croissance proche des deux chiffres.
Aujourd’hui, vous avez des bailleurs de fonds qui sont disposés à appuyer des gouvernements crédibles, efficaces. Mais, il y a ce que les bailleurs de fonds ne peuvent pas faire, c’est l’utilisation des ressources mis à la disposition des pays. En terme de capacité d’absorption, les performances de la Guinée ont beaucoup baissé. Entre la décennie 90, lorsqu’on tirait près de 300 millions de dollars par an au titre du Finex et aujourd’hui, on est à moins de 100 millions de dollars par an. Il faut le respect des engagements pris, qui peuvent être considérés comme des conditionnalités d’utilisation des crédits octroyés au pays. Mais, il faut aussi diligenter l’exécution des projets. Le rôle de l’administration est très importante, parce que c’est les fonctionnaires de l’Etat qui sont chargés de la mise en œuvre des projets et programmes de développement. Lorsqu’il n’y a pas de rigueur, pas de sanctions, chacun travaille un peu à son rythme, en fonction de ses petits intérêts personnels. Naturellement la collectivité nationale paie un coût élevé. Aujourd’hui, vous avez des projets initiés depuis longtemps, mais impossible de les achever. Parce qu’au niveau de l’administration des ministères techniques, il n’y a pas la rigueur, il n’y a pas la sanction. On ne fait aucun effort pour respecter les règles et les procédures définies.
Aujourd’hui, l’administration guinéenne n’est pas performante, on déplore la corruption à tous les niveaux. Les bailleurs de fonds se plaignent de la faible utilisation des ressources allouées à la Guinée. Le 9ème FED, à un moment donné, puisqu’on n’a pas pu utiliser les 200 millions d’Euros à la revue à mi-parcours, nous avons éliminé 5 millions d’Euros. Parce qu’ils ont dit que la Guinée ne peut pas les absorber. Et dans la définition de l’enveloppe du 10ème FED, on tient compte des performances antérieures. Si la capacité d’absorption du pays est faible, même si nous voulons donner plus de ressources à la Guinée, elle ne pourra pas en 5 ans absorber les 200 millions. Il faut changer cela. Cela aussi est dû au laxisme, l’impunité, la corruption et l’incompétence des agents.

Le Lynx :
Vous êtes un des favoris de la prochaine présidentielle. Vous connaissez bien l’arrière pays et vous avez une amitié solide avec le chef de l’Etat. Qu’est-ce qui pourrait vous barrer la route ?

M. Cellou Diallo:
Il faut d’abord s’assurer qu’on aura des élections libres et transparentes. Il ne faut pas non plus perdre de vue que l’électorat guinéen est très volatile. Si je suis adulé aujourd’hui, cela est dû à un engouement fort. Il y a un effort à faire pour maintenir cet engouement. Ce n’est pas facile. Nous devons concentrer nos efforts sur le maintien de cet engouement jusqu’au jour des élections. Cela demande beaucoup de moyens, beaucoup d’énergie. Il y aura la concurrence des autres partis, il faut donc se préparer. Nous avons pu bénéficier de quelques avantages spécifiques. Au moment où nous nous sommes lancés en politique, il y avait une volonté de changement réelle, des partis en difficultés y compris le Pup, l’Upr qui avait un problème de leadership. Il y a eu beaucoup de problèmes, mais nous ne devons pas considérer que tout est acquis. Nous devons nous battre pour obtenir des élections libres et transparentes, pour maintenir cet engouement dans les rangs de l’Ufdg, afin que nos adversaires ne puissent pas démobiliser nos militants…

Le Lynx :
N’avez-vous pas peur du Pup ?

M. Cellou Diallo:
C’est sûr qu’il y a une frustration très forte aussi bien dans le Pup que dans l’Upr. Mais, il faut que les gens soient démocrates, qu’on accepte le combat d’idées au lieu des combats de personnes. Moi, Je suis prêt à discuter avec tout le monde : l’Upr, le Pup. Il y a beaucoup de citoyens qui nous font confiance. Je n’ai pas de haine particulière vis-à-vis des responsables du Pup, je ne souhaite pas qu’ils soient haineux, mais plutôt une compétition loyale, que nous puissions chacun faire son chemin, défendre sa vision, son programme. En fonction de la confiance que les Guinéens vous portent, vous acceptez de perdre parfois, de gagner parfois.

Le Lynx :
Nous allons vers des législatives. Les opposants ne semblent pas conjuguer le même verbe…

M. Cellou Diallo:
J’avais pris l’initiative d’essayer de favoriser une concertation entre les partis d’opposition, parce que j’ai supposé que tous souhaitaient que les élections législatives soient organisées le plus tôt possible et dans des conditions transparentes. Nous avons cela en commun, même si nous avons des divergences par rapport à un certain nombre de choses. Je souhaitais que les partis politiques se retrouvent pour discuter avec le Gouvernement, dans un cadre beaucoup plus formel par rapport aux élections législatives. Mais, nous n’avons pas trouvé la plate-forme. Certains partis ont estimé que ceux qui sont dans le gouvernement Souaré, ne sont pas de l’opposition. On dit que mes relations avec le Président de la République sont ambiguës, peut-être que je ne suis pas un opposant. Les autres partis se sont retrouvés, ils ont fait une lettre ouverte au Premier ministre sans nous associer, nous qui avons des ministres dans le Gouvernement. Je pense qu’on aurait dû avoir une plate-forme pour négocier ensemble, faire des revendications au nom de toute l’opposition. Mais, ça n’a pas marché…

Le Lynx :
La CENI semble être un contrepoids à la marche vers des élections crédibles.

M. Cellou Diallo:
Je n’ai pas tiré de conclusion définitive sur la mauvaise foi ou l’incompétence de la Ceni. Je pense que c’est un exercice difficile de jouer son rôle. Il y a beaucoup de faiblesses qui ont été identifiées. Je pense que cela peut être lié à l’inexpérience. Beaucoup estiment qu’il y a une mauvaise foi ou un parti-pris. Je ne crois pas à ce stade, mais nous restons vigilants. La Ceni doit cogérer les élections avec le ministère de l’Administration du territoire. Lorsqu’on évalue les performances dans les enrôlements des électeurs et la révision des listes électorales, on constate beaucoup de faiblesses imputables, aussi bien à la Ceni qu’à l’administration du territoire. Mais, c’est tôt pour juger la Ceni. Nous essayons d’attirer l’attention de ces institutions pour qu’elles essaient d’améliorer le fonctionnement des Carl, afin que ce recensement se fasse dans les meilleures conditions possibles. A ce stade, nous avons trop de difficultés. Tout le monde est unanime là-dessus, même la Ceni et l’administration du territoire sont d’accord qu’il y a eu beaucoup de ratés.
Je suis pour l’organisation des élections le plus tôt possible, mais il faut réunir les conditions d’organisation. Il faut qu’on ait un fichier, que 90 ou 95% des électeurs soient recensés. Tant que cette opération n’est pas faite, on ne peut pas organiser les élections. C’est pour cela que nous avons sollicité l’intervention du Ministère de l’administration et de la Ceni, afin qu’ils diligentent la révision des listes et qu’ils essaient d’accroître le rendement journalier de ce recensement, qui reste très lent. Dans beaucoup de districts, beaucoup de CRD, ce recensement n’a pas commencé. C’est extrêmement grave ! Il faut que les gens se ressaisissent et qu’ils prennent les dispositions pour essayer d’accroître la cadence, le rythme, le rendement de cette révision des listes électorales.

Le Lynx :
Vos priorités, si l’Ufdg est majoritaire au Parlement ?

M. Cellou Diallo:
En tant que groupe parlementaire majoritaire à l’Assemblée nationale, nous allons faire notre travail avec beaucoup de rigueur, beaucoup de responsabilité. Nous accomplirons la mission d’une vraie Assemblée, dans le respect des procédures.

Le Lynx :
Que pensez-vous de la cascade de décrets, de contre décrets et des querelles de clans au sommet de l’Etat ?

M. Cellou Diallo:
C’est déplorable pour la Guinée et pour la crédibilité de l’Etat. Que des décisions soient prises et annulées sans qu’on ait suffisamment d’explications. On a noté aussi qu’à un moment donné, entre la Primature et la présidence, il y avait une cacophonie. Tout cela contribue à réduire la confiance de l’Etat en ces institutions. L’absence de crédibilité peut susciter des actes de violence, de protestation de toute nature. Nous assistons à une prolifération de manifestations aujourd’hui. Je pense que l’absence de perspectives et l’insuffisance de l’autorité de l’Etat sont aussi à la base de ces manifestations. Il y a que à la base de cette misère, les conditions de vie ne s’améliorent pas. Mais, l’absence de visibilité et de perspectives claires pour les jeunes, constitue un facteur aggravant.

Le Lynx :
Les questions du terminal conteneur posent problèmes. Vous seriez à l’origine de la signature de ce contrat…

M. Cellou Diallo:

Lorsque les gens disent que je suis à l’origine de la signature de ce contrat, ça n’a aucun sens ! L’appel d’offre a été lancé récemment, le dépouillement a eu lieu. On a attribué le marché à Getma International. Je n’ai aucune responsabilité dans ce dossier. On m’a reproché lorsque j’avais en charge le Ministère des transports, d’avoir délivré un agrément à Transafrica, parce qu’à l’époque M. Grenier avait estimé qu’il ne fallait pas donner l’agrément. M. Chaloub était associé à Getma International dans Transafrica. Ils avaient réuni tous les documents nécessaires à l’octroi par le Ministère des transports, d’un agrément leur permettant d’exercer l’activité de manutention au Port autonome de Conakry. J’ai délivré cet agrément, cela m’a valu une vaste campagne de dénigrements, orchestrée par les adversaires de Getma international. Je n’avais fait que mon devoir de ministre, c’est un secteur libéralisé. Un opérateur économique avait réuni les conditions, il avait besoin de la licence, de l’agrément que j’ai délivré. C’est une activité qui n’est pas sous monopole. On m’en a voulu jusqu’à maintenant, mais je n’ai rien fait d’autre.

On dit que vous êtes riche, que vous avez été le ministre qui a le plus profité de l’Etat guinéen…

Cela fait partie d’une campagne qui a été orchestrée contre ma personne. Tous ceux qui ont travaillé avec moi, savent que je suis un homme intègre. Ce qui m’a valu une certaine crédibilité auprès du Président de la République. Il m’a reconduit chaque fois dans son gouvernement pendant dix ans. Il savait que je faisais des performances et était convaincu que j’étais un homme honnête. Les bailleurs de fonds aussi m’ont fait confiance. Ils voyaient comment j’administrais les projets, les programmes de développement qu’ils finançaient. Jusque maintenant je bénéficie d’une confiance énorme auprès de ces bailleurs de fonds. Tous ceux qui ont travaillé avec moi, dans les différents projets, savent que j’ai toujours fait preuve de rigueur et d’intégrité dans la gestion. J’en suis très fier. Lorsqu’on m’attaque dans la presse, beaucoup de mes collaborateurs disent : “ ils ne connaissent pas le ministre ”. Si j’ai fait beaucoup de performances, c’est grâce à cette rigueur que je me suis imposée et l’image du cadre intègre et compétent que j’ai eue.

Obama vient d’être élu Président des Etats-Unis. Pensez-vous l’incarner en Guinée ?

Je me réjouis de savoir qu’on m’appelle l’Obama de la Guinée. A travers ses qualités, Obama a su démolir des préjugés ancrés dans des mentalités. Je souhaite aussi réussir l’exploit d’Obama. J’ai réussi à réunir beaucoup de Guinéens qui ne sont pas de mon ethnie, mais qui me font confiance. Je pense que je suis à même de réaliser une performance comme celle de Obama aux Etats-Unis d’Amérique. Je souhaite que les Guinéens, à l’image des Américains, se débarrassent des préjugés. Une des premières leçons à tirer de la présidentielle américaine, c’est que les Américains aiment l’Amérique, ils ont voté souvent Obama, parce qu’ils estiment qu’il peut faire face à la crise que traverse l’Amérique. Ils ont mis tous les préjugés de côté. Il est Noir, mais ils ont estimé qu’il fallait l’apprécier, le juger à travers ce qu’il représente et non ce qu’il est. Je souhaite que les Guinéens aussi choisissent un Président de la République, non parce qu’ils sont de la même ethnie que lui, mais en fonction de sa valeur intrinsèque, de ses capacités à rassembler et à créer la prospérité. Si nous réussissons à dépasser ces clivages des régions et des ethnies, la Guinée pourra facilement jouer le rôle qui est le sien dans la sous-région, en Afrique.


Propos recueillis par Abou Bakr
"Le Lynx" n°867 du 24 novembre 2008

 


 

11 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

sow aliou(glasgow)03/12/2008 17:20:05
Mr cellou m a convaincu de plus .Son integration a l oppoition pose une menace potentielle,et une force de frappe contre le pup de Conte aux prochaines election2010.Cependant je lance un appel sincere a tout mes compatriotes guineens en general de voter pour lui et Mr Bah Ousmane de se ralier a l UFDG pour le changement,
diallo bouba14/02/2009 23:05:35
je trouve que celou nous raconte des histoires a dormir debout.Il a passe dix ans dans les gouvernements succecifs de conte pourquoi il n a pas denonce tous ses maux dont souffre l administration guineenne.Aujourd hui il veut se passer pour un sauveur de la guinee.
on veut plus des personnes qui ont dirige avec conte et se sont tres bien enrichies,ils n ont qu'a laisser leur places a d'autres guineens ou guineennes qui ont des competences aussi pour diriger ce pays.
Papa Donzo14/07/2009 02:27:08
Je trouve qu'ils sont tous de bons intellectuels ( Alpha, Bah, Kassory, Cellou, Jean-Marie Dore ect...)
Cependant, le bagage intellectuel doit s'accompagner d'une moralite irreprochable. C'est pourquoi, tous ceux qui ont detourne un centime doivent le rembourser avant de pretendre diriger ce Pays. Sinon la Guinee sera ingouvernable. Nous ne pardonnerons jamais les crimes economiques.
Les audits avant! quand on aura situe les responsabilites dans la gestion de la chose publique, on pourra laisser champ libre a ceux qui n'ont jamais ete impliques dans des crimes economiques contre la Guinee.

A bon entendeur salut!
Lycéen14/07/2009 11:45:52
Si vous avez accepté les criminels de sang comme Pivi, je ne vois pas comment vous allez empêcher les autres? Vous n'êtes que des bavards qui ne sont capables de rien. Sinon Pivi a tué surtout nos parents dans la police.
cheik oumar camara28/11/2008 16:31:31
Les arguments de Mr Cellou Dalein sont très convainquants,ce qui prouve qu'il connait bien l'administration guineenne et qu'il a de l'experience dans la gestion du pays.Avec ces adhesions massives(toute ethnie confondue)qu'on enregistre à l'UFDG,il faudrait que la direction du parti s'adapte à cette réalité car le parti veut national comme l'a dit Cellou,alors cela commence par le bureau executif.Il faudrait qu'il change si necessaire la composition du de la direction du parti qui est comme suit:President Cellou Dalein,Vice president Dr Saliou Bella Diallo,President d'honneur El Hadj Ba Mamadou et Secretaire general Mr Ba Oury.
Sadio Barry28/11/2008 20:00:14
Absolument d'accord avec Cheik Oumar! Les partis politiques doivent donner le ton et l'exemple de l'unité nationale. Ils doivent aller plus loin en discutant sur l'idée d'Alpha Condé de consacrer les deux prochains mandats au travail, c'est à dire que le pouvoir doit être partagé par tous les partis, pour une reconstruction effective de la Guinée en renforçant le respect des droits de l'homme et l'indépendance de la justice.
cheik oumar camara28/11/2008 22:12:47
C'est vrai que l'entrée de Cellou dans l'opposition constitue une force de frappe non negligeable pour celle ci et a considerablement changé le paysage politique national.il faut un regroupement des partis de l'opposition contre Conté,son sytème et le PUP.En lisant les interviews de Alpha Condé et de Cellou Dalein on se rend compte qu'ils ont tous les deux le même but celui de mettre fin à ce regime pour que la Guinée puisse connaitre enfin le bonheur.Je crois qu'il est temps comme l'a dit Alpha qu'ils oublient leurs rivalités internes pour unir leurs forces,les divisions ne profitent qu'aux tenants du pouvoir.
Barry A.28/11/2008 23:56:30
J'avais écouté Cellou aux USA (le film se trouvait sur Aminata.com) lors de sa 1ère visite en tant que président de l'UFDG. Parmi les sypathisants et autres militants du partis, beaucoup avaient voulu mettre en avant en la renforçant, la division éthnique. Cellou ayant compris cela, avait vite fait de mettre les points sur les i. Je le paraphrase de mémoire comme dirait l'autre, "...personne ne peut prétendre diriger la Guinée avec son éthnie seulement..." A une autre occasion "Lorsque j'étais au gouvernement, tous mes collaborateurs le savent, je ne faisait pas distinction entre eux à cause de leur appartenance éthnique..." J'ai admiré ces paroles. Je pense que Cellou dit de bonnes choses pour le pays. Reste à savoir si il va hororer et respecter sa parole. A chaque fois qu'il parle de son programme d'urgence pour le pays, je lui donne raison et me dis qu'il sait le remède du mal guinéen. Il énumère souvent la restauration de l'autorité de l'Etat, l'unité nationale, la justice pour tous, la sécurité des personnes et de leurs biens, l'éducation nationale, la corruption, le laxisme, la mauvaise gouvernance, le clientélisme, etc...Je l'ai aussi trouvé responsable et cohérent quand il reconnaît avoir eut des rapports de confience entre Conté et lui(on peut être parents ou amis et avoir des différences de vues politiques). Généralement, nos opposants pensent que c'est en disant n'importe quoi (ce que surtout leurs militants aiment entendre pour applaudir) sur Lansana Conté qu'ils se démarquent des autres. C'est pourquoi il n'est pas rare de relèver des contradictions et un manque de cohérence de leur part. Je pense que regarder en face des militants en euphorie, en leur disant non, arrêtons ça (l'éthoncentrisme), aucune éthnie n'est supérieur à une autre, c'est du jamais entendu pour moi de la part d'un responsable de parti. C'est à encourager. Quelque soit le futur président guinéen, le secret de sa réussite se trouve dans sa volonté et sa capacité de fédérer toutes les composantes sociales du pays. C'est le préalable des préalables. Je supporterai toute personne qui irait dans cette direction. Pourvu que les actes suivent les paroles.
cheik oumar camara29/11/2008 01:13:24
Pour aborder dans le même sens que Mr Barry,quand Cellou declare""je ne faisais pas de distinction entre mes collaborateurs à cause de leur appartenance ethnique"est une réalité son gouvernement mort-né qu'il avait mis en place etait l'un des plus acceptables ethniquement parlant,car les postes etaient ci bien repartis et il faisait l'unanimité dans ce sens mais malheureusement les extremistes du clan ont baffouillé.
Alpha29/11/2008 07:55:00
Je trouvé Les arguments de Mr Cellou Dalein Diallo sont très convainquants,ce qui prouve qu'il connait bien la Guinée,et qu'il a de l'experience dans la gestion du pays.

Alors mon souhait est que Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé, Sidiya, Bah Ousmane et Jean Marie Doré se rencontrent pour signer un pacte pour rende le changement irreversible en Guinée.
Binta29/11/2008 08:48:05
Cellou ne nous a point convaincu. N oubliez pas que cellou est comme son maitre conte. N ous l avions vu a l oeuvre il est entrain d amadouer les gens de l exterieur mais pas nous ici sur le terrain. Je parie que mon frere sadio est plus credible que lui. D ailleurs qu attendons nous de creer un parti non ethnique, rien que des jeunes avec des nouvelles idees? Pensez-y