URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=2107



Quelle sortie de crise en Guinée?


2008-12-24 09:36:49

L’article publié hier quelques heures avant la confirmation du décès du Général ne pouvait, de façon prémonitoire, mieux décrire la situation à Conakry : des choix difficiles en perspective.  En effet, la Constitution est claire et règle en théorie la vacance du pouvoir dans ce cas d’espèce.  MAIS - et c‘est un grand "mais"- les dispositions ne peuvent en pratique être applicables pour la simple raison qu’aucun scrutin ne peut être organisé, même bâclé, en 90 jours a fortiori en 60 dans les conditions actuelles en Guinée!  C’est une "Lapalissade" constatée bien avant moi par beaucoup d’autres déjà.  Le problème est d’autant plus complexe que le mandat du Législatif a expiré depuis longtemps et est par conséquence contesté par beaucoup d’acteurs politiques pour qu’il est les coudés franches pour amender cette partie de la constitution.  Comme ont dit certains, toucher à la Loi Fondamentale dans ces conditions reviendrait à « ouvrir la boîte de Pandore ». 

Qu’est ce qui empêcherait les députés de la majorité de faire d’une pierre deux coups en allant au-delà d’une simple retouche pour en changer complètement l’esprit et les dispositions de la transition comme stipuler actuellement à leur avantage ?  Nous savons que pour accéder au pouvoir, tous les coups sont permis. Les Togolais l’ont bien fait dans une situation beaucoup moins propice.  Maintenant, les lecteurs comprendrons pourquoi il était indispensable et urgent d’accélérer l’organisation des législatives en 2007.  L’autre alternative proposée actuellement et qui ne peut être une option viable serait avoir recours à l’Armée ?  L’attitude et le rôle de certains de ses éléments et qui semblent influents en son sein lors des événements de 2007 ne permet plus aux militaires d’être une solution, même transitoire.  Et puis n’oublions pas que le pouvoir corrompt, c’est ce qui c’est passé avec Lansana Conté et nous en avons souffert 24 ans !  Ne commettons pas la meme erreur encore.  L’Armée a eu toutes les opportunités de prouver que le sort du peuple était sa première préoccupation avant la sienne.  Hélas ! Elle nous a montré le contraire.  Elle doit se cantonner désormais à son rôle premier de défense du territoire.  Donc, quelle solution pour résoudre l’impasse ?

Fierté nationale mise de côté, il faut que les communautés internationale et africaine s’invitent dans la résolution de cette crise. Elle devrait jusqu’aux élections superviser un gouvernement d’union "nationale" de mission purement électorale : assurer le fonctionnement de base de l’Etat.  La CENI restructurée avec plus de pouvoir pour organiser les scrutins.  Tout ceci devra être encadré dans un chronogramme strict et précis en évitant de tomber dans le piège "Gbagbo" de primauté ou non des dispositions de la Constitution.  Cette dernière n’est viable que dans des conditions normales et dans la paix autrement elle est réduite à une simple liste de professions de foi !  Nous entrons encore dans une situation d’état d’exception ; après en 50 ans d’état de non-droit, nous pouvons souffrir 5 à 6 mois de tutelle onusienne avec au bout enfin un pays libéré de "son propre joug"(sic).  N’en déplaise à certains, notre souveraineté nationale doit accepter l’arbitrage international pour cette sortie de crise sans heurt dans la paix.  C’est le moment ou jamais pour les acteurs politiques d’agir et montrer leur qualités et raison d’être.  Le moment n’est pas à la peur mais à l’action pour aider la Guinée !  Personne ne peut être neutre et attendre pour se rallier au plus fort !  Que chacun apporte ses suggestions et conseils, la Guinée est un bien collectif que nous ne devons plus laisser entre les mains d’une seul personne pour encore la mettre à son service exclusif.

Ibrahima Diallo-"Ollaid"    


 

1 commentaire(s) || Écrire un commentaire

Revenir en haut de la page


VOS COMMENTAIRES

kouadio29/12/2008 22:09:04
j'ecrit de la cote divoire j'ai une information tres importante afaire passe a la presidence guinneenn priere de donner soit le numero vert ou l'email de la presidence