URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=2185
2009-01-04 12:20:07
Depuis 50 ans la Guinée a été victime d’une mauvaise organisation, d’une incohérence dans sa structure et dans son fonctionnement. Quelques soit les efforts de ses différents gouvernements (1958-2008), la république de Guinée ne s’est pas adaptée aux aspirations de sa population.
Aujourd’hui, les attentes, les espoirs, mais aussi les déceptions, les difficultés persistent.
Je voudrais, en effet, saisir l’opportunité que nous offre ce tournant historique pour émettre, à tous, des pistes de réflexion.
Etant jeune et novice dans la vie (22 ans), simple observateur, je précise que je n’appartiens à aucune structure politique ou associative, mais je pense être un homme de conviction.
Je laisserais donc le soin aux aînés, expérimentés et talentueux intervenants du net (M Sy Savané, professeur A Doré, M Cissé Bma, M S N Bokoum…) de continuer leur action dans le bon sens.
Tout d’abord, mes chers ami(e)s, chers compatriotes, autant que moi, voir plus que moi, vous savez que la situation est grave et incertaine pour ne pas rester dans nos habitudes. Sans doute nous avons bougé et nous bougeons depuis le 22 décembre 2008. Le capitaine Moussa Dadis Camara et les nouvelles autorités du pays ont faits des déclarations dans divers sens. Cependant, je pense qu’ils n’ont pas besoin de projet de société pour une simple raison : ils sont là pour assurer une « transition tranquille ». Je souhaite d’ailleurs qu’à la fin de l’année 2010 la Guinée aura enfin son (sa) premier(ère) président(e) démocratiquement élu(e) avec un programme clair et compris de tous, avec des institutions stables. C’est seulement à ce moment là qu’on pourra mettre en œuvre les changements nécessaires et indispensables qui nous ont échappés depuis longtemps.
Mes chers ami(e)s, cette période de transition doit être aussi l’occasion de prendre la voie de la dignité du débat et des responsabilités. Liberté va avec responsabilité !
Nous avons longtemps assisté à une opposition de personnes voir d’ethnies, de régions etc. etc. dans le débat politique. Il est venu le temps de changer ces habitudes.
Nous ne pouvons mettre en place un Etat de droit, démocratique qu’en bousculant nos immobilismes.
Prenons l’habitude, mes cher(e)s ami(e)s, de parler de partis politiques de gauche et de partis politiques de droite. Si nous trouvons la distinction droite/gauche caricaturale, prenons l’habitude de parler de conservateurs et de démocrates, et/ou de libéraux et de travaillistes etc.
A mon humble avis, c’est le système qui nous garantisse une meilleure cohérence.
En Guinée, parmi la quarantaine de partis politiques recensés aujourd’hui, il ya bien, d’un côté, ceux qui défendent un ordre juste respectant l’autorité des élites et de l’autre côté ceux qui revendiquent un progrès juste structurant l’organisation égalitaire de la société.
Il ya bien des partis socialistes, social-réformistes, radicaux.
Il ya bien des partis sociaux-démocrates.
Il ya bien des partis conservateurs et libéraux.
Voyons-nous mes chers compatriotes, tous les ressortissants du Manding ne sont pas socialistes. De même tout le Fouta Djallon n’a pas une conviction social-démocrate ou libérale et j’ose croire qu’il ya bien des Touré social-réformistes et qu’il ya forcément des Moundékeno et des Haba qui se reconnaitront dans un parti politique radical.
Ainsi, pour former une majorité et une opposition, des alliances se feront naturellement et de façon cohérente. Pour ce faire, toute majorité autre celle des idées n’a plus à exister.
Mes chers amis, je mesure la lourdeur de la tâche mais c’est aussi le rôle de l’acteur politique de faire ce travail d’explications, de défense de son programme politique devant les citoyens. Cette tâche est d’autant plus lourde que la majorité de la population est analphabète. Il faut donc un don de soi, un énorme investissement dans la clarté et la lisibilité des différents projets. J’appelle l’ensemble des responsables politiques à s’inscrire dans cette voie pour remettre le pays sur les rails.
Pour terminer, mes cher(e)s ami(e)s, cher(e)s compatriotes, je m’excuse pour le manque de structure de mon texte et une fois de plus le moment est grave !
Mes chers politiques, amenez nous vers la dignité du débat politique pour que vive la Guinée démocratique.
Je vous remercie !
Hamidou, Paris France
VOS COMMENTAIRES | |
| Traoré Kass. | 04/01/2009 16:09:06 |
| Article remarquable ! voilà une chose qui peut nous sortir des divisions, si toutefois , nous sommes animés de bonne foie ! Merci Hamidou et Continuez! jespère que ces politiciens vous entendront. Tra. | |
| Amadou | 05/01/2009 03:10:06 |
| avec la pauvrete, la corruption, la favoritisme tout est permis qui connait une ethnie en france ou aux USA | |