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2009-01-07 17:51:24
Ces hommes politiques guinéens qui ont apporté leur soutien au coup de force de la junte en Guinée le 23 décembre 2008 se rendrons compte très bientôt qu’ils se sont mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Ils ont aidé le capitaine Moussa Dadis Camara à “voler un œuf“, il “volera le bœuf“ tout seul.
Après avoir affaissé les institutions républicaines moribondes et enterré une Constitution caduque avec le général Lansana Conté, le CNDD du capitaine Moussa Dadis Camara vient d’avaler par une simple Ordonnance le dernier mince espoir de la tenue d’élections équitables en Guinée : la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Par cet acte, il trahit ses vraies intentions.
Le comble : il nomme un ivrogne au gouvernorat de Conakry et transforme son garde du corps Claude Pivi alias Coplan en “ministre de la sécurité présidentielle“. Celui-là même qui se donnait en spectacle autours d’une cargaison de drogue qui aurait appartenu à un baron de la drogue à Conakry au mois de mai 2008.
La junte, comme son aînée du 3 avril 1984, semble réussir un autre coup: celui de tromper la vigilance des occidentaux avec de simples promesses d'organiser des élection. Elle commence déjà à avoir la reconnaissance internationale.
Après le soutien du Sénégal, elle bénéficie de celui du redoutable Kadhafi qui aurait parrainé de multiples rebellions en Afrique y compris celles du Libéria et de la Sierra Leone. La France se dit “satisfaite“ des engagements pris par la junte mais reste vigilente jusqu'à l'aboutissement des ses promesses.
Les États-Unis qui ont suspendu leur aide à la Guinée, réclament avec les pays de l'Union européenne le rétablissement d'un ordre constitutionnel et d'un gouvernement civil.
En dépit de toutes ces mesures, Dadis ne manquera pas d’idées lucratives qui lui permettront de garder le pouvoir aussi longtemps que possible. Avec nos intellectuels pourris, rien n'est plus facile que de trouver les bonnes formules, les programmes et les slogans démagogiques qu'il faut. Il ne suffit que d'obtenir le poste de premier ou dernier ministre. Les bailleurs de fonds suivront. Ils ne demanderont pas mieux.
En Guinée, ne l’oublions pas, le militaire est arrogant. Il méprise le civil et le considère comme un “ennemi“ à abattre. Il tire sur lui à balles réelles quand se dernier réclame ses droits légitimes par des marches pacifiques. Il pille ses biens, viole ses femmes et ses enfants. Son patriotisme se limite à faire un coup d’Etat contre le cadavre de l’homme qu’il a servi pendant des décennies.
Après tout, “une armée qui n’a pas de guerre à mener à l’extérieur de son pays, déclenche une à l’intérieur. “ (Barbara Tuchman dans “The Guns of August“).
S'il y a une frange "républicaine" de l’armée, ce n’est pas celle qu’ont voit s'entourer de démagogues et qui fait la fête en se distribuant des gallons avec arrogance au camp Alpha Yaya Diallo. Cette frange, si elle existe réellement, doit être loin... très loin du CNDD.
Amdy Salam Diaw à Conakry
pour www.ondes-guinee.info
Contact email : amdysalamdiaw@yahoo.fr
VOS COMMENTAIRES | |
| Barry A. | 08/01/2009 12:48:15 |
| "Avec nos intellectuels pourris, rien n'est plus facile que de trouver les bonnes formules, les programmes et les slogans démagogiques qu'il faut. Il ne suffit que d'obtenir le poste de premier ou dernier ministre." Bien vu mr Diaw. De toute façon, s'il y a eut coup d'Etat, c'est contre le peuple de Guinée. Ne nous voilons pas la face, il n'y a pas de frange républicaine dans l'armée guinéenne. Que celui qui soutient le contraire, nous la montre. Si elle existait, elle se serait manifestée depuis très longtemps. Et les occasions à saisir n'ont pas manqué. Juillet 1985, décembre 1993, après l'annulation sans les reprendre, des votes de Kankan et de Kouroussa, après les élections de 1998, les 2&3 février 1996, le massacre des élèves en juin 2006, en janvier & février 2007, les nombreux scandales de détournements de deniers publics ( ANAIM, 22 millions de $ US à et les checques à provisions, l'ingérence de la Guinée par décision unilatérale et non concertée, dans les conflits chez nos voisins, la liste est longue), pour ne citer que ceux là. Je repète, Lansana Conté n'était pas le véritable problème de la Guinée, mais les guinéens dans leur majorité. Je souhaite tant avoir tord. | |
| alimou | 08/01/2009 15:37:32 |
| Vous avez parfaitement analyse notre valiante armee(armee Guinee). Elle n a pas de guerre a mener a l exterieure du pays,mais declanche une a l interieur contre les populations civiless il reclme son droit. Une armee poltron,lache,traite qui attend la mort du dictateure pour renverser le cadavre qu il a servi des decennies.Cela n est pas un coup d Etat ,mais une trahison | |
| un vrai patriote | 08/01/2009 21:33:14 |
| Vous avez montrer le vrai visage des militaires.Ils sont exactement comme ça,donc ils ne meritent pas le pouvoir en Guinée. Vive la Guinée. | |
| Bangaly Traore | 09/01/2009 20:17:44 |
| MON frere le peuple de guinee a opter pour le changement,le peuple de guinee a soutenu le president dadis,et le peuple a regeter le regime defunt de sompare et pup,le peuple a regeter la corrption, l'injustice,les executions et l'impunite dans pays.le regime defunt de conte aucun resultat. | |