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Réponse à Jacques KouroumaOu on demande des comptes à tout le monde, ou on pardonne à tout le monde !2009-01-08 19:22:26 C’est avec un grand intérêt que j’ai lu l’article de Monsieur Barry Ibrahima Sory en réponse à celui de Monsieur Kourouma Jacques. A la différence de ce dernier, Mr Barry fait preuve de pragmatisme et de d’honnêteté intellectuelle. Dans le sens qu’il est prêt à débattre ouvertement avec des compatriotes bien désignés sur des sujets actuels voir mêmes très sensibles. Je vais lui (Jacques) démontrer qu’il lui aurait été plus raisonnable en tant que ‘combattant auto proclamé de la liberté’ de ne pas s’allier aveuglement derrière les idées rétrogrades des sieurs Alpha Condé qui est redevenu curieusement très fréquentable pour lui, et, Sidiya Touré son chef de parti (dit-on) en étant son porte-parole à travers son article en question. Nous ne sommes d’ailleurs pas étonnés par le comportement de Sidya Touré. En effet, quand Alpha Condé fut arrêté, où était l’actuel chef de l’UFR et nouveau allié du RPG, Sidya Touré-ex PM devenu célèbre par son ‘ton pied mon pied’ ? Jacques connait bien la réponse. En tant que premier ministre, il n’avait jamais levé le ton pour demander la libération d’Alpha Condé. « …Désormais, c’est vers un avenir meilleur que les Guinéens se tournent afin que cinquante années de calvaire se résument en cette phrase : Nos souffrances n’ont pas été inutiles… C’est possible, si nous nous donnons les moyens et l’intelligence nécessaires… » Et selon vous, le fait de soutenir une arrestation extra judiciaire est la meilleure façon de se tourner vers cet avenir dont vous faites allusion ici ! Vous êtes tellement confiant que vous tirez une conclusion hâtive- Nos souffrances n’ont pas été inutiles. « Désormais » signifiant le pouvoir détenu par un président originaire de la forêt, conduirait forcément vers cet avenir meilleur. Ce ne sera même pas la peine d’être vigilant, n’est-ce pas ? Malgré les gorges chaudes du capitaine Dadis Camara pour louer l’œuvre abattue par son commandant en chef des forces armées et père. Au troisième paragraphe, vous dites : «… N’oublions pas très vite certaines ethnies ont fourni plusieurs ministres à notre pays et d’autres mêmes deux Premiers ministres. Ils ont aidé à vivifier la République aux gouvernements criminogènes. …» Je remarque que vous faites, vous aussi, un décompte selon l’ethnie, des ministres et premiers ministres. Si je comprends bien, il n’y a que les civils qui ont contribué à vivifier cette république aux gouvernements criminogènes. Ni Pivi alias Coplan, ni Dadis et leurs semblables de l’armée, ne sont à reprocher. Je remarque curieusement que depuis le 23 décembre 2008, vous ne réclamez plus la justice pour les victimes de 2006 et 2007. J’aurais été d’accord avec vous, si vous ne vous intéressiez pas autant aux crimes économiques plus que les crimes de sang. Au cinquième, voici ce que vous nous enseignez : «… C’est à ce titre que les Hommes, qui prennent la lourde responsabilité de porter la conduite de la Nation, deviennent un symbole devant incarner des valeurs partagées par tous. Ils ne le peuvent l’être que si leurs compatriotes les soutiennent, qu’ils leur concèdent cette part humaine dans l’agir…» Que voulez vous nous dire par là ? Que Sékou Touré et Lansana Conté que vous traitiez de tous les maux ne sont pas parvenus à devenir ce ‘symbole devant incarner des valeurs partagées par tous’ par la faute de leurs compatriotes ? Si oui, pourquoi les en vouloir autant, cher combattant de la liberté ? C’est maintenant que vous nous donnez cet enseignement ? Au septième, vous paraphez : «… Ces dernières (réactions disproportionnées, ndlr), après que Cellou Dalein soit abusivement visité par des militaires, trahissent, à bien des égards, la véritable raison indicible qu’une circonstance malheureuse a finie par faire éclore… » . A notre entendement, l’éclosion dont vous faites allusion ici, surtout fait apparaître votre vraie nature . Mais vous ne vous rendez même pas compte. L’éclosion nous met à l’évidence qu’il ya combattant et combattant. Vous êtes le plus parfait, le plus intelligent, le plus patriote, le plus éduqué. Tout ce qui ne va pas, c’est à cause des autres. Tout ce qui n’est pas initié et ou approuvé par vous n’est que ethnique. Au paragraphe huit, vous affirmez sans prudence aucune : « … Cellou Dalein est un produit fini du système qui l’a nourri grassement et dont il s’en est servi avec trop de gourmandise. Je voudrais que les audits annoncés me contredisent sinon me démentent demain!...» Contrairement à Madame Chantale Colle, la généreuse, n’est-ce pas ? De quelle juridiction devez vous ces informations ? Vous faites des affirmations à caractère diffamatoire, espérant être contredit ou démentit sans nous dire si cela arrivait, à quoi seriez-vous prêt à faire face. Contredire ou démentir ne suffiront pas à expier le préjudice subit, voyez-vous ? Allez jusqu’au bout de votre bravoure cher combattant émérite. Promettez nous au moins, au cas où vous seriez démentit ou contredit, que vous jetteriez votre plume infectée. C’est un minimum. Au neuvième, vous enfoncez le clou : « Le Peulh que l’on voudrait défendre n’est pas celui-là ! Mais attendons de voir ! » Au dixième paragraphe vous accusez : « C’est avec amertume et écœurement jusqu’à frôler un dégoût que j’ai lu des hasardeuses sorties qui n’honorent pas les auteurs. » Il me semble que ces auteurs ont donné leurs noms et prénoms, pourquoi ne pas les apostropher par presse interposée. En démolissant leurs ‘hasardeuses sorties’ par des arguments convaincants et indiscutables. Ces auteurs ne sont autres que des citoyens guinéens comme vous. Vous n’êtes pas plus citoyens ou plus patriotes qu’eux. Vous auriez beaucoup contribué si vous débâtiez avec eux sans les stigmatiser. Je ne pensais pas qu’il faille vous rappeler que les différences de vue sont naturelles dans la vie pour tous les hommes et pour tous les peuples. Au onzième vous vous révoltez : « Pourquoi s’offusquer jusqu’à souhaiter une rébellion ethnique quand Cellou Dalein, vrai servant et serviteur de l’assassin des valeurs républicaines, reçoit la visite dite « musclée » des militaires ? » Pourquoi s’offusquer quand vous soutenez la descente d’un capitaine accompagné d’une vingtaine de soldats armés jusqu’aux dents, chez un citoyen civil, de surcroit président d’un grand parti politique de l’opposition, sans mandat aucun ? Pourquoi s’offusquer lorsque ce capitaine, n’ayant pas trouvé les armes et les rebelles qu’il était parti chercher, profère des menaces d’extermination de toute une ethnie ? Pourquoi s’offusquer si des gens comme Jacques Kourouma, Alpha Condé, soutiennent ce capitaine dans son entreprise ? Je suis désolé, grand combattant de la liberté, mais vous êtes exactement comme notre professeur Alpha Condé, et notre capitaine Moussa Dadis Camara. Le professeur dans son interview mise en ligne actuellement sur guineenews, soutient avoir toujours dit à Henriette Conté que ce n’est pas le Général Conté qui l’a mis en prison, mais de cadres véreux. Encore une fois je ne suis pas d’accord avec notre matière grise. Quelle stupidité ! On n’enferme pas un homme politique populaire comme lui sans l’ordre ou l’accord du président. Je l’informe que lorsque Hubert Védrine, alors ministre des affaires étrangères de la France s’était rendu en Guinée, celui-ci avait abordé l’affaire Alpha Condé, qui était le plus célèbre prisonnier guinéen de l’époque. La réponse du Général fût : « Vous m’emmerdez avec cette affaire ! » Mr Védrine se résolu à la boucler. Si le mari d’Henriette n’avait pas voulu voir Alpha en prison, il aurait été capable de le tirer de là comme il l’avait fait pour Mamadou Sylla. Qui a empêché récemment Fodé Bangoura d’aller en prison ? C’est encore le général. Et pourtant il était beaucoup plus diminué du point de vue santé. C’est pareil pour Dr. Ousmane Doré, ex ministre de l’économie et des finances. Qui aurait pu s’opposer à Lansana Conté dans sa volonté de libérer quelqu’un ? La preuve est que le professeur Condé n’a pas purgé toute sa peine. Il a été gracié par le geôlier en personne. C’est bien qu’Alpha Condé ne soit pas rancunier. Mais alors qu’il étende cette qualité à tout le monde, donneur d’ordres et exécutants réunis. Je ne sais pas pourquoi à chaque fois que notre professeur parle, des erreurs de jugement, des faiblesses de tous genres apparaissent au grand jour ? Vous savez quoi ? Il se compare à Nelson Mandela ! Ignore-t-il que Mandela avait à plusieurs fois refusé d’être gracié avant que les conditions qu’il avait exigées ne soient satisfaites ? Ignore-t-il que le pardon prôné par l’ex prisonnier du sud de l’Afrique n’était pas discriminatoire ? Mandela s’est battu pour une cause noble. Et il la revendiquait haut et fort. Alpha Condé accepte d’être gracié sans exiger à défaut d’une explication, des excuses vu qu’il a toujours clamé l’innocence par l’intermédiaire de ses avocats ne voulant pas s’exprimer lui-même. Jusqu’à maintenant, à chaque fois qu’on lui pose des questions, il déclare avoir pardonné. Non Monsieur le professeur, si faire la prison fait de vous un Nelson, cela ne fait pas de vous un Mandela. Quelle prétention ! Je ferme la parenthèse du prof. C’était pour attirer les abeilles. Leurs piqures sont galvanisantes et j’en raffole. Après tout, après piqures, on profite du délicieux miel. Au treizième, vous remarquez : « Il ne sert à rien de stigmatiser ou de se rendre victime. Le repli sur soi ou sur sa communauté n’est qu’une production stérile, car la construction de la nation appelle tous ses enfants à l’ouvrage. » Ah bon ! Les bavures, le déni de justice, la violation des droits de l’homme, raccourcit menant à des exécutions sommaires, à l’exil, à la terreur ne constituent pas des entraves certaines à cette construction de la nation qui ‘appelle tous ses enfants à l’ouvrage’ ? Selon vous, le peulh dont vous parlez ici, et qui aurait bien mérité ce qui lui est arrivé, ne ferait pas partie de ces enfants-là ? Sinon, serait-il le pire d’entre eux ? A défaut de d’accorder à ce peulh la ‘justice universelle’, vous vous réjouissez de l’injustice nationale ou régionale dont il est victime. Au quatorzième et avant dernier paragraphe vous recommandez le soutien: « Cette vérité engage chaque Guinéen à soutenir les nouvelles autorités dans un esprit de critique constructive et productive. Elle nous évite des velléités guerrières ou grégaires qui sont du registre moyenageux. » Même si les nouvelles autorités s’avèrent destructives et contreproductives ? Ce genre de vérité n’appartient qu’à vous. Tout devient confus finalement. Au quinzième et dernier paragraphe, vous faites un appel : « Donc ensemble, inventons le meilleur avenir pour la Guinée par une participation active et sans réserve à sa renaissance. » A l’exemple de votre acharnement à soutenir le commando qui a fait une descente chez Cellou. Ainsi que votre détermination à décourager et à démobiliser les défenseurs des opprimés ? Quelle renaissance ! Conclusion : je pense que nous ne devons plus nous voiler la face. Trop d’erreurs ont été commises par l’élite guinéenne en général et celle du Foutah en particulier. Plus jamais les faux complots ne seront tolérés. L’hypocrisie ne doit plus être d’actualité. Aujourd’hui, beaucoup de guinéens se reconnaissent en la personne de Dalein Diallo. Vouloir s’en prendre injustement à cet homme, risque de provoquer de violentes réactions susceptibles de troubler la paix. En ce qui me concerne, je déclare solennellement que je ne déteste aucun guinéen d’aucune communauté. Mon souhait est que tous, nous construisions notre pays. En revanche, j’estime aussi que, si ma communauté est attaquée, je suis personnellement attaquée. Dans ce cas je me ferai le devoir de me défendre et de défendre ma communauté. Ce qui me parait légitime, même si ce n’est pas du goût de certains. Car, nul n’a le droit de s’attaquer à toute une communauté. Les menaces proférées par le capitaine qui s’est rendu au domicile de Cellou sont inacceptables. Il faillit à son serment. De même, ceux qui soutiennent ces méthodes, sont à condamner, qui qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Nous nous voyons obligés et déterminés à répondre aux provocations. Nous sommes décidés de ne plus nous laisser intimider par qui que ce soit. Barry Abdour’rahmane
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