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Moussa Dadis Camara : Marionnette de la famille de Conté (2ème partie)2009-02-11 20:00:41 Avant tout, je condamne vigoureusement Moussa Dadis Camara pour son discours démagogique et ses manœuvres dilatoires du 9 février 2009. Je demande aux forces vives de la nation et à tous les Guinéens de rejeter en bloc cette tromperie et de rejoindre le juste combat en exigeant la démission immédiate de Moussa Dadis Camara. Malgré l’énorme sacrifice, le courage et la détermination des Guinéens, notre pays continue d’être marqué par une spirale de traumatismes politiques et économiques. Nous devons dès à présent imposer les fondements de l’unité, la fierté, l’espoir et la destinée de notre pays. Guinéens, le moment est propice pour tourner le compas moral de notre pays de façon résolue vers la justice pour tous, la stabilité politique et la prospérité économique. Il n’y a plus d’ambiguïté. Le coup d’Etat a été planifié bien avant la mort de Lansana Conté. Le pouvoir réel est encore détenu par la famille de Conté qui dispose d’un droit de regard et de veto sur toutes les décisions importantes concernant du pays. Moussa Dadis Camara n’est que leur marionnette. Il reçoit les ordres, les exécute et rend compte. Il est surveillé comme un prisonnier. Il ne défend pas les intérêts de notre pays. Il est obsédé par la protection des membres de la famille de Conté et de la sauvegarde de leurs avoirs illicites. Mes chers compatriotes, s’ils ont réussi à planifier un tel coup d’Etat, il va s’en dire qu’ils ont déjà choisi la personne qui devra gagner les élections présidentielles. Dès lors, par excès de prudence, on ne doit plus exclure ”le syndrome Togolais” de la dictature héréditaire. La marionnette Dadis Camara pourrait bien nous surprendre en cédant sa place au criminel Ousmane Conté ou à une autre marionnette de la famille, par le biais d’élections truquées. Or, des élections truquées représentent un danger très grave pour notre pays avec le risque d’affrontements armés, d’un durcissement des sanctions politiques et économiques, d’une chute du pouvoir d’achat, d’une montée de l’inflation et de l’intensification de la misère. Je suis très fier des Guinéens. Ils sont magnifiques et inspirent le respect. Malgré les répressions sanglantes, ils mènent depuis plus de 15 ans, avec beaucoup de dignité, une lutte soutenue pour l’instauration d’un Etat de droit en Guinée. C’est pourquoi, notre pays a attiré l’attention la communauté internationale qui, cette fois-ci, cherche à appuyer la juste cause de notre peuple. On ne doit pas oublier que Moussa Dadis Camara est l’auteur principal d’un acte d’une sauvagerie brutale qui dépasse toute imagination. Le 17 Juin 2008, en plein jour, au vu et au su de tout le monde et en plein centre de Conakry, Pivi Coplan, Moussa Dadis Camara et Ousmane Conté, épaulés par un groupe de bérets rouges, ont assassiné plus de 30 policiers afin de récupérer des containeurs bourrés de drogue qui avaient été saisis par des agents de la CMIS. On ne peut pas risquer notre avenir en laissant Moussa Dadis Camara gérer la transition. Il risque de confisquer le pouvoir au profit de la famille de Conté pour qu’ils puissent échapper à la justice. C’est pour cette raison essentielle que la transition doit être dirigée par une personnalité civile consensuelle qui devra organiser des élections libres et assurer un transfert sans bavure du pouvoir au vainqueur des urnes. On ne doit pas se laisser faire. L’obéissance passive aux dictateurs ne paie jamais. Nous devons éviter la peur et de la résignation. Nous méritons des élections libres et transparentes. Le partage du pouvoir est possible. La Guinée peut sortir du cycle infernal de l’instabilité et de la pauvreté. Elle n’est pas destinée à souffrir éternellement d’une génération à l’autre. Nous pouvons dès à présent transformer chaque aspect da la vie du Guinéen. Une seule famille, quelque soit sa puissance, ne peut pas barrer la route d’un peuple déterminé à conquérir son honneur et sa liberté. Si vous vous rappelez bien, en Février 2007, la victoire du peuple de Guinée était pratiquement acquise, avant que l’idée négative de ”Premier Ministre aux pouvoirs élargis” ne vienne faire tout échouer. Le défunt dictateur était sur le point de prendre la fuite et les membres de sa famille avaient déjà pris leurs billets d’avion. Guinéens, c’est le moment ou jamais de nous lever, nous regrouper, nous organiser et sortir pour libérer notre pays. Barry IV
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