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2009-02-13 11:26:29
Notre pays bien qu’ayant une croissance économique de 2% environ par an, pourrait beaucoup mieux faire vu les fortes potentialités économiques dont il dispose. Du point de vue ressources humaines, la Guinée dispose potentiellement de plusieurs milliers de diplômés formés dans les meilleures écoles européennes et américaines, qui n’attendent que l’avènement d’une démocratie réelle, et d’un assez bon niveau de salaire pour revenir et mettre a la disposition du pays leurs compétences.
Nos dirigeants se trompent lourdement en pensant que ce sont les programmes d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale qui vont sortir notre pays de la misère. L’impulsion doit venir de l’intérieur, il faut qu’il y ait une réelle volonté politique, qui permette de mettre en place un cadre propice aux investissements et donc à la croissance, cela passe par la réalisation de 6 conditions que je vais brièvement développé :
En effet sans paix, rien n’est possible. Les remous sociaux qu’on observe un peu partout dans le pays depuis 3 ans, ne laisse pas les investisseurs de marbre. En effet la situation ne les incite pas à investir dans un pays dans lequel leurs activités peuvent être perturbées a tout moment. Il est donc primordial pour nos dirigeants de régler au plus vite la crise sociale dans notre pays et instaurer un climat de paix et surtout rétablir l’autorité de l’état qui s’est fortement détérioré depuis Janvier 2007 lors des grèves inter syndicale.
Ce deuxième point est particulièrement important, et les investisseurs y accordent une très grande importance. Il faut l’existence d’un système juridique qui garantit un minimum de sécurité aux investissements en guinée. Le cadre juridique est déjà présent mais pas appliqué dans son intégralité. De plus avec la suspension par le Capitaine Dadis de toutes les institutions républicaines, les investisseurs ne vont pas investir dans un pays de non droit. En effet la Guinée possède tous les textes juridiques en théorie, mais la pratique est toute autre. La corruption est omniprésente dans toutes les négociations de contrats, surtout ceux liés aux mines.
L’annulation récente de 50% de la concession minière de Rio Tinto, géant minier, au profit d’une compagnie minière qui n’a pas encore fait preuve dans le secteur et qui serait dirigé par un présumé trafiquant d’arme et organisateur de rébellion, est un exemple parfait de publicité dont notre pays peut se passer. Ces actes administratifs ont des impacts très négatifs sur le flux d’IDE (investissement direct étranger) vers notre pays. Il est donc impérial pour notre pays de garantir un minimum de sureté sur les investissements étrangers et ne pas annuler des contrats unilatéralement et sans aucun préavis.
A mon avis, l’administration ne fait pas assez pour promouvoir l’esprit d’entreprise. Les tracasseries administrative, et la bureaucratie est encore très lourde pour toute personne désireuse de créer sa propre entreprise. Sans oublier la corruption des agents administratifs de l’état qui demandent des pots de vins très élevés pour un simple agrément. Ce point et le deuxième ce rejoigne en principe, c’est pour cela que je proposerais de créer un guichet administratif unique pour la création d’entreprise, au lieu de parcourir 3 ou 4 ministères pour obtenir tout les papiers nécessaires. Cela aura pour effet d’augmenter l’efficience administrative et surtout
Il faut dynamiser le secteur de la recherche, et y investir abondamment. Il faut améliorer les technique de production, qu’elles sont industrielles ou agricole.
La guinée à besoin d’une véritable révolution verte a l’image de celle de l’Inde au début des années 1970 qui a permit a ce pays de plus d’un milliard d’âmes a atteindre l’auto suffisance alimentaire, grâce a un investissement massif dans les équipements et intrants agricoles, et une culture intensive des terres.
Le ministre de l’agriculture devrait contacter les techniciens agricoles indiens artisans de cette révolution verte, et parcourir les terres arables guinéennes. Je suis persuadé qu’âpres quelques mois d’études sur le terrain, ils seront a même d’établir un plan d’action réalisable, qui permettrait de donner un nouveau souffle a notre agriculture, qui théoriquement a une capacité de développement très élevé.
Il est grand temps que la banque centrale soit restructurée, pour qu’enfin , elle soit le principal régulateur de l’inflation. La guinée est l’un des rares pays, ou la banque centrale n’a pas un réel pouvoir sur la hausse générale et continue des prix. En effet, la BCRG n’a pas de politique monétaire pouvant agir directement sur le marché monétaire, en modifiant sa base, par le biais d’un taux directeur.
Or pour que cela puisse exister, il faut qu’il y’ai un lien de dépendance direct entre les banques a charte (commerciales) et la banque centrales, pour que toutes activités de crédit puisse avoir un impact sur l’économie, ce qui est loin d’être le cas. La base monétaire est modifié constamment par l’utilisation de la planche a billet, pour payer les fonctionnaires, or en faisant cela la BCRG alimente directement l’inflation. La création monétaire doit avoir lieu en dernier recours, et seulement pour ajuster l’économie, l’état doit pouvoir mobiliser elle-même ses recettes pour payer ses fonctionnaires.
L’inflation et sa capacité à gruger les faibles revenues de nos populations doit être maitriser dans des limites convenables, cela aura non seulement pour effet de stabiliser le pouvoir d’achat des guinéens, mais permettra de stabiliser l’économie et permettre a notre pays d’avoir une croissance économique saine.
Balde Saifoulaye
Saifoulaye@gmail.com
VOS COMMENTAIRES | |
| Bangaly Traore | 13/02/2009 13:29:17 |
| Ajourd'hui sans la fin des audits publiques le frere de l'ex premiere dame henriette conte MR bangoura nous parler de vengeance comme il l'ont fait le4juillet85.Nous voulons finir la corrpution,les detournements et l'impunite dans le systeme de gouvernance de notre nation. | |
| Thierno A DIALLO | 13/02/2009 14:33:18 |
| Tout à fait d'accord avec cette analyse argumentée de M. Saifoulaye Diallo (pardon, Baldé), qui nous apprend beaucoup de la "chose économique". Un problème cependant: 2% en Allemagne n'ont rien à voir avec le même pourcentage en Guinée, bien que je ne sois en aucune manière spécialiste. C'est-à-dire que 2% de presque rien reste toujours presque égal à..presque rien.Nos économistes ont du pain sur la planche. | |