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Les forces vives refusent les combines du CNDD2009-02-15 01:31:48 Ce samedi 14.02.09, les forces vives ont répondu à la convocation du CNDD au palais du peuple pour trouver un terrain d’entente. C’est dans la nuit de vendredi que le communiqué a été lancé par le pouvoir. La rencontre devrait se faire le matin. Les responsables des forces vives devaient donc se retrouver devant le CNDD sans concertation au préalable. Ce qui devrait faciliter leur division et les affaiblir, espérait certainement le régime autoproclamé de Conakry. Car, du 16 au 17 février 2009, le Groupe de Contact International pour la Guinée se rencontre à Conakry. Bien avertis et en intellectuels respectables, les représentants des forces vives guinéennes ont montré aux militaires que l’heure n’est plus à l’amusement et que eux n’ont rien de commun avec les petits marabouts qui viennent prier derrière Pivi sur le goudron du camp Alpha Yaya. C’est ainsi que quand le LC. Morciré Camara, le chef de la délégation du CNDD, a invité les forces vives à s’entendre avec le gouvernement sur une position commune à adopter « face aux étranger qui viennent » et à qui il ne faudrait pas dire de n’importe quoi, Hadja Rabiyatou Diallo, porte-parole des forces vives n’a pas mâché ses mots, selon des témoins. « Vous et nous, nous n’avons pas à nous entendre sur quelque chose. En prenant le pouvoir, vous avez fait des promesses au peuple en prenant des engagements. Si vous n’avez rien d’autre derrière la tête, vous n’avez pas à vous inquiéter des forces vives qui ne demandent que le respect de ces engagements ! ». Rabiyatou ajoutera que eux ils représentent le peuple qu’ils ne vont pas trahir. Les forces vives exigent donc la satisfaction des 8 points revendiqués lors de la première rencontre et demandent au CNDD d’expulser de leur rang tous les criminels et de les traduire devant la justice. « Votre chef était Lanana Conté. Nous n’avons pas eu peur de lui. Plus personne ne nous fera peur ici et le peuple ne se laissera plus faire en Guinée ! », dira en substance Hadja Rabiyatou Diallo qui a été largement soutenue et applaudie par la salle. La satisfaction était générale. Le LC Morciré doit transmettre le message à Dadis et la balle est dans le camp du CNDD à présent. Les forces vives lui ont fait comprendre que l’interdiction des activités syndicales et politiques est contradictoire avec la 4.ème déclaration du CNDD après leur prise de pouvoir. Dans cette déclaration, le pouvoir autoproclamé de Conakry affirmait respecter toutes les conventions signées par la Guinée. Donc, le respect des activités syndicales et sociopolitiques. Les militaires ne savaient certainement pas c’est quoi ces conventions et n’ont pas pesé leurs mots. De toutes façons, conventions ou pas, aucun groupe de guinéens, fut-il armé, ne peut s’arroger du droit d’interdire des activités de cadres élus par la société guinéenne. Basta ! Pour une fois, les Guinéens sont fiers de leurs partis politiques qui travaillent avec les syndicats et la société civile, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Lamine Soumah
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