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Guinée : La Secrétaire Générale de la CNTG au devant du combat pour la démocratie


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Rabiyatou Diallo

2009-02-16 11:12:34

Elle est sur tous les fronts, la Secrétaire Générale de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) et porte- parole des forces vives de la nation.

Depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, (CNDD) Hadja Rabiatou Sérah Diallo se bat contre vents et marrées pour convaincre les militaires d’accepter un organigramme pour les élections législatives et présidentielles devant  rendre le pouvoir aux civils. Cette échéance ayant comme préalable  la levée de la suspension des activités syndicales et politiques édictée par le CNDD depuis le 23 décembre 2008.

Appuyée dans sa mission par les différents partis politiques, la Société Civile et les autres confédérations syndicales, la Vice- Présidente de la Confédération Internationale du Travai,l a retrouvé toute sa rigueur et sa vigueur qui lui ont valu le titre de Femme du Monde de 2006. Ragaillardie par l’entente entre les différentes forces politiques et syndicales, elle est plus intrépide que jamais et n’entend laisser de répit aux militaires qu’après la satisfaction de la plateforme qui leur a été soumise.

A la première rencontre du 9 février, la Secrétaire Générale de la CNTG ne serait pas allée par le dos de la cuillère pour dire haut et fort ce que revendiquent le peuple et les travailleurs de Guinée.  Celle qui a lancé en janvier 2007  à ses accusateurs: « Je suis femme et mère de six enfants et quand je mets le feu, c’est sous la marmite pour nourrir mes enfants. Mais en Guinée, la marmite est vide. « … » C’est ça qui met le feu au pays» n’hésite pas de rappeler la situation précaire des populations guinéennes.

Mettant en avant la soif de démocratie et le respect des engagements de la guinée en matière de gouvernance et de respect des droits de l’homme, la Dame de Fer,  syndicaliste depuis sa tendre jeunesse n’a rien perdu de sa pugnacité, de son engagement et de sa foi en la lutte syndicale.  Face aux atermoiements du CNDD face aux propositions des syndicats et des partis politiques, Rabiatou Diallo qui est épaulée par d’autres syndicats ne semblent pas vouloir se laisser faire. Ainsi, aurait- elle martelée  face aux représentants  de la junte au pouvoir : «Nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure pour obtenir gain de cause. Nous demanderons à la classe ouvrière de rester à la maison si la suspension n'est pas levée. » Ce sont là des propos qui devraient être pris au sérieux car celle qui a tenu tête au président guinéen défunt en ces termes, «  la loi, ce n’est pas vous » n’aurait aucunement peur de les faire prévaloir pour ses successeurs.

Les leçons du manque de concertation entre syndicalistes et politiques dans les combats passés, notamment lors des événements de janvier et février 2007, ayant été tirées, les Guinéens peuvent enfin espérer à l’avènement de la démocratie. Une démocratie sans exclusive et qui, par définition,  fera le bonheur de tous. Cette entente renouée montre la maturité des acteurs politiques et syndicaux et empêchera les favoritismes et les prises de position subjectives.

Un autre fait important : la démarche, que j’appellerais collégiale, des différents représentants du peuple, permet au Président Dadis de mettre fin à certaines réticences évoquées à tort ou à raison, et qui prévaudraient au sein du CNDD.  En tout état de cause, l’opportunité est à saisir car, il n’ ya aucune autre issue à la situation guinéenne qui ne soit la remise du pouvoir aux civils. Le Capitaine Dadis n’a- t- il pas lui- même reconnu que la fin de la guerre froide a rendu impossible la prise du pouvoir par les militaires ?

La question qui se pose, c’est jusqu’où le Capitaine Moussa Dadis a- t- il les mains libres ? Pourra- t- il sans risquer sa vie passer le flambeau aux civils et mettre fin à certains intérêts ? A- t- il les moyens de prouver que sa prise de pouvoir est une vraie révolution et non une révolution de palais, comme le soutiennent certains observateurs ?

Dans tous les cas, le porte- parole des forces vives n’est pas parmi celles et ceux qui  baissent les bras dès qu’elle essuie le premiers refus. Elle est, c’est bien connu, de cette espèce qui, guidée par la conviction, la lutte pour l’égalité, la paix et la démocratie ira jusqu’au bout. N’est- ce pas cela qui lui a valu la confiance de ses pairs et de partis politiques  dans les négociations en cours ?

Lamarana Petty Diallo                          lamaranapety@yahoo.fr


 

5 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

Diallo Mouminy16/02/2009 11:51:55
ce bien tout ça mais il faut aler un peu plus loin.
il faut qu'il y est des journee ville morte ou des greve générale dans ce pays pour faire douté le CNDD et leurs obligé d'accepté la volonté du peuple.
ces bandes des crimineles ne connaissent pas la négociation il faut que le peuple soit un peu violent pour qu'ils obtienne gain de cause.
Djigi Camara16/02/2009 14:14:58
S'il vous plait ne redez plus la tache difficile pour le changement. Nous savons tous qu'alouer l'effort de tout un groupe à une seule personne crée trop de frustration dans nos saciétés. Donc non ce systeme. Saluons, soutenons et felicitons les mouvements de lutte et non les personnes. Une seule personne ne peut rien contre le systeme actuel, il faut une forte solidarité non partisane, prospere et juste.
Merci.
Sadio Barry16/02/2009 15:15:58
Je n'ai pas lu tout l'article encore pour mieux apprecier. Mais je entièrement d'accord avec Djigi. Ce combat est une oeuvre de tous les sndicalistes, des organisations de la Société civile et des partis politiques cette fois-ci. Ils sont tous d'accord dans ce combat et c'est pourquoi le gagnant ne sera que la Guinée. Cependant, connaissant le style de l'auteur, je crois qu'il parle de Raby en tant que porte-parole de ces forces vives. Ce qui revient à lui rendre hommage et l'encourager de se montrer digne de cette responsabilité et ne jamais se laisser tenter.

Comme un commentateur l'a rappelé sur ce site, Fofana et Rabiyatou avaient décidé de se donner les mains et travailler avec toutes les organisations sociopolitiques du pays pour une vraie transition démocratique en Guinée. Ils avaient été invités par l'organisation des Guinéens (IBCG) dont plusieurs compatriotes et les lecteurs de GuineePresse.info avaient souhaité la fondation et qui s'est réuni à Bruxelles en décembre 2008. Il était question de combattre pour une transition rapide et obligatoire déjà au temps de Souaré. Le CNDD est arrivé mais la machine était déjà en marche. Ils n'ont donc rien contre Dadis ou ses amis. Il s'agit d'un programme patriotique pour la Guinée qui a été engagé avant la création du CNDD. Et cette lutte continuera pour la démocratie et le respect du droit des populations guinéennes. Merci !
balde16/02/2009 18:32:19
durant tout le regne d conté , il a fallu ké les syndicalistes se levent autour des leaders comme hadja et fofana pur ké le systeme conté soit demaské, alors si aujourd'hui hadja revient comme c'est dit ds l'article, en retruvant sa rigueur, apres cette etape d perte de confiance meme vis a vis de la population, d par l'effet kuyaté, tant mieux; mais d la a dire kil ne faudrait rendre le merite personnel? kel est le bilan des partis polikes? hadja ne p etre ké porte parole des organismes syndicaux et non des partis pô ki veulent se retrancher derriere les syndicalistes, apres soyez sûr ils reclamerons la legitimité de l'action. si un individu se demarke de par son kurage et surtu de l'honnetété de son combat, la moindre chose est d rendre a cesare c ki lui appartient; kome le dit hadja si il n'ya pas d progres ds les purparlers nous allons passer a la vitesse superieure, nous avons besoin d tel radicalisme et d fermeté pur ne plus c faire traiter comme d'habitude.
Charles Ives16/02/2009 23:51:02
Pour renchérir, il faut nuancer les choses lorsque vous parler souvent de "la volonté du peuple". De quel quel peuple s'agit-il vraiment? Ce peuple résident en Guinée ou ce peuple résident hors de la Guinée ? N'est-ce-pas ce même peuple qui a acclamé et qui qui continue d'acclamer Dadis et sa "bande d'assassins".