 OUI, pour une transition de 2 années en Guinée
2009-02-25 11:15:53
Le CNDD, par la voix du Président de la République, vient d’annoncer des mesures qui précisent les contours de la nouvelle donne politique, même si certaines modalités pratiques restent encore à définir.
A analyser de plus près cet accord obtenu au forceps, par calcul politicien et sous la pression internationale, l’on est en droit de se poser certaines questions :
- Pourquoi ce changement de cap alors qu’il avait été prévu un délai raisonnable et nécessaire avant que l’armée ne recouvre sa fonction régalienne qui est la protection du territoire principalement ?
- Pourquoi précipiter des élections imposées par/pour les mêmes acteurs politiques désavoués qui souhaiteraient obtenir en quelques mois ce qu’ils n’ont pas pu arracher depuis si longtemps ?
- Que ferait le prochain Président face à une assemblée nationale qui n’appuierait pas le projet de société pour lequel il aurait été élu par la majorité des guinéens ?
- Dans quelle mesure nos compatriotes de l’étranger qui contribuent largement à la paix sociale et au développement du pays pourraient voter et être représentés à l’Assemblée Nationale ?
- Disposons-nous des moyens techniques et financiers pour organiser des élections successives en l’espace de quelques mois alors que nous tendons déjà la main pour le 1er scrutin prévu à cet effet ?
- Comment imaginer un comité quelconque chargé de la transition respectant ledit chronogramme prédéterminé en 4 points par le CNDD ainsi que les éléments « off » avant la fin de cette année ?
- La commission relative aux événements tragiques qui ont entraîné le changement avorté ne devrait-elle pas faire un inventaire depuis la 1ère République afin de boucler la boucle et solder tous les comptes ?
- A y regarder de plus près, où sont les garanties réelles d’un fichier électoral fiable en dehors des vœux pieux, de la combine programmée et de la contestation certaine à venir ?
- La refonte de la Loi Fondamentale qui semblerait se focaliser en priorité sur la constitutionalité du poste de 1er ministre est un vaste chantier qui devrait accoucher d’un système parlementaire sans en prendre tous les attributs. C’est celui qui s’adapterait le mieux à notre volonté de démocratie participative et de proximité. En matière d’exemple à importer, le copié-collé ne fonctionne pas automatiquement. A l’époque, comme bon nombre de nos compatriotes, j’avais fait des propositions dans ce sens pour appuyer toutes les formules qui seraient en phase avec notre culture africaine, nos moyens propres et nos aspirations profondes.
Bref, au risque de soumettre notre souveraineté et de tenter le diable, ce processus programmé en l’état pour aboutir à des législatives bâclées selon un timing serré ne présagerait rien de bon.
La première des questions à se poser à l’heure actuelle devrait être : où sont les priorités ? Elles sont multiples. Elles sont partout ; d’où la nécessité de procéder par ordre et par étape.
En ce moment le CNDD s’est impliqué dans des audits opaques où nous apprenons que l’Etat aurait récupéré des milliards au fil de l’eau mais sans aucune condamnation ! Il y a des tentatives de corruption dénoncées au plus haut niveau mais sans coupables ! Tout compte fait, les fonds extorqués/récoltés sembleraient provenir d’un arrangement inadmissible afin de récupérer une partie des sommes supposées être détournées par des individus ou impayées par certaines entreprises. Au final, le recouvrement ainsi opéré serait très loin des sommes réellement dues et chaque Guinéen pourrait continuer/oser contourner la loi et rembourser en partie s’il se faisait prendre. Ce n’est pas judicieux ! Il faudrait prendre le temps d’étudier les dossiers afin de confondre quiconque car nous disposons des textes de lois et des compétences pour ce faire. En somme, l’impact réel de ce 1er acte posé par le CNDD me parait essentiel si nous ne voulons pas verser dans la rumeur, le saupoudrage, les règlements de compte et les effets d’annonces.
Ces audits ne devraient pas avoir la saveur de déjà-vu ou donner des résultats connus d’avance comme par le passé. Ils devraient déteindre sur les mentalités afin d’être le point d’ancrage de la justification de toute propriété en fonction du salaire ou des activités déclarées. Il est temps que l’on demande à tout individu suspecté de s’être enrichi illicitement de justifier ses biens. De plus, le moment est venu d’avoir une photographie réelle des richesses de toute personne nouvellement installée à un poste sensible. Un point c’est tout.
Les priorités, disais-je, seraient à baliser sur une transition qui finaliserait les élections législatives à la fin de l’année 2010. Avant ce terme, nous pourrions commencer par les élections locales et municipales dès que le préalable énoncé par le CNDD serait figé. A partir de là, tout futur représentant du peuple serait choisi par la voie des urnes. Ce serait un frein aux nominations tous azimuts comme le copinage, le clanisme et le régionalisme, pour enfin privilégier le mérite, la compétence et le libre choix des populations.
De plus, cette 1ère élection serait un test grandeur nature pour corriger les imperfections décelées et obtenir la neutralité des élus lors des votes à venir.
Enfin, nous pourrions accorder la primauté à la Présidentielle dès l’entame du dernier trimestre 2010 et utiliser les mêmes structures, le personnel étatique, les représentants des partis politiques, les forces de l’ordre et les observateurs étrangers pour les élections législatives juste après.
Certes, j’ai toujours été réfractaire à la gouvernance de la chose publique par des militaires, mais j’admets que leur présence à la tête de l’Etat est ce qui pouvait nous arriver de mieux pour effectuer ce que l’actuel Président de la République appelle le « nettoyage » que je qualifierai de « repères » et de soubassement pour l’ordre nouveau.
Aujourd’hui, l’armée est la seule autorité à pouvoir réaliser ce travail indispensable qui mettrait les Guinéens au pas et au travail. Je préfère croire aux intentions du CNDD qui vont dans le bon sens que de laisser le pays plonger dans une instabilité qui pourrait nous conduire à une insurrection populaire, des dégâts collatéraux ou une rébellion armée à nos frontières.
In fine, une fois le consensus obtenu autour de la création et de la mise en place d’un conseil national de la transition intégrant le CNDD, il est clair que nous n’accepterions aucune désolidarisation ultérieure au sein de l’armée, encore moins l’échange d’un treillis par un costume, fut-il aux couleurs nationales.
C’est de ce postulat que nous pourrions espérer une régénérescence de la classe politique avec une nouvelle génération de politiques et de citoyens qui mettraient le patriotisme et la Nation au dessus de l’égoïsme primaire, des intérêts partisans et des calculs politicards.
Encore une fois, nous pourrions nous accorder sur ce point capital et mettre le CNDD face à ses engagements de retourner dans les casernes dès la fin de la transition, et ceci sous le contrôle du peuple tout entier et de l’opinion internationale.
Il ne sert à rien de rechercher le clash avec l’Union Africaine et les instances internationales. Ce serait suicidaire.
Tout le monde reconnait la profondeur du drame socio-économique guinéen. Il suffirait de lever les équivoques pour les convaincre du bien-fondé d’une transition qui ne pourrait se faire selon leur bon-vouloir et au nom de la « légalité constitutionnelle » dans un Etat où les institutions ne fonctionnaient plus.
Pour l’heure, nous avons un CNDD et un gouvernement qui travaillent et nous devrions leur laisser le temps de poser les jalons d’une démocratie pérenne dans une République digne de ce nom.
Depuis quelques années, les Guinéens croulent sous des vocables conjugués à tous les temps : le changement, le renouveau, la bonne gouvernance, l’ordre constitutionnel, l’autorité de l’Etat, la société civile, les syndicats et bien d’autres superlatifs. J’aimerais y rajouter celui qui me semblerait le plus cadrer avec la réalité du moment et l’espoir d’une Guinée nouvelle : la RENAISSANCE.
El Hadj Soumah 
Revenir en haut de la page
VOS COMMENTAIRES | Non pour un transition de 2 ans.
Les elections (legislatives,presidentielles) doivent se tenir fin 2009 comme prevus,afin de rendre le pouvoir au civil competents pour assurer la bonne gouvernence.
La CNDD n'est bon au pouvoir car Dadis et son groupe sont entrain de cultiver la haine ethniques contre les peuhls a travers ses arrestations arbitraires des hommes d'affaires de cette ethnie,et sa tentative d'exclure le grand leader politiques(cellou Dallein) de la course a la magistrature supreme.
Cela donne l'impression que les militaires ne pourrons pas agir pour sauver l'unite nationale et asuurer la democratie. | | non pour une transition de 2 ans" par ce que tout simplement vous vous ne comprenez pas l'evolution de la situation en Guinee" | Une transition de 2 ans pour quoi faire?
Pour assoir une nouvelle dictature?
Et puis le CNDD ne rassure pas , il est trop flou et brouillon!
En effet, le CNDD a commis des bourdes qui ne rassurent pas:
1°)L'attaque sans preuve du domicile d'un leader politique (cette attitude ménace l'unité nationale);
2°)La non nommination d'un 1er ministre chef du gouvernement. Actuellement Dadis concentre tous les pouvoirs;
3°)Le non respect des exigences des forces vives de la nation (levée de la suspension des activités politiques et syndicales; établissement de dates précises pour la tenue des élections..)
4°)Les déclarations de Dadis qui suggérent qu'il a ses leaders politiques préférés (donc il manque de neutralité, et pense pouvoir choisir un président à la place du peuple).
Les seuls points positifs du CNDD sont à mon avis: la lutte engagée contre les narcotrafiquants et les audits. | C'est au peuple de choisir et nous n'avons jamais élu dadis.
Sinon n'importe qui peut prendre des armes et confisquer le pouvoir et demander tout le temps qu'il veut pour bien s'installer et neutraliser ses adversaires. Non, on ne lui donne rien du tout puisque c'est un usurpateur. | je dis non a 2 ans de transition:
1)-en 50 ans le pays a connu 2 hommes a sa tête ce qui fait aujourd'hui que le pouvoir est devenu objet de convoitise pour s'assurer une place au soleil. c'est pourquoi il faut une alternance pour que chaque guinéen se convainc que chaque 4 ou 5 ans ont peut changer d'homme. ce qui peut contribuer a faire baisser les tensions tribales et changer la vision des agents de l'état face a la chose publique.
2)-avec ce pléthore de parti il est temps aussi que certain leader comprennent réellement qu'ils n'ont de place que sur papier et non dans le cœur de leur compatriote. ainsi ces tonneaux vide cesserons de faire le tam tam pour un oui ou un non. si non ils utiliserons tous les arguments y compris tribales pour convaincre certaines personnes naïve.
3)-il est temps que la guinée et les guinéens cessent de regarder dans le passe. je ne dis pas que les audits sont mauvais et non plus que la lutte contre les narcos est mauvaise, mais je pense qu'il y a plus urgent " l'équilibre social", "la place que notre pays occupe dans le concert des nations". si le regard de la communauté international change sur la guinée, vous imaginer le profit pour les enfants de ce pays? ce profit se chiffre en million de US et non en GNF: si l'initiative PPTE est franchie cela fait combien de % des recettes minières? combien de guinéens souhaitent revenir aujourd'hui avec des capitaux prives, du savoir et savoir faire? qu'est ce que nous pouvons tirer de notre position stratégique(économique et écologique) dans la sous région? voila tant de questions qui attendent des réponses typiquement guinéennes. c'est pourquoi je suis de ceux qui pensent qu'il faut regarder devant pour nous soyons fier de dire a nos enfants voila ce que nous avons pus faire pour toi et dire a fory coco voila ce que tu n'as pas voulu ou pu faire pour nous et nous avons laisser cela a nos enfants. | Non, non, pas du tout! Il faut qu'on évite une transition de 2 ans. Voila trois raisons pourquoi.
Premièrement, le CNDD ne semble pas avoir des bonnes intentions pour la guinée. Pourquoi il refuse de donner un calendrier électoral avec des dates précises? Parce qu'il n'a pas des bonnes intentions.
Deuxièmement, le CNDD a déjà montré qu'il est incapable de diriger la transitions. Au lieu de faire rédiger une constitution permanente qui ne sera pas l'objet d'une dissolution d'ici 5 ans, le CNDD se laisse distraire par des problèmes impossible a résoudre au cours d'une génération. Si on pouvait balayer la corruption dans 2 ans, il n y aurait pas de la corruption dans les pays développés. Donc le CNDD est incapable de voir les priorités nécessaires pour effectuer une transition efficace.
Finalement, le CNDD, comme ses prédécesseurs, continue a gâter l'état-de-droit dans notre pays. L'histoire nous enseigne que la démocratie et l'état-de-droit vont de main-en-main. Avec toutes ces arrestations arbitraires et avec ces jugements extrajudiciaires, on ne peut pas compter sur le CNDD pour une renaissance de la justice en guinée.
En conclusion, il faut qu'on continue à mettre la pression sur le CNDD afin que le résultat des élections soient proclamé avant la fin de 2009. Avoir les élections aussitôt que possible ne va pas garantir l'état-de-droit dans notre pays, mais ça va nous donner la chance de trouver des leaders plus qualifiés que le CNDD, et ça va montrer aux dictateurs espérants que les guinéens ne sont pas aussi naïfs qu'avant. |
|
|
|
|
| Cours des dévises |
 |
1 euro |
= 9350 FG |
 |
+1.63% |
 |
1 dollar |
= 6977 FG |
 |
-3.1% |
 |
1 yuan |
= 400 FG |
 |
+0.00% |
 |
1 livre |
= 10500 FG |
 |
+1.25% |
06/02/13 02 : 02 |
|
|
|
|
|
| |
|
|
| Multimédia |
| |
Gaetan Mootoo d'Amnesty international, sur les massacre et viols du 28 septembre en Guinée
Par Christophe Boisbouvier
« Les tortionnaires ont franchi une étape inimaginable. Des militaires déchiraient les vêtements des femmes avec une telle violence, parfois avec des couteaux ou la baïonnette, les violant en public. C'était la barbarie dans toute son horreur ».
SOURCE : RFI
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
 |
| |
| |
| |
| |
|
Radio Mussidal Halipular
|
Radio MH |
| |
| |
| |
| |
|
L’intervention du Président de la Coordination Nationale Haalipular de Guinée, Elhadj Saikou Yaya Barry, relative aux crimes ethniques dont Waymark est complice en Guinée:
|
Elhadj Saikou Yaya Barry |
| |
| |
ITEEV Aachen import/export:Agence d’import/export des produits et équipements informatiques et industriels, des véhicules et engins de tout genre, de l’Allemagne pour toutes les directions, en particulier l’Afrique:
|

|
www.iteev-aachen.com |
| |
| |
Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): le parti d'avenir.
Ci-dessous, vous trouverez la fiche d'inscription (adhésion) et de soutien au parti en fichier PDF. Les données des personnes membres ou contributeurs resteront strictement confidentielles et accessibles uniquement à l'administration restreinte du parti pour la comptabilité et la mise en place d'un répertoire de cadres et personnes ressources du parti en fonction de leurs professions et compétences, à toutes fins utiles.
Les fiches remplies peuvent être remises à un bureau du parti ou scannées et transféré à la direction du parti aux adresses suivantes:
1- Mail Compta : bag.compta@protonmail.com pour des payements, cotisations ou dons.
2- Mail Général : bag.guinee@protonmail.com pour adhésion ou modification de données personnelles existentes.
|

|
Fiche d'adhésion au parti |
Fiche de cotisation et de soutien au parti B.A.G |
Affiche du B.A.G en Guinée |
| |
| Lire le préambule du BAG ! |
| |
| Suivre l'évolution du parti B.A.G ! |
| |
| Débat du 09.09.2016 – JaquesRogerShow vs Sadio Barry, le leader du Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): l’audio est disponible |
| |
| Débat du 18.9.16 - Hafianews vs Sadio Barry du BAG : l’audio est disponible |
| |
| |
|
|