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Transition : Opposant paniqué appelle à la précipitation !2009-03-03 11:23:35 Que tous ceux qui attendent que le jeune capitaine trébuche, pour qu'ils profitent de lui, changent d'idées. L'heure n'est plus à la démagogie, mais au travail, à la construction. Nous connaissons des politiciens qui, depuis l'indépendance de la Guinée en 1958, ont passé et passent tout leur temps à critiquer, sans pour autant, rien apporter de concret. Ils étaient opposants à 24 ans déjà, dans les universités européennes. Aujourd'hui à 72 ans, ils sont et restent encore opposants. Etant donné que la Guinée n'a jamais été une démocratie, Il est temps de se demander si ces gens s'opposent à un système, ou bien à la vie, tout court ? En 1984, ils avaient eu toutes les chances de changer le tournant de l'histoire, et comme ils le souhaitaient, changer la situation des guinéens. Au lieu de saisir cette opportunité historique, ils ont préféré rester hors du pays, pour continuer à arpenter l'avenue des Champs Elysées, savourer le confort parisien et flâner au marché hebdomadaire de Barbès. Le Colonel Conté et ses amis ont profité de leur naïveté, d'autres diront leur trop longue absence, pour s'emparer du pouvoir, par un simple fait du hasard, faute d'opposants capables. Ces opposants sont en général, bombardés de diplômes occidentaux : ils sont professeurs ! Et pourtant, ils ne sont jamais arrivés à gérer une situation de crise. Preuve que les diplômes ne font pas l'homme, mais le propulsent souvent, dans la peur et l'égoïsme. En Décembre 2008, l'histoire se répète d'elle-même, Lansana meurt d'une longue maladie. Ironie du sort : tous ses faux opposants étaient sur place en Guinée, ce jour-là. Mais ce sera, cette fois encore, un jeune capitaine jusqu'alors complètement méconnu du public guinéen, qui surgira de nulle part, pour prendre les rênes d'une nation ruinée par la corruption, la drogue et la gabegie. Le coup était salutaire : pas d'effusion de sang ni de chasse aux sorcières. Aujourd'hui, avec l’accalmie, ces opposants commencent à se demander à quoi a servi leur opposition durant toutes ces longues années. Et bonjour le choc psychologique ! Quand on vieillit dans l'opposition, on devient rancunier et épidermique. Une preuve : on peut s’en aller jusqu’à l’extrême, comme par exemple, accuser ses parents musulmans, d'être des hypocrites. On se renie sans le savoir : "J'ai honte d'être musulman" !!! Quel gâchis ! On a l'impression qu'on a tout perdu. On conjugue au passé simple et à l'imparfait, parce qu'on se rend compte que le futur nous a déjà trahit et que « l’avenir est déjà dans le dos », comme l’écrit si bien, l’historien et écrivain Fodé Tass Sylla dans « Cette fois, c’est parti ! ». De toute façon, la réalité est dure et impitoyable : ce qu'on n’a pas pu faire à 24 ans, ce ne sera certainement pas à 72 ans, qu'on pourrait le faire. Le jeune capitaine à peine assis, ces faux opposants harcelés par le temps et leurs ambitions en péril, se faufilent derrière les Forces vives (syndicats et autres), pour le pousser à brusquer les choses. Ils feignent d’oublier que, hormis sa famille et quelques unités, ce jeune capitaine n'avait jamais encore dirigé une vaste entité, à plus forte raison une Nation. Si nous voulons que la Guinée soit bien gérée, nous devons faciliter la tâche au capitaine Dadis Camara, et l'accompagner dans ses ambitions. Surtout, qu'il déclare à chaque occasion, ne pas vouloir "s'éterniser au pouvoir". Moussa Dadis Camara est au sommet d'un slippery slope : si nous le brusquons, la chute sera imminente, et la stabilité de la Nation sera compromise. La transition, pour qu'elle réussisse, prendra du temps. Cela est indéniable ! Autrement, le scénario mauritanien risque de se répéter en Guinée. Nombreux sont ceux qui souhaitent que le Capitaine Dadis soit le Rawlings de la Guinée, et pourtant, ils font semblant d’oublier combien d'années et avec quel sacrifice, ce dernier a pris pour faire du Ghana, ce qu'il est aujourd'hui : une démocratie, un exemple sur le continent noir. Depuis 50 ans, nous n'avons pas osé brusquer les choses. Alors, pourquoi c'est maintenant que les choses vont nous brusquer ?
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