2009-04-21 10:19:07
(Source: Radio-Canada) Une ballerine d'Ottawa, qui ne veut plus être responsable de son conjoint originaire de la Guinée, remporte une première victoire devant la Commission de l'immigration.
La ballerine ottavienne Lainie Towell, qui ne veut plus être responsable de son mari originaire de la Guinée, remporte une première bataille devant la Commission de l'immigration. Un commissaire a statué, mardi, que Fodé Mohamed Soumah, qui possède le statut de résident permanent au Canada, n'a plus le droit d'habiter le pays.
Le tribunal administratif a conclu que M. Soumah a menti à son arrivée au Canada, en 2007, sur l'existence d'un enfant à sa charge en Guinée, son pays d'origine.
Par contre, la commission ne retient pas l'argument de la conjointe de Fodé Mohamed Soumah qui alléguait que ce dernier s'était marié avec elle pour obtenir sa citoyenneté canadienne. La preuve déposée aux audiences ne permet pas de conclure que Fodé Mohamed Soumah a épousé LainieTowell à des fins d'immigration.
Cette dernière se dit à demi-satisfaite de la décision. « Même si, aujourd'hui, ils ont dit qu'il doit être enlevé du Canada, je suis toujours sa marraine pendant cette période. La chose qui est tellement incroyable avec ça, c'est que pour moi, on a eu la preuve que [...] la façon dont il est entré au Canada était frauduleuse. Alors, moi je suis une victime de fraude. Pourquoi est-ce que je suis responsable de lui? » déplore-t-elle.
De son côté, l'avocat de Fodé Mohamed Soumah, Achille Kabongo, a déclaré qu'il porterait la décision de la Commission de l'immigration en appel. « C'est un monsieur qui s'est bien intégré. [...] Il est bon citoyen en dépit du tapage médiatique. Mon client a démontré qu'il serait un bon citoyen. Et carrément, il travaille », précise son avocat.
La loi lui accorde un délai de 30 jours pour porter la décision en appel. Entre-temps, Fodé Mohamed Soumah a le droit de demeurer au Canada.

Revenir en haut de la page