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Quartier HamdallayeDes hommes armés qui se réclament du CNDD retirent 200 000 GNF des mains d’un étudiant2009-04-24 23:44:02 Ce qui devait faire le point fort du CNDD, c’est la lutte contre le banditisme et l’espoir d’un retour de la sécurité dans les quartiers. Les populations avaient vite oublié qu’en Guinée les bandits, les vrais criminels sont des militaires dont certains au sommet de l’Etat aujourd’hui. Dans la nuit d’hier jeudi 23 avril, un étudiant a été victime de brigandage à Concasseur dans le quartier de Hamdallaye. Saliou Camara, c’est son nom, est de l’Institut des sciences Vétérinaires de Faranah. Il nous a rendu visite ce matin. Il explique : « je venais du quartier Bomboli où habitent mes parents et je suis passé rendre visite à mon ami à Hamdallaye. De là-bas, je voulais rentrer chez moi à Matam. C’est ainsi que je me suis embarqué dans un taxi où il y avait cinq personnes dont quatre sont descendus en cours de route juste après les rails. Je suis resté avec le chauffeur jusqu’à Gbessia. Arrivé là, je lui ai demandé s’il se limitait là. Il a répondu oui. Je l’ai prié de rapprocher un peu près de chez moi. Il dit qu’il habite au niveau des rails. C’est à cause de moi qu’il est allé jusque là. Il a demandé de payer le prix du transport. Je suis descendu du taxi et juste au niveau du pont j’ai rencontré deux jeunes hommes habillés en ténues militaires, portant des armes. Ils m’ont mis au respect et m’ont demandé la carte. Je leur ai dit qu’il n’est que 22 heures. L’un d’entre eux a répliqué en disant: tu ne sais pas que le pays est commandé. J’ai présenté ma carte d’étudiant qu’ils ont regardée avant de dire que ce n’est pas une carte guinéenne. Je leur ai dit de bien vérifier c’est une carte d’étudiant de l’institut de Faranah. Ils m’ont demandé ce que je cherchais à Conakry. Je leur ai dit je devais voyager depuis le 2 avril dernier, mais c’est compte tenu des problèmes financiers que je suis là jusqu’à présent. Ils m’ont dit : ‘’tu es sûr de n’avoir pas sur toi la fraude. Ils ont commencé à me fouiller tout en me tapant sur le dos. C’est ainsi qu’ils m’ont retiré mes deux téléphones et une somme de 200 mille GNF. Ils m’ont dit d’attendre dans leur véhicule de patrouille. Entre temps ils ont sorti un billet de cent euros et m’ont du coup demandé où j’ai pris ça. Ils m’ont dit que c’est nous qui faisons des faux billets. Je leur ai dit de faire ce qu’ils veulent faire, mais moi je ne détiens pas de billets d’euros. On était là à attendre leur véhicule qui ne viendra d’ailleurs jamais. J’ai dit alors s’il vous plait remettez moi mes pièces je vais renter chez moi. Comme ça on peut aller jusqu’à votre base. A 1 heure, ils ont arrêté un taxi, nous sommes montés à bord. Arrivés à Matam, ils m’ont dit de descendre car nous sommes arrivés à leur base. J’ai ouvert la porte et celui qui était à côté de moi m’a donné un coup de pied et je me suis retrouvé dehors. Il a aussitôt braqué son arme sur le chauffeur en lui disant de filer. Et ils m’ont laissé là évanoui. Ce n’est qu’au petit matin que je me suis retrouvé.»
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