2009-04-26 20:15:24
L’on se rappelle qu’une déclaration du ministre de l’information et de la culture, Justin Morel Junior en date du 7 avril dernier, accordait dans les médias de service publics (RTG, Horoya, AGP), des espaces libres d’expression aux forces vives de Guinée (Partis politiques, Syndicats, Société Civile). Notamment sur les sujets d’intérêt national. A la grande surprise des leaders des partis politiques, la RTG leur demande pour chaque reportage 1 million de Francs Guinéens. Ce qui viole les textes régissant le fonctionnement des partis politiques et bafoue la libre expression des leaders.
Selon nos informations, le leader de l’Union pour le Progrès et le Renouveaux, l’honorable Bah Ousmane a payé la bagatelle d’un million de GNF pour la couverture médiatique de l’an 5 de la disparition de l’honorable Siradio Diallo à Labé la semaine dernière. Aussi, certains leaders des partis politiques ont été facturés pour la couverture de leur meeting. Cette nouvelle décision des autorités des médias d’Etat fait que les partis qui n’ont pas de moyens ne peuvent pas s’exprimer sur les antennes de la RTG. Or, Dieu seul sait qu’ils sont nombreux, ces partis qui ne peuvent pas débourser de l’argent à chaque fois qu’ils ont une activité à faire couvrir par les médias.
Par ailleurs, les travailleurs de la RTG se posent moult questions sur la gestion de ces montants. Aujourd’hui, l’administration de la RTG Koloma empêche toute diffusion de reportages qui ne rapportent pas financièrement. Ce qui fait que les reporters de cette maison de radio ont abandonné les rédactions pour s’occuper de la gestion du quotidien à travers la ville.
Notons au passage que le président du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara vient d’ordonner le déblocage de 3 milliards de francs guinéens et de 3 véhicules pour la RTG.
Selon un technicien qui a requis l’anonymat, ‘’malgré cet engagement des nouvelles autorités à accompagner la RTG dans l’accomplissement correct de sa mission, des problèmes subsistent’’. Donc, au ministre Morel de revoir cette situation au profit de la nation toute entière. Puisque dans les conditions normales, la RTG doit offrir un service public. C’est pourquoi tout le fonctionnement est géré par les Finances Publiques.
Lamine Soumah

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