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Conseil national de transition : Définir le problème avant la solution2009-05-04 10:38:13 Avec les changements brusques et imprévus que connaît la vie politique de notre nation, il est difficile de savoir quand et comment donner un avis. Mais comme dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais. Basé sur l’ordonnance du 27 avril (en cours d’amendement), je me permets donc de donner mon humble avis sur la nécessité de réduire le nombre de composantes sociales à représenter dans le Cnt, surtout la nécessité d’exclure les partis politiques et – notez bien les guillemets – les « Guinéens de l’étranger ». Pratiquement le Cnt sera l’organe qui facilitera le transfert du pouvoir, pendant les 8 mois qui restent de cette année, des mains du Cndd et du Président Dadis aux mains d’une Assemblée nationale et un Président de la République démocratiquement élus. Donc, par souci d’impartialité, à l’image des membres du Cndd, de sont président et du Premier ministre, tous les membres du Cnt doivent s’engager à ne PAS se présenter aux élections prochaines. Ainsi, de deux choses l’une : soit les représentants des partis politiques sont exclus du Cnt et s’occupent à préparer leurs électorats et à donner leurs avis quand le besoin se fait sentir ; soit, s’ils tiennent à faire partie, on clarifie dès le départ qu’aucun parti représenté dans le Cnt ne pourra présenter de candidats aux élections prochaines, tant législatives que présidentielles. Quant à nous Guinéens de l’étranger, notre représentation dans le Cnt doit se faire comme tous les autres Guinéens, sans la précision « Guinéens de l’étranger ». Tout comme naguère on n’a pas précisé que les « Premiers ministrables » soient proposés parmi les Guinéens au pays et ceux de l’étranger, tout comme on ne le fait jamais dans la constitution des gouvernements, on ne doit point le faire pour le Cnt. Une fois que les différentes proportions sont établies, les Guinéens de l’étranger, comme ceux au pays, avons notre droit de faire partie, chacun à partir du groupe social qui lui correspondrait le mieux. Cela dit, nous (Guinéens de l’étranger) devons continuer nos efforts d’unification sous forme d’organisation associative, avec des objectifs précis. Á propos des composantes sociales à représenter dans le Cnt, considérant l’état actuel des choses, nous pouvons les simplifier en quatre seulement : L’avantage de cette simplification est double. D’abord elle réduit les dédoublements superflus ; par exemple les organisations de femmes et de jeunes sont bel et bien de la Société civile. Ensuite, elle permet d’éviter des ségrégations inutiles. L’ordonnance du 27 avril cite des économistes, des enseignants, des journalistes, etc. Ainsi pourrait-on se demander, par exemple, pourquoi les économistes et pas les sociologues. Or avec la 4e composante ci-dessus, toutes les spécialités faisant partie, le problème ne se pose plus. Enfin, je précise, comme d’habitude, qu’il n’y a aucune intention cachée derrière cet avis. Toute faiblesse est due à un manque d’informations ou à la simple erreur humaine. Quelque erroné qu’il fût, cependant, je reste convaincu de son utilité, ne serait-ce que par les réactions qu’il pourrait provoquer de la part de personnes bien informées et mieux éclairées que moi. C’est pourquoi je prends le risque de le faire publier, tout en présentant mes sincères excuses à tous ceux qui s’en sentiraient choqués. Mahmoud Ben Said
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