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Dadis demande de l’aide à Ellen Johnson Serleaf
2009-05-15 01:12:07 Depuis ce jeudi matin, 14 mai 2009, la présidente du Libéria, Ellen Johnson Serleaf est en visite en Guinée. Selon le communiqué officiel qui annonce son arrivée, la présence du numéro un libérien en Guinée s’inscrit dans le cadre d’une visite d’Etat et d’amitié existant si heureusement entre la Guinée et le Libéria. Accueillie à l’aéroport international de Conakry Gbéssia par le président Capitaine Moussa Dadis Camara, la présidente du Libéria a été aussitôt conduite aux cases de Belles vues pour un entretien avec son homologue guinéen. A noter que c’est la première fois depuis la prise du pouvoir par le conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) que Ellen Johnson Serleaf rend visite aux nouvelles autorités du pays. A noter d’ailleurs que la présidente du libérai vient en Guinée au moment où la junte est dans une situation critique. En effet, selon les propos du président capitaine Moussa Dadis Camara, depuis la prise du pouvoir par l’armée, aucune institution financière internationale n’a donné un sou à la Guinée. A cela s’ajoute la montée fulgurante du banditisme dont les principaux accusés sont encore les militaires qui éventrent magasins et boutiques à travers la ville de Conakry. Toute chose qui fait que Dadis n’a plus pour priorité la lutte contre la drogue, la corruption, les détournements et l’organisation d’élections. Dorénavant, la restructuration de l’armée est le seul souci qui tenaille Dadis et l’empêcherait même de dormir. Pour la non reconnaissance de son pouvoir et l’absence d’aide internationale, Dadis n’a qu’à s’en prendre à lui-même ! Il s’est discrédité : - en montrant dès le début qu’il est complice de la famille de Conté qui est responsable de toutes les dérives en Guinée et en les mettant au-dessus de la loi. Même si Lansana Conté lui avait cédé le pouvoir, il devait se montrer républicain en ne mettant personne, ni lui-même ni la famille de Conté au-dessus de la loi en Guinée. - en choisissant Claude Pivi comme ministre alors que mêmes les Nations Unies demandaient son jugement pour les crimes qu’il a commis. Il pouvait ne pas l’arrêter mais jamais le mettre en avant. Les Etats de droit et respectables ne peuvent jamais collaborer avec un tel régime. - en nommant plusieurs militaires dans le gouvernement alors qu'on lui avait demandé le contraire et qu’il l'avait promis. Quand on prend le pouvoir par coup d’Etat, on ne peut faire autrement que partager le pouvoir avec le groupe. C’est pourquoi cette méthode de conquête du pouvoir ne marchera plus. Heureusement ! - en laissant continuer l’arbitraire dans le pays au non du CNDD dont il est président. Toutefois, le chef d’Etat a marqué un gros point en n’écoutant pas des opportunistes et comités de soutien qui voulaient l’utiliser pour leurs intérêts personnels en Guinée. De sources médiatiques, le président guinéen aurait demandé à son homologue du Libéria de l’aider à sortir son pays de cette impasse. Dadis sera mieux conseillé s’il se concentre maintenant sur l’organisation des élections transparentes et équitables. Une telle transition réussie ferait de lui au moins le père de la démocratie en Guinée et rendrait son retour triomphal au pouvoir possible, comme ATT du Mali et Mathieu Kérékou du Benin par exemple. Mais s’il échoue ici, alors Dadis n’aurait fait que frustrer les uns sans satisfaire les autres en Guinée et dans la communauté internationale. Il aura tout perdu alors qu’il est si jeune et a tout l’avenir devant lui. Namory Condé
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