|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
CNDD: Serait-il le Conseil des Nigauds, de la Débande et de la Destruction2009-05-14 21:30:34 « Aucune conscience humaine consciente ne peut continuer décemment à se taire face à l’enfer du peuple de Guinée et l’opulence arrogante de la junte militaire. » Après cinq mois de règne chaotique et anachronique, les CNDD a montré ses limites, ses tares et ses déficiences. À défaut de venir au pouvoir pour construire ou reconstruire le pays, on fini par détruire, démolir et décourager le peuple. Personne n’ignore les sacrifices, les peines, les privations et autres restrictions pour construire une maison et donner un abri à ses enfants. Selon une statistique onusienne, la Guinée est le pays le plus démunis en habitations (maisons) avec un indexe de pauvreté en logement le plus élevé du continent Africain. Aussi, la Guinée se retrouve être en peloton de tète des pays où il est difficile de construire, la pauvreté s’ajoutant aux prix élevé des terrains et matériaux de construction, il est pratiquement impossible de se bâtir une maison en Guinée sans ses priver de loisirs, sans des sacrifices personnels et familiaux très lourds. S’il est vrai que des citoyens ont construit sur des parcelles de l’État mais ce qui est aussi vrai et indéniable, ce que ces Guinéens ont acheté les terrains des mains des agents de l’État. Alors pourquoi s’en prendre aux acheteurs et gratifier les vendeurs -voleurs? Une autre vérité, la Guinée est l’un des pays le moins peuplé de l’Afrique. Avec une superficie qui est égale presque à celle de l’Italie qui compte de 50 millions de citoyens, la Guinée ne compte que 9,5 millions d’âmes. Donc, il y a énormément d’espaces inhabités, vierge en Guinée. Le gouvernement peut toujours trouver d’espace pour construire des parques, des cités, des usines, etc…s’ils en ont la volonté. Le CNDD et le capitaine Dadis Camara n’ont-il rien appris de Kaporo-Rails ? À quoi cette destruction a-t-elle servi au gouvernement de Lansana Conté d’alors ? Où sont ceux qui ont commandité cette barbarie foncière et humaine au delà de toute conscience humaine lucide ? Des centaines de maisons ont été démolis et des milliers de Guinéens transformés en des « sans-abris » à Kaporo-Rails laissant un terrain vierge devenu une foire pour les rats, les souris, les insectes et autres créatures. Pourquoi avec le CNDD, le Droit et l’intelligence n’ont pas primé sur l’usage de la force et la barbarie ? Toute comme Lansana Conté et ses sbires, le capitaine Dadis Camara sera hanté tout le reste de sa vie et au l’au-delà par ces destructions de maisons de pères de familles, créant des sans abris dans un pays déjà déficients en habitations. Ce qui certain, ces abus ne feront par la popularité du CNDD agonisant et sous perfusion extérieure, à la tête d’un pays dont la trésorerie est au rouge, en même temps que la junte militaire et ses thuriféraires, dilapident sans vergogne les miettes qui atterrissent dans les caisses de l’État. Alors que la junte militaire avait suscité une très mince lueur d’espoir à l’aube de la prise du pouvoir, les rêves se sont transformés en illusions car le CNDD (Conseil des Nigauds, de la Débande et de la Destruction) s’est vite transformé en oligarchie à l’image de temps de Lansana Conté avec des mafias et des conseilleurs malintentionnés. Le camp Alpha Yaya Diallo, quartier général de la junte s’est transformée en ruche d’abeilles désertée, où chacun vient à la recherche de quelques gouttes de miel. L’inexpérience en politique du Capitaine Dadis est exploitée à fond par ses proches eux-mêmes. Certains militaires et non des moins importants, qui sont en fait des militants loyaux à certains leaders politiques, profitent de l’inexpérience politique du chef de la Junte militaire pour fausser la route à Dadis. Certains membres de la junte, qui sont le fer de lance dans les mauvais choix politiques, économiques et fonciers de la junte, ont déjà conclu des deals des «contrats » avec des leaders politiques dont ils œuvreraient dans le bricolage des élections à venir. Ainsi sous les mauvais conseils de certains « faux camarades » et « faux compagnons », le Capitaine Moussa Dadis Camara s’est transformé en roi, avec une cour resserrée autour de ses parents, de ses pseudo-fidèles, et de quelques cadres cooptés et débauchés ici et là. Il n’a octroyé que quelques strapontins à ceux qui ont réellement été les vrais artisans du putsch contre le cadavre Lansana Conté. Pour combler le tout, le CNDD est devenu le refuse de ces chercheurs à manger sans assise politique à l’affût de la moindre occasion de s’en mettre plein les poches. Aujourd’hui, la Guinée est en panne, le Capitaine Moussa Dadis Camara ne doit être un leader sans cœur et dépourvu de bon sens. La majorité des Guinéens et des observateurs de la politique de la junte militaire, pensent que le CNDD (Conseil des Nigauds, de la Débande et de la Destruction) est une autre tragédie tout comme le CMRN mais que les Guinéens « doivent prendre cette tragédie qu’ils vivent depuis 5 mois comme une véritable opportunité ». La junte militaire offre l’image d’un troupeau de militaires aigris contre la richesse des uns et autres, jaloux des maisons des citoyens et décidés à appauvrir les populations. Les membres de la junte militaire, au lieu de fixer leurs esprits et leurs buts dans la contemplation et l’application des vérités abstraites, intellectuelles, spirituelles et supérieures, orientées vers le bien et la lutte contre le mal, ils ont ouverts démesurément leurs âmes et leurs cœurs à l’amour des jouissances matérielles et au mal. Depuis un demi-siècle, l’impunité y règne en maître absolu et continue, comme une pieuvre, à étendre ses tentacules partout. Aussi longtemps que l’impunité continuera d’être vénérée en Guinée ; aussi longtemps que les auteurs des crimes de sang et bien d’autres ignobles crimes se verront gratifiés de postes ministériels pour les uns et bombardés de grades militaires pour les autres en guise de prime pour « services rendus », la Guinée ne pourra s’attendre à quelque chose de bon. La junte militaire se cache derrière une fausse promesse de retour à la démocratie de façade pour piller les richesses du pays, pendant que le peuple se noie chaque jour dans la pauvreté et la médiocrité. Aujourd’hui, un vent de panique semble s’emparer des tenants du pouvoir, la junte militaire, qui tentent désespérément de persuader l’opinion nationale et internationale sur les fondements du putsch. La confusion est si totale que certains membres du CNDD qui ont osé cracher la vérité à Dadis Camara sont emprisonnés et en coulisse, il ne fait plus aucun mystère sur l’intention certains militaire de quitter le navire « CNDD ». Cette atmosphère de fin de règne est accentuée par les rumeurs répétées de putsch militaire et d’un imminent remaniement gouvernemental avec le divorce entre Kabinet Komara et Dadis Camara. Où est le changement promis par le CNDD (Conseil des Nigauds, de la Débande et de la Destruction) ? Un vrai changement signifie l’abandon de la culture de corruption, de concussion et de prévarication. Face à un régime despotique des plus cruels et, surtout, destructeur de « l’Etre Humain » dans ses dimensions morales, spirituelles, matérielles et intellectuelles, face à un pouvoir sanguinaire et macabre réputé réduire à néant le peuple qu’incarnait le CMR, le PUP et Lansana Conté, il semble que le CNDD offre le pire. Aujourd’hui, le Capitaine Moussa Dadis Camara en lui seul représente doublement le pouvoir exécutif et les Institutions. Lui seul en réalité détient le monopole de la parole, c’est-à-dire le pouvoir de critiquer, d’emprisonner, de suspendre, de distribuer à volonté de l’argent aux personnes de son choix, d’abolir et de remanier selon ses phantasmes et son délire narcissique. Il détient seul l’imperium : avoir le pouvoir de vie et de mort sur le peuple de Guinée. Aujourd’hui, en Guinée et cela depuis toujours: « la vérité c’est l’interprétation des événements selon la vision et la volonté de ceux qui sont au pouvoir ». Il est temps que les Guinéens ouvrent vraiment leurs yeux, et changent de mentalités. Il faut avoir le courage patriotique et historique (si les Guinéens connaissent les vraies dimensions des mots « COURAGE » et « HISTORIQUE») de tirer les leçons appropriées des erreurs du passé. Les militaires, à coté de ces politiciens véreux, ont été les co-responsables du malheur de la Guinée. Il est grand temps de vous retirer de la scène politique et laissez la place aux jeunes soucieux du développement socio-économique et politique du pays. Dans cette optique de libération nationale, il faut que la Jeunesse Guinéenne se ressaisisse et prend son destin en mains. Sans cela, la Guinée continuera de s'enfoncer dans l'abîme. Il faut que le capitaine Dadis Camara et le groupe qui l’entoure, cessent de considérer le pays comme un butin de guerre dont ils usent et en abusent. Le Capitaine Dadis Camara a le devoir moral de prêcher par l’exemple. Accepter ou pas, la Guinée est une « Bombe Sociale » qui explosera à tout moment et de façon répétée car, oui « ventre creux n’a pas d’oreilles ». En plus, tant que libertés individuelles et publiques sont ignorés, la Guinée ne connaitra qu’une succession de dictateurs achetés ou soutenus par des pays étrangers prédateurs. Aucune conscience humaine consciente ne peut continuer décemment à se taire face à l’enfer du peuple de Guinée et l’opulence arrogante de la junte militaire. La gestion des affaires du pays doit faire appel à des compétences capables de défendre et développer le pays. Il ne doit pas y avoir de place pour l’amateurisme. Aujourd’hui, le premier bon sens serait de ne pas organiser une élection sans une base statistique fiable du nombre actualisé des électeurs potentiels. Organiser une élection est loin d’être la solution idéale pour le pays qui n’a jamais connu de culture démocratique. Les élections seront une source de discordes nationales et de déstabilisation. La démocratie naît de la volonté, de la culture et de l’éducation, mais pas de l’urne. Il faut créer la fondation et le soubassement pour que la démocratie puisse germer, grandir et prospérer. On ne peut pas semer le riz sans avoir préparer le terrain (défricher, nettoyer et aménager le sol). Si l’on veut endormir un bébé, on lui chante une berceuse au lieu de lui balancer une musique hip-hop. C’est avec la DOUCEUR qu’on calme les choses. Les Guinéens ont besoin d’un leader avec compassion, avec miséricorde, pitié, protecteur des faibles et des démunis, non un leader démolisseur, revanchard et protecteur des grands bandits à col blanc et défenseur des criminels. Pour trouver de solutions aux problèmes du pays, énormes soient –ils, l’on n’as pas besoin de bulldozers pour ratisser les maisons des citoyens, l’on pas besoin de Kalachnikovs pour régler les conflits, épineux que soient-ils. Ne dit-on pas que : « Pour arranger une dispute, on n'apporte pas un couteau qui tranche, mais une aiguille qui coud ». Proverbe Bassa du Cameroun « La vie, la maturité, la volonté, la raison, le savoir, la dignité, la vertu, la piété, sont des bienfaits que Dieu a mis à la disposition de l'Homme et manquer à chacun d'eux serait une trahison ». Ostad Elahi Depuis le putsch militaire du 23 Décembre 2008, la Guinée offre cette image vivide d’un bus (camion) embourbé et en panne. Au lieu de demander à tous les passagers d’en sortir pour pousser le camion, les passagers (les Guinéens) se battent et se précipitent pour entrer dans le véhicule. On se bat et on dispute qui doit manier le volant, qui d’autre doit être responsable de la pédale d’embrayage, qui doit contrôler l’accélérateur, qui doit être le maitre du levier de vitesse... Sortir de cet engrenage semble plus pénible que parcourir les quelques mètres qui mènent au garage où il est possible de réparer durablement le bus pour continuer le chemin en toute quiétude. La pauvreté en Guinée est une insulte. Elle a diminué, elle déshumanisé, elle a détruit le corps et l'esprit, sinon l'âme des Guinéens. La pauvreté, c'est la plus mortelle des violences. Le pis de tout, c'est qu'elle persiste, s’empire en dépit des potentialités économiques du pays et des promesses des tenants du pouvoir. Les Guinéens sont si habitués à la pauvreté que la majorité pense que c’est une fatalité, que la pauvreté a toujours existé et existera toujours, alors que la pauvreté n'est pas une loi de nature, mais elle est le résultat d’une déficience de leadership politique dans le pays. Mamadou Diallo, MD Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum NB : Mamadou Diallo est Médecin Généraliste (Physician) Source : www.guinea-forum.org/ www.guinea-forum.org
3 commentaire(s) || Écrire un commentaire
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||