URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=2850
2009-05-17 21:47:27
L'ordre des avocats guinéens a demandé, vendredi à Conakry, que les militaires cessent de s'immiscer dans les affaires relevant de la justice et dénoncé de "graves violations des droits de l’Homme" depuis la prise du pouvoir par l'armée le 23 décembre.
Le barreau, qui compte 160 avocats, a remis une déclaration à la presse, à l'issue d'une assemblée extraordinaire.
Ils y affirment que l'installation au pouvoir du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte) avait "suscité un immense espoir dans les coeurs de l’écrasante majorité de la population excédée par les abus du système Conté".
Des officiers avaient pris le pouvoir au lendemain de la mort du général Lansana Conté, après 24 ans de règne sans partage.
Mais "quatre mois après, force est de constater que la situation des droits de l’Homme s’est nettement détériorée", juge le barreau.
La prise du pouvoir par le CNDD "semble laisser croire à chaque militaire ou paramilitaire qu’il exerce une portion de ce pouvoir, là où il se trouve (...). Des citoyens et même des avocats sont régulièrement convoqués au camp militaire Alpha Yaya Diallo" (siège de la junte), déplorent les avocats.
Ils y "comparaissent soit devant le secrétariat d’Etat chargé des conflits, soit devant le président de la République (le capitaine Moussa Dadis Camara, ndlr) en personne pour débattre des procédures judiciaires à caractère civil, commercial, pénal ou social (...)", selon le barreau.
"Il résulte de ces pseudo-procès, retransmis sous forme de shows télévisés, des décisions qui n’offrent aucune possibilité de recours dans le contexte actuel mais qui pourrait être remise en cause après le CNDD" relève-t-il.
L'ordre des avocats demande à la junte de faire cesser les "immixtions dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire" ainsi que "les intimidations, menaces, exactions et arrestations arbitraires".
Il souligne "l’impérieuse nécessité de supprimer le secrétariat d’Etat chargé des conflits, le bureau des investigations judiciaires créé au sein du ministère chargé de la sécurité présidentielle et toutes autres formes de justice parallèle instaurée dans les camps militaires".
Source : Agence France-Presse
VOS COMMENTAIRES | |
| Me LAMAH Dakar | 20/05/2009 16:07:23 |
| Voilà un bon commentaire auquel tous les acteurs de l'Etat de droit doivent appuyer par leur intervention. Il ne suffit pas de reclamer les élections seulement mais les principes de base de l'Etat de droit. J'espère que vous très nombreux d'intervenir sur ce sujet. | |
| lamine soumah | 23/05/2009 04:45:01 |
| bonsoir, Il faudra faire comprendre aux guineens(es)tout simplement le minimun pas le maximun de droit qu'un pays doit avoir,par ma voix et par la voix de tous ce qui ont soif de liberte et de democratie d'arreter d'appeler le capitaine dadis "president" de la republique pourquoi? non seulement il s'est autoproclame d'une part, d'autre part il considere que le peuple de guinee sont tous des stipudes ----s, je demande a toutes personnes de bonne foi qui voudront s'exprimer sur des sites et autres moyens de communications d'appeler "le chef de la junte militaire capitaine moussa dadis camara" un point c'est tout, a cela , vous verrez qu'il sera moins gonfle noter le . je persiste et signe que le capitaine dadis n'est qu'un simple fanfaron et que je n'aurai pas besoin de predire l'avenir avec qui que ce soit a ce sujet... Non a la troisieme dictature. Mort ou vif. ca suffit, merde... | |