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Affaire ex-poste de Madina

Elhadj Mamoudou Sow demande des comptes à l’Etat Guinéen


2009-05-22 01:46:54

Le salon du cabinet d’Etudes de Me Ibrahima Dabo, sis au carrefour Constantin, dans la commune de Matam a servi de cadre ce jeudi matin à une conférence de presse. Cette rencontre portait essentiellement sur le contentieux Elhadj Mamoudou Sow, opérateur économique et l’Etat Guinéen à propos de la gestion de l’ex-poste de Madina.

D’entrée, Me Ibrahima Dabo, avocat à la Cour, après avoir planté le décor dira que le ministère de la Communication et des nouvelles techniques de l’information a injustement récupéré des mains de son client, Elhadj Mamoudou Sow la gestion de l’ex-poste de Madina. Selon lui, son client aurait assigné l’Etat guinéen en justice pour éclairer la lanterne des uns et des autres sur ce problème, mais aussi demander à l’Etat de payer les dommages et intérêts. « L’ex-poste de Madina, est effectivement une propriété privée de l’Etat. Mais mon client est le locataire et bailleur principal par trois reprises avec l’Office de la Poste Guinéenne-OPG-, le patrimoine bâtit et le ministère de l’Urbanisme et d’Habitat » reconnaît Me Dabo. Cependant, il précise que l’Etat guinéen, dans sa volonté de nuire à son client est passé par des méthodes musclées pour lui extorquer 731.140.740 FNG représentant des prétendus arriérés de loyers. Aux dires de Me Dabo, ce département aurait détruit  toutes les réalisations de son client  sur le  site. Cela, en dépit de l’avertissement écrit du ministère d’Etat chargé de la construction, de l’Aménagement et du patrimoine bâtit public, indiquant clairement que cet immeuble échappe à sa gestion et son contrôle. 

« Mon client est victime d’un grave et impitoyable abus de pouvoir » martèle l’avocat Me Ibrahima Dabo.

De son côté, Elhadj Mamoudou Sow dira qu’il a été trompé en construisant sur ce local. Il regrette surtout les montants colossaux qu’il a investis depuis 1998 et qu’il qualifie désormais de simples gaspillages. Au terne de la rencontre,  Me Dabo et son client se disent déterminer à aller jusqu’au bout. C'est-à-dire le dédommagement de Elhadj Mamoudou Sow. Autant donc dire que ce feuilleton est loin de finir. Car, ils sont nombreux aujourd’hui des guinéens victimes d’expropriation de leurs domaines par le CNDD.  Or, comme l’IBCG (Initiative de Bruxelles pour le Changement Démocratique) l’a fait savoir dans deux émissions de Jacques Roger, le 18 avril et 16 mai (lire lien) , il y a des recours possibles contre l’Etat guinéen devant les tribunaux en Guinée et auprès de la CEDEAO pour les victimes actuelles des destructions du CNDD. Cette organisation encourage d’ailleurs les victimes à constituer des dossiers dans ce sens. Plus personne ne doit se résigner devant l’arbitraire en Guinée. Rien n’est plus injuste que d’accepter de subir une injustice sans se défendre dans la mesure du possible.

Nous y reviendrons.

GuineePresse.info


 

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VOS COMMENTAIRES

Doumbouya22/05/2009 11:02:50
éternel merci à IBCG pour son combat pour l'état de droit et la défense des populations guinéennes. pour une fois je fais confiance en une organisation guinéenne qui est manifestement au service des guinéens e non à la recherche de postes. on attend toujours le fameux COLLECTIF POUR LA JUSTICE dirigé par Ibrahima Sory Makanera et le CPG de Bachir Kaba qui nous avaient annoncé tous deux poursuivre le groupe de Ousmane Conté et Pivi auprès du TPI. quel tournant a pris ce dossier connaissant que Ibrahima Sory Makanera et ce Bachir Kaba font partie des "bruxolo-parisiens" qui font la cour au CNDD depuis le 23 décembre? eux et leurs amis nous proposent encore de nouveaux projets des guinéens de l'extérieur sans plus se rappeler leurs engagements passés. nous leur demandons de finir ce qu'ils ont commencé et nous faire le bilan avant toute nouvelle entreprise. sinon seuls les "imbéciles" les suivraient encore.
les syndicalistes quant à eux n'ont fait aucune preuve de patriotisme ni d'humilité en se proposant 20 places dans le CNT tout en acceptant l'exclusion des intellectuels de l'extérieur. On comprend bien que le partage de postes en était le vrai motif. que peuvent faire ces syndicaliste dans un tel organe? tout le monde sait comment ils ont négocié la sortie de crise avec l'analpabète Conté en lui offrant Kouyaté. ils n'ont aucune compétence juridique qui permet qu'on leur confie le toilettage de notre constitution. de vrais patriotes feront plutôt appel à des hommes compétents et expérimentés pour le service de la nation. c'est pour toutes ces raisons que j'adresse mes vives félicitations aux membres de l'IBCG.