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Dadis doit partir …….2009-05-23 18:10:53 Le Capitaine Dadis Camara est rentré dans l’histoire de la Guinée par la fenêtre. Il a deux choix : -Sortir comme un « Héro National » par la grande porte avec tout ce que cela comporte comme honneur : c’est ce que je souhaite, C’est à lui de faire le choix stratégique de son « exit » (de sa sortie honorable ou déshonorable) pour son avenir propre et celui de ses enfants. « Retirez-vous de la scène politique et laissez la place aux vrais patriotes soucieux du développement socio-économique et politique du pays ». Depuis votre arrivée au pouvoir la descente aux enfers continue, la Guinée continue de s'enfoncer dans l'abîme. Les 5 mois de règne de la junte militaire n’a servi qu’à la construction de la haine, de l’humiliation et la division tant dans l’armée et que dans la population civile grâce à des règlements de compte, une justice à plusieurs vitesses et un esprit de vendetta. Sous les yeux de la junte militaire, la Guinée se meurt de plus à cause d’une mentalité obscurantiste, décadente et rétrograde, d’un état d’esprit suranné, résultant d’une conception du pouvoir politique qui asservit et chosifie la jeunesse guinéenne. Les Guinéens ont assisté ces derniers mois à une multitude de bêtises, d’ignorance et de caprices déplacés de la part d’une junte militaire qui s’est approprié le pouvoir au dépend de millions de Guinéens, en allant à l’encontre de toute morale de la société, en piétinant les « Droits de l’Homme » les plus élémentaires et en bafouant la liberté d’expression. Lorsque l’on a gouverné avec arrogance et pris le plaisir de jouir de tant de privilèges du pouvoir, la sortie la plus honorable serait sans doute celle de Bernando Viera Nino. La junte militaire est sur les traces de Lansana Conté qui disait : « la Guinée c’est moi, le gouvernement c’est moi et le pays me doit tout, et lui ne doit rien au pays ». Quoi de plus normal qu’après plus de deux décennies au pouvoir, Lansana Conté n’a laissé qu'un pays pauvre et appauvri, sans honneur. Et les dirigeants de la junte militaire ne tirent pas leçons du passé, ils font les mêmes bêtises. La junte militaire doit comprendre que :« Quand même elle manque d’idées, elle devrait au moins avoir le bon sens. Un minimum ». Depuis des dizaines d’années, l'avenir de tout un peuple est gâché par la méchanceté et l’avarice des militaires qui loin de défendre l’intérêt supérieur du pays, sont au service dune personne contre le bonheur du peuple. Il ne reste aux militaires Guinéens que de pratiquer le cannibalisme après avoir tué le peuple pour refléter leur degré de méchanceté et de sauvagerie a l’endroit des Guinéens. Les Guinéens ont-ils conscience de la situation dans laquelle notre le pays est plongé ? Depuis des décennies, le pouvoir est perçu comme la « principale et la plus rapide source d’enrichissement facile ». C’est la raison principale de la conception erronée du pouvoir comme : «le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache », qui est devenue la seule maxime dans l’esprit des militaires Guinéens. Le pouvoir est au bout de la kalachnikov et le vainqueur considère le pays comme un butin de guerre. « Le pouvoir est au bout de la Kalachnikov » est devenu le raccourci des officiers insolents et irresponsables, des militaires aux esprits déliquescents qui ne sont mêmes pas fichus de reconnaitre leurs actes, leurs transgressions, leurs profanations et leurs péchés. Subitement, les plus bêtes, parce qu’ils ont le monopole des armes à feu et de la barbarie, sont devenus les plus intelligents, les plus aimés. Cette conception de la « raison du plus fort, du plus armé est toujours la meilleure » a fait mystifier que le pouvoir est une sorte de « Fée » qui permet à ceux qui détiennent le pouvoir, de réaliser et de régler toutes leurs frustrations, tous leurs fantasmes, de masquer leurs lacunes et de polir leur médiocrité en faisant d’eux, des « Dieux » ayant pouvoir de vie et de mort, de distribution de fortunes et de punition selon leurs désirs et leur colère. L’ultime objectif visé, la « messianisation » du pouvoir et sa « paternalisation » pour des discours infantiles envers un public infantile. Le patron de la junte militaire considère la Guinée comme un bien familial à rentabiliser au maximum pour un enrichissement personnel et familial. Il n’est plus surprenant d’entendre des gueules des membres de la junte et de leurs parents, le slogan « c’est notre tour de nous enrichir » comme si la Guinée était une cagnotte où chacun venait se servir à son heure. Lorsqu’une personne n’a aucun mérite par soi-même, qu’elle brille par son inculture et sa lourdeur d’esprit, et donc aucun espoir de s’enrichir à travers son talent, il ne reste plus que de s’agripper au pouvoir comme un enfant aux seins de sa mère pour jouir sans effort (la Guinée offre l’image d’une femme tétée par un enfant : la junte militaire). La Guinée est devenue le jouet de gens très médiocres auxquels il a suffi justes des militaires sans scrupules armés de kalachnikov pour imposer une nouvelle dictature médiocre et sanguinaire qui fait fi des intérêts supérieurs de la Nation, de l’image et de l’histoire de la Guinée et de l’avenir des pauvres Guinéens. Ils prennent chacun de leurs cotés des décisions unilatérales, des déclarations incertaines pour se rétracter après ou s’y accrocher coûte que coûte par orgueil et égoïsme ! La junte militaire en Guinée, dont les membres pensent que c’est difficile de laisser le pouvoir doivent revoir leur logique au risque de voir laisser par le train de l’histoire. Si quitter le pouvoir, est si difficile, alors pourquoi Mandela (Afrique du Sud), Jerry Rawlings, Amadou Toumani Touré (Mali), Mathieu Kérékou Benin), le Général Aboubacar Abdoul Salam (Nigeria), l’ont fait ? Comme dit l’autre « quelque soit la longueur de la nuit le jour se lèvera ». Un écrivain Africain très sage et célèbre disait : « Sois un buisson si tu ne peux pas être un baobab. Si tu ne peux pas être une autoroute, sois une traînée, si tu ne peux pas être le soleil sois une étoile. Sois le meilleur de tout ce que tu peux être. Sois tout, sauf un traître à ta patrie ». À la junte de comprendre bien ce proverbe Burkinabé qui dit : « qui se permet d’avaler une noix de coco, doit avoir certainement confiance à son anus », et aux Guinéens de comprendre ce sage conseil de la vie : « Qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain, est condamné aux soucis immédiats ». Lorsque l’on a gouverné avec arrogance et mépris a l’égard de son peuple, et pris le plaisir de jouir de tant de privilèges du pouvoir alors le peuple végète dans la misère la plus noire, la sortie la plus honorable serait sans doute celle de Bernando Viera Nino. La destruction des maisons rendant des centaines de paisibles citoyens de « Homeless » (des sans abris) ne constitue ni une preuve d'intelligence, ni de compétence, c'est une preuve de défaillance honteuse et énorme en matière de savoirs, de savoir-faire et de savoir être pour prétendre être un Président de la République. À défaut de construire des habitations pour loger ses citoyens, il est inhumain de détruire les maisons des familles alors que le peuple croupit dans une misère indescriptible. Quelle insouciance que de s’adonner à un tel spectacle indigeste !
Dr. Mamadou Diallo, MD
NB : Mamadou Diallo est Médecin Généraliste (Physician)
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