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2009-06-20 12:12:09
Cellou Dalein Diallo, président de l'UFDG, a été empêché de tenir un meeting.
24 heures après l’interdiction faite à Cellou Dalein Diallo, leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), de tenir un meeting politique à Kérouané (environ 1000 km de Conakry), la classe politique est inquiète.
La suspension des activités politiques en Guinée est-elle réelle ? Ce vendredi 19 juin, la question est sur toutes les lèvres ou presque car aucune notification officielle n’a encore été faite. En tout cas, hier, Cellou Dalein Diallo, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a bien été interdit par les autorités de Kérouané, située à environ 1000 km de Conakry, de tenir un meeting dans la ville. Motif invoqué : la suspension des activités politiques décidée par le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD).
Ses militants ont été dispersés. Lui-même et sa délégation ont reçu l’ordre de quitter immédiatement la ville où ils devaient passer la nuit. Aucune localité n’ayant voulu les accueillir sur ordre de la junte dit-on, ils finiront par dormir à la belle étoile, près de Kankan, 300 km plus loin, avant de rependre la route ce matin en direction de Conakry.
Interdits d'antenne
Cet incident inquiète au plus haut point la classe politique. « Il est vrai qu’il n’y a encore aucune notification écrite officielle, confirme Jean-Marie Doré, le porte-parole des Forces vives et leader de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG), mais ce qui s’est passé est grave surtout si la décision est ponctuelle et qu’elle ne concerne qu’un seul individu ». « Si c’est vrai, ce n’est pas la bonne direction. D’autant que nous [les leaders politiques] sommes déjà interdits d’antenne dans les médias publics » renchérit François Lounceny Fall, à la tête du Front uni pour la démocratie et le changement (Frudec). « Je devais me rendre à Coyah samedi et à Boffa dimanche, mais on m’a prévenu que les autorités locales ont interdit les rassemblements politiques» dit-il au moment où des cadres de son parti tentent d’en savoir plus auprès des autorités administratives. Mais, le problème, c’est que cette décision de suspendre jusqu’à nouvel ordre les activités politiques sur l’ensemble du territoire, émanerait directement de la junte. Selon des sources sûres, le ministre de l’Administration du Territoire et des Affaires politiques, le civil Alexandre Cécé Loua, n’a pas été consulté. Pire, hier après-midi, ce sont des cadres de l’UFDG qui lui ont appris la nouvelle. Nouvelle qui n’augure rien de bon tant la transition paraissait déjà compliquée.
Interrogations
Enfin, le fait que cette suspension soit intervenue au moment Cellou Dalein Diallo entamait la quatrième journée de sa tournée nationale suscite des interrogations. « J’avais pris le soin d’envoyer des courriers aux autorités administratives concernées», précise Diallo qui a été surpris par la mesure. Avant lui, d’autres hommes politiques étaient allés sans souci à la rencontre de leurs militants à l’intérieur du pays.
Le pouvoir aurait vu d’un mauvais œil la mobilisation exceptionnelle des Guinéens à Faranah, Mamou et Kissidougou où de nombreuses activités avaient été suspendues pour accueillir en grande pompe l’ex- premier ministre candidat à l’élection présidentielle. La junte voudrait-elle lui mettre du plomb dans l’aile ?
Lire absolument:
Affaire Cellou Dalein Diallo: erreur sur la personne 11/01/2009 14:26:07
VOS COMMENTAIRES | |
| Thierno Diallo | 20/06/2009 17:21:03 |
| Il est temps pour l'UFDG et son leadeur de s'affirmer car toute la Guinee y est mobiliser pour leur cause. Dire a l'UFDG que les mouvement politiques sont interdites sur toute l'etendue du territoire nationale est une chause mais de la a aller j'usqu'a interdire le libre mouvement des citoyens et de leur bien est tout a fait une autre chose. Au dela de leur qualitees de leadeur politique, Cellou et sa suite sont tous citoyens Guineens. Par consequent on ne devrais pas les interdire de ne pas passer la nuit dans une localite de la Guinee ou simplement les interdire la rentree dans une autre localite. La delegation de l'UFDG qui s'est abstenu de tenir son meeting politique devrais quand meme refuser d'etre trimbaler en Guinee comme un immigrant illegal en Europe. Ce sont ceux la qui aspirent a la magistrature supreme en Guinee ... KABANAKO... Les politiciens doivent avoir le courage et l'audace de denoncer les derives du CNDD et surtous de defendre les droits de citoyens. | |
| Bocar Madani Thiam | 20/06/2009 18:36:25 |
| SI LA CASE DE TON VOISIN PRENDS FEU.... La classe politique guineenne doit immediatement reagir, mieux tous les citoyens doivent savoir que cette junte est dangereuse et nous mene droit vers la catastrophe. Les partis politiques, la societe civile, tout le monde doit envisager d'organiser un mouvement de desobediance civique. Il faut paraliser le pays, le rendre ingouvernable pour ces bidasses incultes avant qu'il ne soit trop tard. | |