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La transition en panne : Dadis poussé au recul !2009-06-24 01:11:59 La rencontre qui était prévue hier matin entre le CNDD et les forces vives au Palais du peuple s’est soldée par un demi succès sinon un demi échec. C’est selon. Toujours est-il que sur les 95 partis politiques agréés 18 seulement ont répondu à l’appel. En effet, la majorité des grandes formations politiques ont préféré s’occuper des choses sérieuses. Du reste, avec certainement à l’esprit que cette énième rencontre et peut être une de plus, ne résoudra rien sur la question de la transition sur laquelle plane tout un mystère. Les partis politiques ne se sont pas bousculés sur l’esplanade et jusqu’à 14 heures, il n’y avait que quelques trois leaders de partis politiques dans la salle. Sur les raisons de cette forte absence, on explique que dans leur majorité, les leaders politiques accusent le CNDD de recruter des jeunes et des femmes à travers la ville de Conakry uniquement pour remplir le Palais et faire du tintamarre. Une façon de détourner l’attention sur les vrais enjeux et tenter de faire croire à l’opinion nationale et internationale que le peuple n’accorde plus de crédit aux partis politiques. Et de ce point de vue, faire croire que le peuple ne serait plus partant pour la tenue des élections en fin d’année. « Les forces vives sont disposées au dialogue mais n’apprécient pas le caractère populaire de la rencontre… » peut on lire en substance dans la lettre que les forces vives ont adressée au président Moussa Dadis Camara, une correspondance d’ailleurs lue au Palais du peuple. Devant ce vide crée par la majorité des leaders des partis politiques, le Président Dadis ne pouvait qu’obtempérer et se remettre à leur volonté. « Trouvez un autre lieu de votre convenance et une autre date à laquelle nous allons nous rencontrer pour échanger sur la vie de la nation. Quant à moi, je m’en remets à votre sagesse » a lancé le chef de la junte avant de quitter le Palais du peuple. Quoi qu’il en soit, au lendemain du sommet de la CEDEAO qui a décidé de renforcer le groupe de contact local, cette autre rencontre avortée entre le personnel politique et le CNDD n’augure rien de bon. Il reste que les forces vives ont de réelles motivations pour pointer absentes à ces rencontres avec Dadis qui sentent le pareil et le même. Il n’est que de se reporter sur l’atmosphère folklorique instaurée et entretenue par le gouverneur de Conakry pour convenir que le Palais du peuple n’offre plus le meilleur cadre de discussion sur les grands problèmes de la nation. Un argument brandi par les forces vives qui ont pour ainsi dire, poussé Dadis et son équipe à reculer. Après tout, une mauvaise épreuve qui s’annonce à un moment où le chef de la junte capitalise un trésor d’inimitié ici et ailleurs. Linda Bah
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