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| Rabiatou Diallo |
2009-06-29 21:41:13
Vous avez suivi la rencontre dite Dadis-Forces vives-partis politiques, au Camp Alpha Yaya Diallo. Pour la première fois nous entendons Dadis parler calmement, même si la confusion des idées reste sa marque de fabrique. Probablement le travail de quelque conseiller téméraire, qui a enfin osé lui faire des remarques sur sa façon de présenter ses harangues. C'est mieux, mon Capitaine.
Le souteneur n°1 du CNDD , Kouyaté, pouvait ne pas y être. Ce n'était pas nécessaire, car il avait pris le soin, sous le conseil probable de ses nouveaux maitres, en accord avec quelques "partillons", de créer une arme à ne pas négliger, la branche politique du CNDD. Appelée pour la circonstance "forces patriotiques de Guinée". Il serait mieux de dire Farces…
Examinons trois "morceaux choisis" de cette rencontre.
1-Dadis
"Tous les grands géopoliticiens, tous les savants, personne ne pouvais imaginer qu'on pouvait s'asseoir ensemble entrain de discuter du sort de notre nation. Même moi (l'autre grand géopoliticien et savant…) qui suis en train de parler devant vous, tout le monde était dans l'inquiétude. On était tous assis sur une boule de feu…"
2-La prière de Sérah Diallo
"Voir ce qui a été fait, ce qui n'a pas été fait, ce qui est possible de faire. Les réflexions vous seront soumis en tant que chef de l'Etat, en tant que père de la nation. Vous aurez la latitude, en plénière, de livrer, d'une voix ce que toute la guinée souhaiterait avoir…" Salut et génuflexion devant Dadis.
3-L' "honorable" Jean-Marie Doré
" Madame Sérah a traduit exactement la philosophie, les réflexion et les objectifs que nous assignons à cette rencontre. Nous souhaiterions qu'il y ait une commission ad-hoc, qui regrouperait les ministères de souveraineté, le MATAP(?), pour évaluer les critères d'applicabilité du chronogramme. …Orienter la politique d'un pays, définir le cadre de l'économie d'un pays relève de la seule capacité du chef de l'état qui est le guide de la nation. C'est vous qui êtes chargés avec vos conseillers, de décider de la façon dont la Guinée doit évoluer politiquement et économiquement."
Essayons de décrypter ces éléments
Dadis reste ce qu'il est, grandiloquent mais sans substance, à croire qu'il s'est inspiré de certain "leader d'opinion" autoproclamé, très virulent contre ceux qui n'ont pas l'heur de lui plaire, mais allergique à toute forme de critique de ses "œuvres", chroniqueur tout aussi autoproclamé de certains sites Internet , dont les "filtres déontologiques" semblent de manière incompréhensible très coulants à son égard. Le cas classique d'échange de mauvais procédés.
Espérons seulement que Dadis soit le seul assis sur sa boule de feu. A charge pour ses thuriféraires de lui fournir de l'eau (fraiche) et des pantalons (neufs) pour remplacer ceux qui auraient brûlé…
Madame Sérah a posé son problème dans ses grandes lignes. Mais où se trouve pour elle la nécessité de traiter Dadis de "père de la nation", si jamais ce putschiste autoproclamé mérite un tel titre?
Elle nous ramène à la vieille philosophie communiste qui a crée les dictateurs sanguinaires: Staline "petit père des peuples", Pol Pot le "père fouettard" des Khmers rouges, Kim-Il-sung (père et fils, bientôt petit-fils), Sékou Touré "père "du peuple révolutionnaire et de l'indépendance etc.. Rabyatou Sérah Diallo est née en 1950. Elle est l'aînée de Dadis. La même qui clamait «Ils ne nous soumettront plus!» .
Cela ne l'empêche pas de faire une parfaite génuflexion politique et physique devant ce "père de la nation", élu par les Kalachnikovs. Avons-nous assisté au "chant de cygne" de Rabyatou? Réfléchissons bien et vite, chers concitoyens.
M. Jean-Marie Doré, le "psychosomatique", reste égal à lui-même: égaré sans espoir. Il réaffirme son adhésion totale aux idées de Sérah, laquelle s'est mise aux pieds de Dadis. Nous avons droit à sa nouvelle notion de 'ministères de souveraineté'. A se demander, où sont ceux de non-souveraineté. Ce monsieur , d'une bravoure reconnue (dans l'étalement devant Dadis) , est aussi de grande culture, c'est certain.
De fait, Sérah et Jean-Marie Doré rejoignent les "Farces patriotiques " de Kouyaté-Dadis. Pas un mot du CNT ou de la transition. Le vrai problème, pour ceux qui se préoccupent de l'avenir de notre pays et de nos enfants, réside en cette question: Pourquoi les représentants des partis qui comptent, et présents dans la salle, n'ont pas réagi à cette politique de démission, pourquoi ont-ils tous applaudi, Qui a donné le nom de "forces vives" à cet aréopage d'échines molles?
Conclusion
Cinquante ans d'imposture ne permettent toujours pas à certains guinéens de tirer les leçons de deux dictatures, et tuer dans l'œuf la naissance d'une troisième. Au nom d'un supposé consensus national des fils patriotiques, nous sommes invités au baptême consensuel de naissance d'une nouvelle dictature, celle d'un capitaine inculte.
Il faut se rendre à l'évidence: Dadis a déjà gagné, faute de combattants.
Thierno A DIALLO
VOS COMMENTAIRES | |
| Thierno | 02/07/2009 08:44:38 |
| M Keita, je suis d'accord avec vous. En fait le danger viens du fait que Rabyatou et Doré se sont présentés comme "porte-paroles" du groupe dit des "Forces vives", lequel groupe n'a eu aucune réaction dans la salle, y compris d'ailleurs Moctar DIALLO,que beaucoup de guinéens commençaient à considérer comme le vrai successeur de Ba Mamadou. Dans un combat ou vous ne détenez par exemple qu'un simple bâton, si vous dites à votre adversaire qu'il a "la latitude de son arme", il ne faut pas être étonné qu'il prenne une Kalachnikov.Dans ce cas,( même en étant super Bruce Lee), vous n'avez aucune chance devant ses les rafales de ses balles.Surtout que nos "militaires" sont des miliciens sans culture démocratique, nous le voyons tous les jours. Le vrai problème, ils sont presque tous des pédégistes attardés, sans culture. C'est trop risqué de leur confier d'aussi lourdes responsabilités. | |
| Doumbouya | 02/07/2009 12:21:56 |
| Thierno, je suis d'accord en partie avec toi. Mais Mouctar Diallo a bien agi dans cette histoire dans la mesure où il a réagi en dénoncant dès qu'il a eu la parole (avec les journalistes). Avec Dadis, ce sont les seuls porte-paroles qui devaient parler et vouloir intervenir là-bas aurait pu conduire à des injures et humiliations contre sa personne et on l'aurait qualifié de perturbateur. Plus personne n'allait reconnaitre sa raison. Grace à lui, on sait que les Rabiyatou ne sont pas toujours fidèles à leurs mandateurs. Personne ne l'aurait dévoilé. Grace à sa ráction, le vieux Doré et sa collègue confusionniste savent désormais qu'il faut faire attention. On doit remercier et encourager Mouctar. Rabiyatou qi a commencé par nier a fini par reconnaitre les faits. Elle était si troublée qu'elle même informe les Guinéens que c'est chez Mamadou Sylla que nos forces vives se nourissent maitenant. Après avoir conduit nos frères à la mort, les syndicalistes partagent à présent le buttin avec Sylla. Une souris ne pourra jamais devenir un elephant. Quelle que soit notre volonté de les grandir, les syndicalistes resteront minables en Guinée. Question de niveau et de moralité. Ils veulent que la situation reste confuse pour rester au devant de la scène. Je me demande comment se sentent aujourd'hui les miliers de familles qui avaient donné les noms de leurs enfants à Rabiyaou et à Fofana en apprenant que ce sont désormais de bons amis de Mamadou Slla? | |
| Thierno | 02/07/2009 12:38:40 |
| Merci Doumbouya, pour cette info que je n'avais pas. Je vois que nous pouvons toujours faire confiance à Moctar Diallo. Copmprenez que nous avons été tellement trompés que nous nous méfions maintenant. Comme on dit, chat échaudé craint l'eau froide. | |
| ollaid | 30/06/2009 01:29:00 |
| Quelqu'un devrait expliquer a Mme Rabiatou que Dadis ne peut etre "pere de la Nation", il est ne alors que la Guinee existait deja! On ne peut pas etre "pere" de quelque chose qui precede votre naissance! Un Chef d'Etat n'est pas automatiquement "pere de la Nation ou Republique". Pardon, expliquez lui: le "pere" ou "mere" est celui ou celle qui donne naissance a quelque chose. Et la democratie passe par la defiance de l'Autorite! Quand les Guineens comprendront cela! Et Allah! | |
| Moha | 30/06/2009 13:31:23 |
| Dadis est arrivé au pouvoir non pas par election mais de manière forte. Un tel messieur peut demeurer contre vent et marré. c\'est n\'est faisant des actes frotale contre lui qu\'il ira. ce n\'est pas en le menaçant qu\'il partira. il faut le menager, le rassurer de son avenir, et il partira. si les forces ouvrent le front,Dadis restera car, il se sentira menacer. de toute manière, il aura de suppoter.regardez quand les forces vives se sont mis à le critiquer farouchement, il est revenu quelque part sur sa decision de ne pas se présenter aux elections. je comprend alors les forces vives. | |
| Solo Keita | 30/06/2009 14:25:52 |
| Il ne faut plus avoir peur d'indexer les coupables qui qu'ils soient sans pour autant céder à la passion. Le vrai coupable dans la situation guinéenne n'est pas Rabiyatou Sera Diallo ou M. Doré. Elle est une syndicaliste limitée point de vue analyse politique et même intellectuel. Lui est un vieux intellectuel qui devait être à la retraite depuis des années. Si ce vieillard et cette secétaire syndicale sans grand niveau se retrouvent à la tête du forum de toutes les forces vives de la nation guinéenne, c'est qu'il y a une logique que l'Etat guinéen soit gouverné par Pivi alias Coplan, Moussa alias Dadis, Sekouba alias El-tigre, Sidiki alias Idi Amin, M. Bah alias Aidor. Tous des bandits et grands criminels sans niveau ni souci pour la patrie. Si on avait des leaders, ce n'est pas une simple secrétaire de bureau qui allait être porte-parole des Docteurs et Professeurs en Guinée. A présent, le doute n'est plus permis qu'au sein des forces vives, il y a des forces hostiles à l'instauration d'une vraie et rapide démocratie en Guinée. J'aimerais lancer un appel à toutes les associations qui se mobilisent actuellement pour demander un vrai changement politique cette année: Soutenir et encourager ceux qui agissent ouvertement pour les élections en 2009 et sanctionner les traitrises et la lâcheté. Ces associations pourraient par exemple se donner les mains et prendre contact avec le seul leader qui fait preuve de courage actuellement en Guinée, à savoir le nommé Mouctar Baldé du parti NFD. Lui demander de faire de sa formation politique un mouvement national des jeunes contre les vieux corrompus qui s'opposent au changement: tendre la main à tous les jeunes influents de Guinée pour constituer une liste électorale pour les législatives afin que la prochaine assemblée ne soit plus occupée par les aînés actuels (ma génération) qui ne sont que laches, peureux et corrompus. Ensemble, le NFD et les associations des jeunes internes et externes, faire campagne dans ce sens pour que le mouvement remporte la majorité dans l'AN contre les partis traditionnels qui ont failli à leur responsabilité en Guinée. La lutte doit être réorientée. Dadis n'est pas le grand obstacle pour la démocratie en Guinée. C'est cet obstacle qui a favorisé la montée de Dadis au pouvoir. Pour le démanteler, il faut s'organiser et imposer des hommes nouveaux. Une telle alliance est possible sur le terrain à travers ce jeune courageux Mouctar. | |