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2009-06-30 00:40:34
Le camp Alpha Yaya Pictures
La RTG-Koloma Paramount
Le CNDD Warner
La Compagnie des Commandos Pivi Productions
vous présentent
« La sublime comédie de Dadis »
Une tragi-comédie inspirée de la « divine comédie » de Dante. Une poésie qui décrit la descente aux enfers de Dante, son passage par le Purgatoire, son ascension au Paradis et sa rencontre avec Dieu.
Dans « la sublime comédie » qui a pour cadre Tartare, les Enfers où furent emprisonnés les Titans de la mythologie, le Roi Pluton erre dans les ténèbres sans but. La Plèbe ou le Démos et les Aspirants, malgré ce grand obscurantisme se dévouent et décident de le célébrer.
Prologue
C’est l’odyssée au cœur du pouvoir et des média, du nouveau souverain d’Eden-Tartare. Sa majesté Pluton D, y assure depuis Nivôse An 8 la régence dans ce royaume initial d’Eden que ses anciens monarques ont transformé en Tartare avec la complicité passive de la Plèbe et des Aspirants.
Ne réalisant pas son imposture règne, Pluton D est constamment sous hallucinogène qui lui donne un comportement psychédélique.
Chant premier : Euphorique voyage en Modestie
Décor : Le souverain reçoit le Transcripteur de la chaîne continentale dans son palais de la caserne. Tel Narcisse, il s’admire et veut que le continent l’idolâtre. Il n’a jamais lu et entendu cette citation de Victor Hugo « du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas ».
Révolutionnaire progressiste
A la question du Transcripteur de la chaîne continentale quant à son modèle politique, Pluton rétorque, avec une moue :
-Mon géniteur
Il ordonne à ses sbires d’apporter dare-dare un portrait familial. Son ascendance est son modèle. Son père et sa pauvre mère. Mais il ajoute :
-Je suis un révolutionnaire, mais progressiste.
Bien sûr qu’aucun de ses courtisans ne se risquerait de lui expliquer que progressiste n’est pas forcément l’adjectif qui correspond à « progrès » et que les idéologies politiques en « isme » (iste) ont souvent dévié en totalitarisme.
Son visage se décrispe quand le Transcripteur lui explique que le coût de ses verres teintés a explosé et que ce binocle à branche avait pris la marque de l’équipe régente. Il explique :
-Ce sont les idoles.
Lieux d’aisance.
Pluton aime se confondre à la Plèbe. Il veut montrer que son statut de « souverain » ne lui a pas fait changer de train de vie.
Il demande au Transcripteur de scruter ses lieux d’aisance. Une baignoire, un lavabo où traîne un gobelet, un urinoir, un cabinet. L’émail n’est pas uniformément blanc. L’entretien laisse à désirer.
Les agents de nettoyage ne savent peut être pas qu’il existe des produits ménagers qui peuvent rendre à la pièce une propreté et un éclat de lustre.
Mais chose curieuse pour ce monarque modeste, d’innombrables tableaux pendent aux mûrs et jonchent même le sol.
Dans une autre pièce des pénates, au pied du lit gît un sac rempli des liasses de billets. Pourtant sa Majesté, se croyant toujours modeste tance :
-C’est pour les forages. Je suis honnête. Si je n’étais pas honnête je garderai cet argent pour moi.
Qui oserait lui demander pourquoi il garde autant de drachmes dans une chambre à coucher ? Si les Louis d’or sont pour les forages, est-ce lui qui va creuser les puits et se payer, ou bien c’est lui qui va directement remettre l’argent aux agents ou compagnies qui vont percer la cité perdue. Sait il le rôle de chacun de ses commis ?
Attention, à Tartare, cette idée selon laquelle le souverain ne doit pas être contrôlé, n’a de compte à rendre à personne et est surtout propriétaire exclusif du royaume et de toutes ses richesses est très largement répandue. Même chez les Aspirants.
Menace de polygamie
Pluton qui ne se voit pas, pour avoir une idée de son propre comportement, sa propre image, ne supporte pas les insolents, ceux qui lui manquent de respect. Il est sûr que les Aspirants ne lui donnent pas tous les égards qu’il mérite.
A l’instant même où le transcripteur lui pose cette question d’égard et de la durée de régence, il lui bondit dessus et le saisit par le col et compare :
-C’est comme votre dulcinée. Vous lui avez juré fidélité, mais elle doute. Un jour elle vous surprend avec une collègue et vous fait des misères. Même si vous ne vouliez pas convoler en seconde noce, vous le feriez.
Chant Deuxième : Sérénades au palais de la Plèbe
Voulant incarner la Plèbe, Pluton D convoque régulièrement la populace, les aspirants, les émissaires et les agents du royaume. Dans sa parade, il alterne délire et exaltation y introduisant de temps en temps un miserere. Dans un grand charivari.
Emporté, parfois avec des spasmes et convulsions, sous les salves, avec insolence et une totale absence de courtoisie, il démet magistrats, percepteurs et réprimande l’Emissaire de Prusse.
Pendant ce temps, des Hiéropes, chargés de la célébration des mystères, vandalisent la trésorerie.
Le crime de lèse majesté du Grand Vizir
Dans une de ses colères mémorables, Pluton D s’en prend à son grand Vizir à qui il reproche d’avoir rencontré des grands agents commerciaux sans son sceau. Dans des phrases très complexes où les sujets, les verbes et les compléments sont déconnectés les uns des autres, il menace :
-Moi je risque de démissionner…On risque de démettre ton Premier Ministre.
Evidemment, Son Altesse royale n’a pas à expliquer pourquoi il dit « ton premier ministre », ni le sens exact de sa syntaxe. Est-ce qu’il va se retirer et cela aura pour conséquence la fin du règne de son grand Vizir ?
Il saute du vouvoiement au tutoiement avec aisance en s’adressant toujours à la même personne.
Il reproche en réalité à son grand Vizir de profiter de son trophée par lui pris, sans se prosterner devant lui à chaque fois qu’il a envi de respirer.
Epilogue
La légende de Pluton est à ses débuts. Sa fin sera sans faim. La Plèbe et les Aspirants, depuis l’instauration des Ténèbres sont condamnés au calvaire de Sisyphe. Ils peinent à trouver la clef de l’énigme qui les ramènera leur cher Eden. Et pourtant, elle est à leur portée. Ils l’avaient brièvement saisi en l’An 7 avant de sombrer de nouveau dans un sommeil qui les a statufié en zombies. Ils n’avaient pas compris qu’il ne fallait pas s’endormir après cet ultime effort. Que tout est question de volonté et de persévérance, mais à condition d’avoir une conviction profonde.
Hassatou Baldé
VOS COMMENTAIRES | |
| Oumar BAH | 30/06/2009 08:41:36 |
| Mme Hassanatou,Dadis s'est assis au pouvoir et il l'a conforte son pouvoir.Maintenant qu'il y a un parti politique pour eux,on est sur le chemin du CMRN mais cette fois ci,la dictature peut etre pire parceque Dadis est comme Staline.Ils sont tous fous de leur pays et peuvent tuer pour cela.Je suis sur que Dadis peut abbatre ceux qu'il a emprisonne et sans aucun doute.Mais comme je l'ai dit plus haut,c'est fini,Dadis a gagne ,reste a faire pression sur lui pour obtenir la liberte du peuple mais il est chef de l'etat puisque les leaders politiques sont desormais derriere lui en l'appelant "pere de la nation",des journalistes de a RTG l'appelent GUIDE DE LA REVOLUTION.Peut etre on aura un etat comme l'iran mais chez nous c'est le president du CNDD qui sera guide superieur de la nation et aura un lourd poids sur la politique.Ah la Guinee,pays d'exemption mais bon ... | |