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| B. Barros Diallo |
2009-07-02 22:53:22
Mr Doré,
Parlons donc du réel! Parlons-en franchement comme dans dialogue franc et appaisé.
Moussa n’est pas Moise le prophète. C’est juste le jeune Moussa vous souvenez-vous ? Celui-là même qui festoyait encore quand vous chercher à démystifier les enjeux internationaux. Celui-là même qui commençait son service militaire lorsque vous reveniez au pays après 25 années de carrière internationale au service de la nation.
Moussa n’est pas votre père, c’est ce fils qui vous écoutait parler d’indépendance, de liberté et de démocratie alors qu'il ne comprenait pas encore l’essence de ces termes. Il sortait de l’école quand vous fondiez un parti avec comme objectif de diriger la nation. Alors qu’il se posait encore beaucoup de questions sur la vie, l’avenir et son futur, vous aviez pratiquement toutes les réponses. Pendant qu’il était encore désorienté, vous étiez prêt à lui montré le nord. Que s’est il passé entre-temps pour qu’il devienne le seul guide habilité à vous orienter?
Mais qui suis-je donc ?
Dites à mes frères et sœurs que je ne suis pas un guinéen de l’étranger.
J’étais guinéen avant d’arriver à l’étranger. Rappelez leur nos compétions de nage durant lesquelles nous bravions les mêmes vagues à Sékoutéraya essayant tant bien que mal de rejoindre la ligne rocheuse qui délimitait le port de Conakry, à mis chemin vers kassa.
Avec eux je bloquais les rues de Kaloum pour notre jeu de salon de 16 heures. Je ne suis pas que ce jeune qui roule en Mercedes et Infiniti lorsque je reviens en vacances au pays, j`ai aussi marché les mêmes kilomètres qui séparait un village de l’autre où nous allions faire nos matchs de foot.
J’étais avec eux à Fria et kamsar, j’étais de la partie à Coyah et Tamarassi. J’étais aux spectacles du palais et du cinéma liberté. J’ai dansé au Gbassikolo devenu Futura etmangé chez Sylvie J’ai participé au tournoi de basketball à Boké, J’ai bravé les, moustiques de la cité des nations et de l’aéroport pour préparer le Baccalauréat, parfois pour draguer, c’est vrai. Ma peau cirée par le climat Nordique en garde encore les traces, il suffit d’y regarder de près. Veulent-ils seulement m’approcher? J’ai inhalé les gaz lacrymogènes et survécu aux balles perdues lors des grèves.
M’ont-ils oublié parce que je n’étais pas au pont 8 Novembre avec eux ?
Alors dites que je suis cet autre fils auquel vous aviez demandé d’apprendre tout ce qu’il faut à l’étranger afin de revenir aider la famille. Celui qui appelle régulièrement pour donner le numéro de transfert Western Union ou la date d’arrivée du colis qui leur est destiné.
Que je suis cet ingénieur qui veut revenir bâtir des ponts et chaussées. Cet autre qui sait comment faire un avion et le piloter.
Je suis ce footballeur qui renonce à ses primes de match et son luxe occidental pour se faire huer au stade du 28 Septembre.
Je suis ce maitre de conférence qui ne veut que s’exprimer devant mes frères et sœurs qui m’encourageaient autrefois et voyaient en moi un grand orateur en devenir.
Que je suis cet artiste qui, autrefois, faisait la fierté de la Guinée au sein des ballets et désormais fait celle d’Ottawa au nom du multiculturalisme si cher aux Canadiens.
Ce médecin qui sait comment prévenir et guérir les maladies du cœur et qui souhaite vous éviter de parcourir de longues distances vers Paris ou La Havane pour traiter un infarctus cardiaque.
Dites leur, qu’au téléphone, ils peuvent aussi me demander comment je vais, avant de raccrocher, préférablement avant de demander le mot de passe, n’est-ce pas moi qui paie pour l’appel?
Que je suis celui qui vous accueille régulièrement avec toute ma fierté guinéenne et qui s’inquiète beaucoup pour le pays et ceux qui son encore là-bas.
Dites leur que pour moi aussi, la Guinée est cette jeune fille que l’on aime tant et avec qui l’on souhaite finir ces jours. C’est cet amour pour lequel le chevalier renoncera à tout le bonheur, fût-il le royaume entier qui lui est offert par la terre d’accueil.
Que je suis cet aventurier d’autrefois qui ramenait la joie et le bonheur au village ainsi que de nouvelles connaissances acquises ici et là durant les longues années d’exil. Celui-là n’était pas un code de transfert d’argent.
Je suis …. Si seulement il voulait savoir!
Mais surtout, dites leur que je ne suis pas un étranger. Même si je parle beaucoup.
Je parle beaucoup car j’ai tant à leur dire. Jai hâte de leur démontrer, le moment venu, que nous pourrons avoir nos gratte-ciel à nous. Et, Comme à Las-Vegas, nous pourrons avoir notre réplique de la Tour Eiffel. Je veux leur parler de l’occident comme cette terre qu’il serait bon de visiter en tant que touriste pour revenir vite au bercail, sans tracasseries pour un visa, sans avoir à vendre la maison pour le billet d’avion. Je veux leur dire comment tout ceci est possible.
Et même si je ne sais qu’écrire, dites leur que nous avons eu le Renaudot, pourquoi pas le Goncourt made in Guinea. Si seulement ils acceptaient de lire et écrire, moi je ne me gênerai pas de les applaudir lorsqu’ ils seront sur les podiums et sous les feux des projecteurs.
Ou alors, dites leur que je suis cet étranger toujours à l’affût des dernières nouvelles du pays sur le net Guinéen. Celui qui fouille incessamment Amazon.com à la recherche du dernier livre, écrit pas un compatriote, qui cherche encore des livres de contes et légendes du pays afin que mes enfants puissent s’abreuver à la même source qui a nourrit ma différence et mon exotisme par rapport au reste des Québécois.
Suis-je pressé?
Oh oui je suis pressé! Mais ceci vous le saviez déjà n’est-ce pas ?
Vous l’avez su lorsque je m’en suis allé braver le désert, les océans et les mers à la recherche du bonheur aussi inconnu que les horizons vers lesquels je me destinais. Vous l’avez su lorsque je me suis infiltré dans des bateaux étrangers, lorsque j’ai risqué ma vie dans les trains d’atterrissage des avions.
Non, c’est vrai vous m’aviez accompagné à l’aéroport, l’autre c’était le moins chanceux de vos enfants. Mais suis-je plus chanceux que lui ?
Mes nuits sont faites d’insomnie et d’incertitude, mes journées de remords, de regrets… de nostalgie. C’est en Guinée que j’ai appris qu’en occident le temps c’est de l’argent et que 24 heures sont insuffisantes pour une journée, une vie. Imaginez donc que je dois mener deux vies toutes les 24 heures, une comme Guinéen de l’étranger et l’autre comme Guinéen tout court. Assumant mes responsabilités dues à la terre d’accueil et celles à la terre d’origine.
Pendant que j’écris ces lignes, j’écoute Yelema Yelemaso du grand Bembeya Jazz, où l’on cite des gloires de la musique (guinéenne, africaine en général), bon nombre de ces artistes me sont inconnus mais je réalise qu’à mon retour Elhadj Dyéli Sory kouyaté ne sera plus là, que Fodé Conté le grand chansonnier ne produira plus d’autres œuvres comme lui seul savait le faire… tant de disparus !
J’aurai souhaité être là avant la mort du vieux Naby Soumah afin qu’il puisse encore une fois dire à mon père : Yallo n`na fallanè ibè , dji diidi sigadé ma kouya.
Ces hommes qui parvenaient à me rappeler que le rio Pongo et le fleuve Niger ne sont pas fruits de mon imagination ou alors tiré des récits à la René Caillé. Leurs œuvres me rappellent que ce qui coule dans mes veines est bien réel. Que cette Guinée dont le nom résonne au plus profond de mon être n’est pas qu’une image sur Google Maps. Paix à leurs âmes.
Ma tristesse est encore plus profonde lorsque j’imagine qu’il n’ ya pratiquement pas de relève.
Oh oui que je suis pressé, cela fait cinquante ans que j’attends ce bateau puis cet avion pour me ramener chez-moi. Que des promesses ! Mes souvenirs se flouent, je ne sais plus si le pont de lianes est réel, si la dame de Mali n’est qu’une peinture
Lorsque j’y suis allé finalement, par mes propres moyens, je fus rejeté par mes frères tel un colon. Celui-là même que j’ai combattu par mes écrits et mes prises de position, chez lui, au nom de la solidarité avec mes frères au pays.
Dieu que je veux retourner chez moi!
Mais le message le plus important que je souhaiterai que vous transmettiez est le suivant :
Mr Doré, au nom de tous les enfants de notre mère Guinée, dites à Moussa, mon frère Moussa, pas le guide, ni le père de la nation, encore moins le prophète, votre fils Moussa, celui que vous avez vu grandir. Celui qui n’était pas encore né (ou alors à peine) quand vous deveniez une personnalité guinéenne.
Dites lui que vous étiez là lorsque les mots travail, justice et solidarité furent prononcés, pour la première fois ensemble, comme notre devise.
Mais parlons d’abord de la politique;
Dites lui qu’au nom de la politique, votre camarade d’enfance ainsi que votre ainé, ceux qui représentent la majorité écrasante du peuple (et non ceux des forces dites vives), n’ont pas eu la même chance que vous : ils n’ont jamais eu un travail décent.
Qu’au nom de la politique, les geôles de la honte ont été les dernières demeures de bon nombre de vos compagnons et certains de vos enfants sont tombés sous les balles au pont 8 novembre, entre autres. Justice n’a jamais été rendue.
Qu’au nom de la politique, certains de nos compatriotes ont été dépossédés de leurs terres et de leurs demeures, d’autres furent poussés à l’exil. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas renvoyés tels des malpropres, sont accueillis par des étrangers auxquels ils doivent désormais tout ce que la patrie leur a refusé. Solidarité devint étrangère.
Mr Doré, La politique c’est aussi des occasions manquées ou saisies. Nelson Mandela en a manqué beaucoup, mal gré lui, mais a saisi celles qui importaient. Je ne peux rien vous apprendre!
Dites donc à Moussa, mon frère, votre fils, que vous étiez là au début et à la fin de travail- Justice-Solidarité.
Dites-lui que vous souhaitez que vos enfants voient trio prendre forme.
Qu’au même titre que mon cousin à Yembering et mon ami à Lola, j’ai aussi ma part dans le compte logé à la banque centrale.
Dites lui de libérer la parcelle de terre afin que notre voisin l’architecte puisse finaliser le plan, que le maçon fasse la fondation et les murs, que le menuisier et le soudeur puissent faire les portes le toit et les fenêtres, que le plombier se charge de l’adduction d’eau et l’électricien du courant.
Vous savez qu’il n’est ni l’un ni l’autre, son métier est de veiller à la sécurité des biens et des personnes. Puis, assurer une bonne nuit de sommeil aux futurs occupants que nous sommes tous.
Mais si au nom de la paix, votre paix, vous ne parvenez à le lui faire comprendre alors laisser lui une note dans laquelle vous lui direz :
Qu’il aura mis en péril cette paix qui vous est si chère.
Qu’il s’expliquera avec ces frères et sœurs qui auront survécu aux balles. Que ceux qui sont à l’extérieur reviendront avec d’autres moyens et compétences que ceux espérés. Même si, pour l’ instant nous allons encore importuner ceux qui nous ont accueillis et continuent à nous garantir nos droits et libertés, dont celle d’expression.
Nous les avons dérangés à Bruxelles le 26 juin dernier. Ce sera le tour de Paris de nous supporter le 11 juillet prochain, et puis…. et puis.
Dites lui, de ne pas sous-estimez la volonté qui a bravé les mers, déserts et surtout les services d’immigration occidentaux.
Puis, dans votre testament, notez qu’au nom de la paix et de la politique, dans l’art de gérer le réel, vous avez été piètre manager. Vous aurez échoué ici bas. Puisse Dieu vous pardonner.
-PS : Cette lettre vous est adressée en tant que porte parole des forces vives, l’un des anciens qui ont été témoin de tout notre parcours. Elle est destinée à tous ceux de votre génération et de votre gabarit.
Par Boubacar Barros Diallo au nom de toute la famille (enfin je crois, le plancher est libre de toutes les façons).
Barrosdiallo@hotmail.com
VOS COMMENTAIRES | |
| Thierno A DIALLO | 02/07/2009 23:56:13 |
| Oui, M. Doré, cette lettre, c'est ma, sa, nos, leurs lettre, du plus profond du cœur. Nous ne sommes pas seulement malades du gachis , nous sommes "mal" de sa répétition , de ce pays ou l'on ne comprend toujours pas que la vraie richesse, c'est nous tous, intérieur et extérieur, les fils de ce pays. Mais pas ce "fichu" sous sol, dit riche, et qui nous a perdu, d'abord mentalement . Rappelez-vous toujours que le Japon a moins de terres cultivables que la préfecture de Boké, et pourtant ils nous donnent du riz.Ils n'ont ni or, ni bauxite, ni fer, ni rien du tout dans le sous-sol, mais visitez ce pays, ils en ont fait un paradis. Les hommes, parce que leur dirigeants sont éduqués et instruits, et le peuple travailleur.Ils ne font pas de bruit, n'accusent personne de leurs échecs. Ils ont l'essentiel: un sursol, des hommes formés. La Guinée en possède, peut-être plus que nos voisins, mais l'égoïsme et l'inculture aux commandes empêche toujours leur contribution. Je suis cardiologue,c'est un fait. Mon pays a besoin de moi comme j'ai besoin de lui, mais ne peut toujours rien faire chez moi.Je ne suis pas architecte, ni juriste, ce sont des spécialités que je ne possède pas. Nous sommes nombreux, dans tous les pays, tous les domaines possibles du savoir. Quand est-ce que ceux qui nous responsables comprendront l'énorme potentiel à la portée de ce pays? Réaliserons t-il aussi que ces guinéens que nous sommes ne nous étalerons plus jamais aux pieds de qui que ce soit, que la seul chose sur laquelle nous ne transigerons pas s'appelle démocratie? Il ne s'agit pas de dire venez, mais d'en préparer la condition minimum: la liberté, la vraie, pour tous.Mais pas les simulacres.Vous le savez, quelqu'un comme Dadis ne peut pas, malgré la meilleure bonne volonté du monde. Parce qu'il ne sait pas. Arrêter de lui raconter ce qu'il veut entendre, mais ce qu'il doit comprendre.Dites lui que le vraie patriotisme commence par l'humilité et la connaissance de ses limites. Ayez ce courage, si vous aimez ce pays, pour ne pas avoir honte chaque matin, devant votre miroir . | |
| Sadio Barry | 03/07/2009 00:23:26 |
| Cette lettre, comme dit monsieur Diallo, nous la signons tous ! On en a assez des faux hommes politiques et syndicalistes qui nous font tourner en rond. Ils ont contruit une sorte de pourriture mafieuse pour entretenir le flou et la constance leur permettant de passer d'une commission à une autre sans résultat, depuis 2006. En Guinée, on doit se demander qui sont réellement hostiles au changement. Chaque fois qu'on est proche de la solution, les acteurs sociaux trouvent un moyen de prolonger le jeu dans lequel ils semblent tous trouver un intérêt. Nous ne voulons plus entendre des propos comme "C'est nous qui sommes ici sur le terrain" ou "C'est nous qui savons ce qui se passe ici". C'est faux ! Rien que des mensonges; parce que le plus souvent c'est grâce à nous ici que la plupart d'entre eux apprennent même certains communiqués lu à la RTG à Conakry ou ce qui vient de se passer à Kérouani ou à Kankan. Désormais, on ne tolérera plus ceux qui font le double jeu ou qui agissent contre l'intérêt de la Nation guinéenne, pour des intérêts personnels. | |
| Diallo mamadou | 03/07/2009 01:05:43 |
| Mr Barros a réussi à exprimer les sentiments de millions de guinéens. Merci et j'espère qu'ils nous entendrons. | |
| Th.Hamidou Barry USA | 03/07/2009 05:07:05 |
| Barros,merci mon frere,ce texto est bien reflechi et m`a beaucoup emotionne.merci pour tout...Les Jeans Marie Dore et clan demago-troubadour doivent comprendre que c`est ne pas parceq on est a Rome on est oblige d`etre comme un Romain.bien entendu, nous hesiterons jamais d`epouser leur valeur et s`integre plus profond dans leur societe et restant naturelement Foredi,Fouledi,Sossodi,Manikandi.N`Noun Allah!nous serons jamais des fou-fa-fou ni ici a fortiori la bas .One love! | |
| Moussa Konate @ Toronto, Canada | 03/07/2009 08:22:12 |
| Bouba, cette lettre est certes signée de toi mais je voudrais que tu comprennes qu'elle exprime le sentiment de la jeunesse guineenne dans sa globalité. Tu viens de parler pour des millions de jeunes guineens qui comme toi, revent d'une nation qui a pour devise: travail, justice solidarté. Il n'y a pas de fatalié au cas guineen, il y a des ingredients tropicaux a saveurs multiples (egoisme, incompetence,mechanceté etc...) qui font que nous n'avancions pas. Thierno A Diallo vient de donner l'exemple du Japon, un pays ravagé et presque a genoux en 1945. La vision de ces dirigeants a permis a ce pays de relever le defi en incuquant la culture de l'excellence dans la tete du nippon. 50 ans apres, je vous laisse faire le bilan socio-economique du pays du soleil levant. Nous ne sommes pas condamnés a la decheance, nous sommes pris en otage par des personnes qui ont fait leur temps et qui veulent faire le temps de leur fils et petit fils. Le monde a changé et ce changement dans le temps et dans l'espace a produit un nouveau type de guineen qui est informé et surtout pres a ce battre avec la derniere energie pour l'emergence d'un etat de droit gage d'un avenir pour la generation future. Je profite de l'occasion pour dire a mes freres et soeurs que la lutte doit etre commune parceque les problemes sont communs. N'acceptons pas que des marchants d'illusions nous prennent pour du betail electoral. L'avenir de la guinee passe par la cohesion de sa jeunesse autour d'un meme ideal. Encore bravo mon frere pour ce texte a la fois courageux et direct. Si au moins quelques grand freres pouvaient suivre ton chemin, mais? | |
| Le Foutanké | 03/07/2009 08:53:08 |
| Barros, tu nous a transporté dans les nuages au-dessus de cette guinée que tu sais tant décrire comme le Grand Camara Laye décrivait la forge de son Père ou comme si on écoutait Sory Kandia Kouyaté dans « Conkry Baadala » irrésistible. Nous nous joignons à cette voix pour demander à nos aînées de prendre leur responsabilités face à l'histoire. D'arrêter ce langage de complaisance et de compromission car, ce de-là que ce trouve le principal problème de notre cher pays. Toutes les autres conditions sont réunies pour que nous nous en sortions seule la bouffonnerie nous en empêche. Merci Barros Diallo Oumar | |
| batemady | 03/07/2009 11:54:10 |
| je signe aussi cette lettre qui refette entierement mon point de vue. Merci | |
| Thierno Aliou | 03/07/2009 15:21:22 |
| Merci Barros, pour cette lettre bien inspirée. Bravo! | |
| conde zenab | 03/07/2009 18:05:19 |
| j'ai eu la chere de poule en lisant cette lettre et je continu toujours d'en avoir meme en ecrivant ce commentaire.cette lettre reflete totalement mes idees et je suis troublee de voir des gens comme Barros qui pensent comme moi. Big respest mon frere,t'es vraiment inspire! Bravo | |
| M.FALL | 03/07/2009 18:21:17 |
| Je souscris entièrement à cette lettre! | |
| Cherif | 03/07/2009 18:31:28 |
| Eh Barros tu viens d'ou dans tes insprations? tu es vraiment fecond comme un epi de fonio. Et tu es mesquin dans tes critiques comme un chapelet de fonio . Tu as raison nous adherons a tes ideaux. Bonne chance DJO! | |
| Abdoul Diallo | 03/07/2009 19:20:36 |
| Merci Barros, tu viens de dire tout haut ce que beaucoup de Guinééns pensent.....Osons espérer que la classe politque et les forces vives en générale prendront bonne note de cette lettre. Car il faut le dire, le problème de la Guinée c'est la démagogie et le mensonge. D'ailleurs on a pas besoin d'aller loin pour prendre exemple, il faut regarder dans la sous-region: Mali, Sénégal, Ghana...... Vive la République | |
| Mado | 03/07/2009 19:43:42 |
| Merci Barros, J'ai été tout simplement transportée dans le passé, vers cette GUINEE qui nous est si chére à tous. | |
| Barry A. | 03/07/2009 21:59:26 |
| Je me contente de signer cette lettre, mes prédécesseurs ayant déjà tout ce qu'il fallait dire. Barros, tu es un guide éclairé! Grand merci. | |
| Mamadou Aliou BALDE, CANADA | 03/07/2009 23:02:22 |
| Non de Dieu!Quelle article!J'ai été tout perturbé d'émotion a la lecture de votre recit,dans lequel tant de personnes ,moi y compris,se reconnaissent. Bravo ! | |
| Thierno Bah | 04/07/2009 07:17:25 |
| Barros, Merci pour votre analyse pertinente de la situation guineene. Esperons que tous les acteurs de la vie politique guineene vous liront et vous comprendront. Je suis signataire de votre lettre. Keep up with the good job | |
| Solo Keita | 04/07/2009 10:32:36 |
| Prière à chacun d'envoyer une copie de cette lettre à sa famille, aux journaux et à chaque acteur social en Guinée! Pour l'auteur, je ne peux que m'inquéter: pourra-t-il faire mieux que cela dans l'avenir? Que Dieu le benisse et fasse que sa lettre soit comprise en Guinée! | |
| M. Diallo | 04/07/2009 11:14:59 |
| Félicitations Barros. nous signos tous cette lettre | |
| Mohamed | 04/07/2009 11:24:35 |
| Merci et bravo Barros! J'aimerais voir la tête de ce vieux Doré en lisant cette lettre | |
| Ibrahim Condé | 04/07/2009 11:29:54 |
| Il doit avoir honte ce vieux qui a raté sa vie et fait retarder la guinée, s'il avait la moindre dignité. Cependant je trouve que c'est pas lui mais les autres leaders qui ne valent rien. C'est décidé moi je vais voter Mouctar Diallo pour le changement. | |
| Lycéen | 04/07/2009 12:06:12 |
| Hier soir une chaude discussion entre jeunes éleves, édutiants et autres du quartier. Les avis étaien partagés qui de Jean Marie Doré, Rabiyatou Diallo, Fofana et Mamadou Sylla était plus mauvais pour la guinée? Sylla incarne la corruption, le vol de bien public et l'impunité en Guinée. Par la faute de Fofana Kouyaté a vendu le sang des martyrs pour le changement. Par ses démarches mesquines et son manque de niveau Rabiyatou offre tojours un sauvetage aux dictatures pour rester imprtante en guinée selon la majorité des intervnants. Le vieux Doré qui assistait aux réunion d'opposant sous pdg fournisait leur liste à Sekou Touré selon les inormations qui ont circulé à Conary un moment donné. Il a publiquement dit que Dadis n'estpas tombé du ciel et que lui et les forestiers le défendront. De tels propos venant de certains leaders guinéens auraient fait grand scandal. Aujourd'hui il piège les forces vives qui lont choisi porte-parole pour défendre son "parent" au risque de mner le pays au chaos. Lequel de ces personnages est plus mauvais pour notre pays? C'est le débat soulevé au sein des jeunes actuellement. | |
| Doumbouya | 04/07/2009 13:59:49 |
| Jean Marie Doré: intellectuel et plus de 50 ans d'expériences professionnelles et politiques. Choisi porte-parole de l'opposition, il choisit à son tour un milicien inculte et mal élévé comme Guide et cui de la nation guinéenne. Quelle démission! C'est l'absence deBah Mamadou qui fait tout ca! | |
| Oumar Bah | 04/07/2009 18:08:36 |
| On doit changer tout le monde en Guinee pour qu'on evolue.Les politiciens qui sont desunis,on doit cherhcer des gens unis mais que l'installation du dialogue fait qu'il y est au plus 2 partis politiques.Les syndicalistes aussi doivent etre changes,la jeunesse doit prendre le relais dans tous les domaines de l'etat.On doit en finir avec ces vieux qui ne savent rien faire et qui continue a se croire au temps de la revolution de notre"camarade Sekou Toure" ou du dictateur et pervers Conte.Comment peut elle l'appeler pere de la nation,ce soulard?Il a un bar a Nongo et ne veut pas le fermer.Il se prend pour Rawling en portant des lunettes fumees.Dadis est tres suspect en tout cas moi je doute qu'il ne soit pas un drogue,a la cocaine.Ce qu'il faut c'est une revolution qui ne chassera pas Dadis mais tout le paysage politique sans exeption.De meme tout le paysage syndicale,tous les collaborateurs de Dadis doivent changer.Il nous faut de vrais hommes,qui ouissent lui dire ca c'est bon,mais ca c'est pas du tout bon. | |