2009-07-07 19:31:52
Chers compatriotes,
Toutes les institutions internationales se sont mobilisées pour venir au chevet de la Guinée.
Il est donc capital que nous Guinéens ne rations pas cette occasion où le monde entier veut nous aider pour l'instauration d'un Etat de droit chez nous.
Si les autres voient le danger qui guette la Guinée, nous Guinéens devons nous montrer plus soucieux de notre pays en exprimant notre volonté de saisir l’occasion, d’un changement démocratique et d’instauration de l’Etat de droit, que nous avons à portée de main.
Accorder plus de temps au cndd, c’est augmenter les risques de chaos et d’éclatement de notre nation.
Suite à la révélation dans la presse des enrôlements massifs à caractère tribal dans l’armée, l’opération d’intégration qui était prévue le lundi 8 juin (lire l’article) a été suspendue par Dadis mais pas définitivement abandonnée. Les concernés ont été informés qu’ils seront convoqué au mois d’octobre 2009.
Dadis et ses hommes semblent donc planifier autre chose en octobre que les élections législatives prévues par le chronogramme.
C'est pourquoi nous devons massivement sortir et participer à la manifestation du 11 juillet à Paris, puis à celle qui sera organisée aux USA, à Londres et ailleurs.
Nous devons montrer du doigt les opportunistes et autres soi-disant leaders politiques qui, pour des intérêts personnels, s'opposent à l'instauration d'un Etat de droit en Guinée en s'opposant à la tenue des élections cette année 2009 alors que la Guinée attend ces élections depuis 2006.
Nous avons également le regret de constater que le principal obstacle au changement démocratique en Guinée, c'est une partie des Forces Vives du pays. Quand ces forces vives se réunissent pour dîner chez Mamadou Sylla (l'homme pour qui Lansana Conté a fait assassiner plus de 200 jeunes en 2006 et 2007), l’on se demande bien sur quel principe et sur quelle morale fonctionnent-elles en Guinée ?
Quand Jean Marie Doré, un porte-parole des forces vives affirme: « Il n'y a pas d'opposition au sein des forces vives parce que tout le monde soutient le CNDD », cela ne peut que nous inquiéter. Il est permis, aujourd’hui, de douter de la volonté des uns et des autres de respecter le chronogramme tel qu’il a été défini par les acteurs en place.
Nous déplorons que ces forces vives ne restent pas fermes sur les accords qu'elles mêmes ont proposés et signés avec le CNDD. En effet, le CNDD et une partie des forces vives semblent avoir trouvé une formule permettant au premier de s'accrocher au pouvoir et aux autres de conserver leurs privilèges respectifs. Le peuple ne doit plus permettre cela.
Nous prenons acte de la volonté du CNDD de vouloir faire des audits sur les 24 ans du régime de Lansana Conté. Cependant, nous sommes d'avis que ce n'est pas sa mission. Son devoir, c'est d’organiser et réussir la transition démocratique, notamment par la tenue des élections (législatives et présidentielles) libres et transparentes en 2009.
Ces audits devant se faire par des cabinets compétents et indépendants, ne doivent nullement influencer le calendrier électoral. Ce volet et la possibilité de destituer et poursuivre tout président ou député mis en cause de façon prouvée peut s'inscrire dans la loi à travers le toilettage prévu de la constitution.
Nous avons vu Dadis et le CNDD à l'épreuve : leurs audits ont épargné la famille de Conté et les officiers de l'armée qui étaient pourtant au pouvoir ces 24 dernières années. Il n'a jamais été question non plus des crimes de sang de 2006 /2007 ou même sur des officiers de la police qui sont récents et par lesquels toute enquête doit commencer en Guinée.
L’IBCG félicite et remercie l’Union Africaine pour sa récente prise de position en faveur des sanctions ciblées contre les membres du CNDD, du gouvernement et de leurs familles respectives. Ces mesures avaient été suggérées aux institutions internationales par notre organisation au lieu des seules sanctions globales dont les effets ne touchent généralement que les populations civiles. Nous allons demander qu’on élargisse cette liste aux membres des forces vives qui sabotent les accords officiels et l’instauration de l’Etat de droit en Guinée.
L'Initiative de Bruxelles pour le Changement en Guinée (IBCG)

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