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2009-07-16 11:07:11
Depuis quelques jours Dadis et sa bande CNDD essaient de faire diversion au motif d'une prétendue "agression extérieure" qui serait fomentée par tous nos voisins, aidés de narcos.
C'est le bis-repetita de la cabale dite agression portugaise" et de ses pendaisons publiques et disparitions sous Sékou, du massacre d'officiers mandingues et des jeunes en 2007 par Conté. Toutes choses dont le CNDD semble complètement se désintéresser.
Le vrai danger contre les guinéens, de nos jours, c'est incontestablement "l'armée guinéenne". Un "corps" à l'utilité extrêmement discutable.
Nous n'avons pas une armée, mais une bande armée héritière des "militants en uniforme" de Sékou et Conté. Elle a toujours uniformisé ceux qui s'opposaient à l'arbitraire, par le haut: pendaisons, pelotons d'exécutions ,tortures ou assassinats jamais élucidés.
Ceux qui lui trouvent des actes de bravoure à l'étranger devraient se poser la question: une armée pour quoi faire d'abord dans son propre pays? Je doute qu'il y ait jamais eu véritablement d'homme propre ou honnête capable d'agir en son sein.
Les armes détenues par ces hommes ont plutôt servi à asservir et massacrer la population au nom de laquelle elles sont achetées et quelles sont sensées défendre.
C'est une autre paire de manche que de s'attaquer à des voisins pacifiques, en tout état de cause mieux armés et aguerris techniquement et civiquement. La gendarmerie sénégalaise seule saura éventuellement faire entendre raison au va-t-en-guerre Dadis et son troupeau de conseillers.
Que faire pour que cesse le "banditisme officiel" parrainé par le CNDD? Parler de mission de défense du peuple par cette armée, sous quelque forme que ce soit est une grosse tromperie. La maintenir est une aberration. Haïti a bien dissous l'armée des "tontons macoutes" avec succès. Le nombre de crimes a tout de suite chuté.
Au bout du PDG, du CMRN ou du CNDD il y a toujours le canon du fusil dirigé contre les guinéens. Ce non-sens existe depuis 1958, avec la transformation des soldats guinéens hérités de la France en vulgaires assassins officiels par Sékou Touré, dont les symboles restent le sinistre capitaine Siaka Touré, homme de main du PDG, avec son le Camp Boiro (que le CNDD se dépêche de raser et débaptiser, pour faire disparaitre les traces des forfaitures des militaires) et le capitaine "patriote" Pivi Coplan qui se proclame "criminel" sans complexe. C'est le plus sûr soutien de Dadis, avec ses acolytes Thiegboro le "brûleur", Konaté le détourneur et Moussa Keïta le champion du maintien antidémocratique de Dadis.
Cette dite 'armée guinéenne' a donc probablement massacré plus de civils guinéens depuis l'indépendance que toutes les pertes subies par la population durant toute la période coloniale. C'est la stricte et indiscutable réalité. Il n'y a aucun "patriotisme" à tuer ou détruire les biens de ses concitoyens, malgré le soutien têtu affiché de certains "intellectuels leaders d'opinion" pas du tout intéressés à des prébendes, à ce qu'il parait.
Rien n'arrête le CNDD qui , après l'échec de sa mascarade de "jugement" raté au...Palais du peuple, avec son et lumières, l'échec des "audits" ciblés, ne trouve rien de mieux que la provocation guerrière. Après laquelle ils voudront allumer certainement les feux inter-communautaires, auxquels ils s'essaient depuis leur vol du pouvoir. Pour un prévisible l et retentissant nouvel échec. Rien ne saurait plus étonner de leur part. Ils tiennent à écrire de nouveaux épisodes du Dadis narco-show dans toute sa splendeur, aidés de leur nouveau "danseur-étoile" Lansana Kouyaté du PEDN.
En clair, cette troupe armée ne défend qu'elle-même, c'est à dire ses intérêts et leur perpétuation. Absolument rien de patriotique. D'où l'injonction aux organes d'information de se transformer obligatoirement en muets de la République. Le chemin de la morgue semble bien ouvert à d'éventuels rouspéteurs.
Le seul but est de détourner massivement l'attention des nécessaires élections dont Dadis et sa bande ne veulent pas entendre parler, malgré ses envolées populistes.
Notre libération passe donc raisonnablement par la dissolution de cette "non" armée qui cherche obstinément à nous lancer dans des conflits sans fin avec tous nos voisins.
Thierno A DIALLO