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Crise d’eau et électricité en Guinée : le déficit persiste !


2009-07-31 23:44:29

Apparemment, rien n’a changé depuis que ce nouveau gouvernement est en place. Les maux classiques de la population continuent leurs tristes chemins. Le slogan ‘’Té mouna, yé mouna’’ (entendez pas de courant, pas d’eau) est encore une réalité qui, malheureusement résiste au temps. 

Pour les uns, si des efforts énormes sont consentis pour la desserte en eau dans les quartiers de Conakry, d’autres soutiennent que le problème d’eau et d’électricité reste toujours le grand défi à relever. Pour cet observateur : « le commun aux trois époques de l’histoire de notre pays est la forte demande de la population en eau et électricité. La seule différence est qu’hier (le régime précèdent), des dons tombaient beaucoup, mais ils étaient mal gérés. Alors qu’aujourd’hui, il y a moins de dons. C’est encore mal géré. Le gouvernement doit avoir suffisamment de fonds pour faire face à ces secteurs surtout celui de l’électricité qui nécessite de grands moyens. De gros efforts sont fournis par le gouvernement pour accroître la fourniture en eau dans les quartiers. L’installation des forages est bien l’une des solutions mais cela engendre encore beaucoup d’autres problèmes. Les eaux seront moins traitées que ceux de la SEG par exemple. A cela s’ajoutent les disputes souvent enregistrées autour des robinets. A mon avis, je pense qu’il faudrait mieux outiller la SEG en moyens logistique et financier. Lui doter un budget de fonctionnement parce que l’eau est sans doute la source de vie » .
 
En ce qui concerne la desserte en électricité, nous nous sommes rendus au service de la DPT (Direction Production et Transport) à Tombo pour en savoir plus. Là, le constat est tout autre. L’un des responsables de ce département nous confie: « l’EDG a aujourd’hui plus de travailleurs que prévue. Nous comptons actuellement 1730 travailleurs dont 1514 permanents et 216 temporaires. A cela s’ajoutent les problèmes liés au coût de la production de l’électricité. Tenez ! Un groupe de 11 méga watts consomme deux tonnes de mazout par heure, soit 650 à 700 dollars US par tonne ; un fut d’huile en 24 heures, soit 6.600.000 GNF le fut. Je vous donne ici la consommation d’un seul groupe. Faites vous-même le calcul et vous verrez le problème auquel nous sommes confrontés ». A tous ces maux, s’ajoute le fait que les consommateurs ne s’acquittent correctement de leurs factures. Sur ce, notre interlocuteur précise : « si au moins tous les consommateurs payaient leurs factures, on pourrait produire plus. M ais, malheureusement, certains gros consommateurs ne s’acquittent pas correctement de leurs factures. Il y a aussi les branchements clandestins dans les quartiers ainsi que l’éclairage des poteaux, devenus aujourd’hui un phénomène de mode à travers les quartiers. Je vous apprends que seulement les 33% de notre production sont aujourd’hui payé. Voilà l’un des problèmes auxquels nous sommes actuellement confrontés ». C’est autant dire que la soif et les ténèbres vont longtemps tenailler la vie des guinéens. 
 
Lamine Soumah

 

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VOS COMMENTAIRES

Hassatou Baldé01/08/2009 00:18:27
Au regard des coûts prohibitifs du mazout, n'est il pas mieux indiqué de reparer ou réfectionner les barrages hydroélectriques dont Garafiri, n'est-ce pas moins couteux à moyen et long terme que de réparer des groupes électrogènes vétustes et mal entretenus?
aboubacar soumah01/08/2009 03:44:08
salut,
S'agissant de l'eau et de l'electrification en republique de guinee,le chef de la junte militaire"MOUSSA DADIS CAMARA" pense que tous les guineennes et guineens sont des ----s, des laisser pour compte, des tarees, ou des mongoles,il ignore que lui meme est "guineen"...
Bien a vous.