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2009-10-01 08:56:42
Caen le 30 Septembre 2009
A Monsieur Nicolas Sarkozy,
Président de la République Française,
Palais de l’Elysée,
Paris
La sanglante répression qui vient d’avoir lieu à Conakry a endeuillé la Guinée tout entière et créé une profonde émotion dans l’opinion publique internationale.
Le citoyen franco- guinéen que je suis se réjouit de la position de la France sur cet événement dramatique qui nous révolte tous. La condamnation sans équivoque de la junte au pouvoir à Conakry, la suspension de la coopération militaire, le réexamen de l’aide bilatérale vont dans le bons sens. Mais je ne crois pas que ce soit suffisant pour faire plier le capitaine Dadis Camara et calmer la terrible colère qui sourd actuellement à Conakry.
La France doit user de sa considérable influence au sein de l’Union Européenne et du Groupe de Contact pour obtenir assez rapidement :
-des sanctions immédiates contre le régime de Conakry : isolement diplomatique, interdiction de voyager à l’étranger, gel des avoirs dans les banques étrangères
-la création d’une commission d’enquête internationale afin de déférer les responsables directs et indirects de ces odieux massacres devant le Tribunal Pénal International
-la promesse ferme et irrévocable du Capitaine Dadis ainsi que de tous les membres du CNDD et du gouvernement de ne pas se présenter aux prochaines présidentielles
-la formation d’un Conseil National de Transition et d’un gouvernement civil chargés de piloter la transition.
Après cinquante ans de tyrannie, la Guinée a soif de démocratie. Elle mérite d’être aidée d’autant qu’elle passe pour le résumé géographique et humain de l’Afrique de l’Ouest. Si elle sombre, elle risque d’entraîner toute la région.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.
Tierno Monénembo,
écrivain franco- guinéen,
Prix Renaudot 2008.
VOS COMMENTAIRES | |
| DUBALAYE | 01/10/2009 11:44:02 |
| subir sans riposter, c est continuer a souffrir, en laissant la part belle à un sentiment absolu d impuissance et de fatalité. in fine subir souffrir c est mourir quelque part en acceptant d etre reduit à la plus petite expression democratique qui nous denierait toute humanité. l intolerance politique et l injustice sociale ont atteint un seul irreversible de barbarie dans notre pays et l ensauvagement de notre armée des \"freres dalton\" risque de nous faire perdre a jamaais la maitrise des evenements politiqes et economique en gros de notre souvereineté nationale et une perte enorme de sens quant a notre destinée sur terre. notre pays a besoin de se faire aider. y a pas de honte en cela ni de fierté mal placée a brandir en cet effet. la guinee, ce grand corps malade avec ses plaies beantes dont aucun pagne ne peut cacher le déshonneur, a besoin de soins intensifs pour guerir des traumatismes de la terreur revolutionnaire S.Touréen et de l affaissement de la moralité publique povoqué par les frasques cleptocratiques de L Conté: NOTRE PAYS NE PEUT PLUS SE FAIRE L ECONOMIE D UNE SECONDE LUTTE D INDEPENDANCE. apres l occupant colonial nous voila obligés de livrer une guerre sans merci contre les oppresseurs politiques et economiques locaux , sortis du \"soleil noir\" des indépendances. les mediateurs traditionels de nos societés ne comprennent rien au fonctionnement des societes modernes fussent-elles africainement inachevées. jusqu a preuve du contraire la democratie apparait comme le modele politique le moins predateur des libertes et de la dignité humaine. il appartient desormais au patrimoine commun de l humanité ; en cela ils nous appartient de s\'approprier ses principes et son mode de fonctionnement; peut etre avec un peu plus de volontarisme et de bonheur que leurs initiateurs occidentaux ; nous pourons l affiner et la porter a un certain niveau de rafinement jusk la incnnu; mais....... le triumvirat\" cellou, sidya, fall\' epaulé de leurs gerontes doré et condé doit etre soutenu dans une désobeissance civile permanante juska depart s en suive de DADDIS-SKOOL dont la suite est déja reservé au TPI. LA OU IL YA DE LA VOLONTE? Y AURA TOUJOURS UN CHEMIN POUR LA LIBERTE ET LA DIGNITE; | |