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Guinée : Le devoir face à la lâcheté d’une armée.2009-10-09 11:16:31 A l’absence d’une fraction républicaine des soldats, notre armée est devenue une destination déconseillée ; une force qui fait peur ; une image qu’on ne souhaite pas porter et un corps dans lequel aucun homme responsable ne souhaite s’identifier. A deux reprises, elle est parvenue au pouvoir par la lâcheté d’un coup d’Etat contre la tombe d’Ahmed Sékou Toure et la dépouille en état de décomposition de Lansana Conté. Elle se maintient au pouvoir par la falsification et le trucage des votes ou par l’intensité de la violence commise sur sa population par des actes d’humiliation, de vol, viol, et destruction de biens matériels et des assassinats. Elle avance en grade par favoritisme, fuite des responsabilités, l’abandon du courage, de l’honneur. Toutes valeurs qui fondent une république. Elle est passive face à l’utilisation des mercenaires contre son peuple si elle ne participe activement aux massacres. D’ailleurs, sur le chemin d’exil vers l’Europe, ses citoyens meurent de froid dans les trains d’atterrissage des avions, de soif et de la famine dans le désert du Sahara et de noyade dans la méditerranée. Les Forces Vives de notre nation, doivent sans délai, installer un gouvernement civil de transition dont les membres ne seront pas candidats aux prochaines élections présidentielles. Cette équipe doit être choisie sur des critères de qualité et de compétence devant être composée de Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur. Sa durée et sa mission doivent également calées sur le temps. Sa feuille de route permettre entre autres de préparer: 1. L’arrivée et l’installation dans les principaux camps militaires du pays d’une force d’interposition UA/UE, éventuellement ONU, dont la mission sera de : a) protéger les citoyens et citoyennes vivant contre une armée incontrôlée par son « commandant en chef » qui l’a reconnu lui- même ; 2. Procéder au désarmement des soldats et à la dissolution de l’armée guinéenne ; 4. Coordonner avec l’OGDH, la RADOH, la FIDH, l’UA, l’ONU et le TPI la création d’un tribunal chargé de juger les acteurs et commanditaires des massacres, viols et agressions de janvier- février 2007 et ceux de septembre 2009. Le jugement doit se tenir, si possible, à Conakry pour faciliter le témoignage des rescapés et la facilité d’accès aux différents lieux de crime. 5. Installer des préfets et sous- préfets civils sur toute l’étendu du territoire national. 6. Raffiner la constitution et réaffirmer le nombre de mandat qu’un candidat est susceptible de bénéficier. Tout sauf une présidence à vie. 7. Faire une mise à jour de la liste électorale à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. 8. Convoquer les prochaines élections présidentielles pour le 28 septembre 2010 dans le but d’honorer nos martyrs et de réaffirmer le caractère historique de la date pour la guinée.
Sincères affections au peuple martyr de guinée.
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