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2009-10-14 20:27:52
Nous, membres du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), du Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que 21 autres organisations féminines, après avoir dans notre déclaration en date du 29 septembre 2009, constaté avec un profond regret et amertume la violence meurtrière de certains éléments des forces armées sur les populations guinéennes le lundi 28 septembre 2009 à Conakry.
Venons par la présente dénoncer et fustiger les violences physiques et sexuelles subies par les femmes à cette occasion. Les femmes ont été l’objet d’un viol sauvage, inhumain et dégradant, Elles ont été bastonnées, blessées, mutilées atrocement à l’arme blanche et dénudées par lacération systématique de leurs habits. L’ensemble de ce comportement bestial de la part de certains éléments de nos forces armées le 28 septembre 2009 est de nature à nous écœurer, à nous choquer et nous révolter; Ce qui nous amène même à nous poser des questions sur la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.
Nous sommes apeurées, et inquiètes pour nous mêmes, nos enfants et notre pays quand le Commandant en Chef des Forces Armées confirme l’existence d’éléments incontrôlés dans l’Armée.
Les atrocités et les viols perpétrés sur les femmes le 28 septembre sont aujourd’hui aux yeux de la communauté internationale et dans le code de déontologie des conflits armés reconnu comme crime de guerre, crime contre l’humanité et puni comme tel.
C’est ainsi que la Résolution 1820, du Conseil de Sécurité des Nations Unies adoptée le 19 juin 2008, établit que les violences sexuelles posent de sérieux problèmes physiques, psychologiques et de santé aux victimes et ont des conséquences sociales directes sur les communautés et la société toute entière.
Elle reconnait que l’utilisation de violences sexuelles comme tactique de guerre est une question d‘atteinte à la paix et la sécurité internationale et recommande que des acteurs de telles violences sexuelles soient traduits devant les tribunaux.
C’est pourquoi nous attendons qu’il soit exercé une fermeté exemplaire dans la sanction à infliger à ceux qui se sont rendus coupables d’atteinte à l’honneur de nos mères, de nos sœurs et de nos filles et exigeons justice et réparation.
ONT SIGNE
VOS COMMENTAIRES | |
| Fatoumata | 15/10/2009 13:01:24 |
| Je suis désolée que des journalistes publient des informations sans en vérifier la source. Ce n'est pas Hadja Makalé Camara mais Hadja Makalé Traoré. Compte tenu de la situation actuelle dans dans le pays, il y a des choses qu'il ne faut pas dire pour éviter des incitations à la révoltent et le dénigrement de hautes personnalités. Pour qui connaît ces dames, il n'est point possible de penser qu'elles vont aller faire une quelconque propagande du CNDD. Journalistes, arrêtez de mettre de l'huile sur le feu. | |