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Guiné: journée "ville morte" bien suivie dans plusieurs villes


2009-10-28 14:11:50

CONAKRY (AFP) - mercredi 28 octobre 2009 - 14h06 - L'appel à la journée "ville morte" lancé par l'opposition guinéenne était bien suivi mercredi à Conakry et dans plusieurs villes de l'intérieur du pays, un mois après le massacre d'opposants par les forces de défense et de sécurité, a constaté l'AFP.

Mardi soir, le gouvernement guinéen avait qualifié cette journée de "provocation", en appelant "les travailleurs à vaquer à leurs occupations".

A Conakry, le port autonome, des banques et des sociétés d'assurances sont restés fermés tandis que des écoles étaient désertées par les élèves, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le marché de Madina, le plus grand de Guinée, situé dans la banlieue de la capitale, était également fermé et peu de taxis étaient visibles dans les rues.

La vie ne s'était pourtant pas totalement arrêtée dans la capitale guinéenne. La population s'approvisionnait toujours dans de petits marchés. Dans l'administration, les bureaux restaient ouverts, mais bien souvent avec la seule présence des responsables et des chefs de service, selon un journaliste de l'AFP.

L'appel à une journée "ville morte" avait été lancé par le Forum des forces vives de Guinée (partis d'opposition, syndicats, ONG), pour protester contre le massacre d'opposants le 28 septembre à Conakry.

Il a également été suivi dans certaines villes de l'intérieur du pays telles que Labé (nord), Pita (centre-nord) et Kindia (à 130 km à l'est de Conakry), selon des habitants joints par l'AFP.

Les 12 et 13 octobre, un grand nombre de commerces étaient déjà restés fermés, dans plusieurs villes, à l'appel des syndicats, qui demandaient aux travailleurs de rester chez eux pour prier à la mémoire des "martyrs de la démocratie".

Mardi, à la télévision publique, le ministre guinéen de l'Administration du territoire, Frédéric Kolié, avait appelé "les travailleurs à vaquer à leurs occupations".

Le ministre avait déclaré: "La journée ville morte ne se justifie pas. C'est une autre forme de provocation alors que les négociations sont engagées avec le médiateur de la Cédéao" (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), le président burkinabè, Blaise Compaoré.

La junte au pouvoir, dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées le 28 septembre, tandis que l'organisation guinéenne de défense des droits de l'homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées dont des dizaines de femmes violées. L'ONU a fait état de plus de 150 morts.

Source : AFP


 

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VOS COMMENTAIRES

Alphady SY28/10/2009 14:27:48
Il faut que l'information passe bien sur la nécéssité d'organiser des journées de "pays mort". Il faut que les forces vives soient méthodiques et expliquent bien les enjeux: éviter une nouvelle dictature.

Il faut que chaque Guinéen soit conscient qu'il a son rôle à jouer dans ce combat pour la démocratie.

Nous remercions également l'UE pour les sanctions ciblées à l'encontre du pouvoir autoproclamé de Conakry. La liste (http://www.africalog.c om/alognews.php?nsno=1& newsid=2175)
des membres sanctionnés doit être élargie à des énergumenes comme Ali Manet, Biro Diallo...
Alexis Loua28/10/2009 20:10:21
Decidement, il ya une reelle volonté de recuperation, de controle et de manipulation de l,opinion publique ce qui est tout a fait normale dans un contexte de mondialisation et de democratie surtout à un moment aussi important où, qui contre l,opinion, controle le pouvoir. Mais moi j,ai une kestion:Est ce ke les differents journalistes parlent du meme pays? et du meme conakry tant les avis devergent selon kon soit de tel ou tel bord. tenez, guineenews affirme Conkry à moitié paralysé. Pour moi, democratie obligeant, cest normale, ceci dit, si l,on considere tout le pays, je dirais ke le pouvoir gagne.(la guinee ne se limitant pas à Conakry)

D'autres sites disent: conakry totalement paralysé, les station d,essence fermées. Pour les stations, ça n,etonne personne car appartenant à 90% à Cellou donc, un simple coup de fil suffit.Anyway, pays mort ou pays à feu ou à sang comme le veulent certains, ça ne derrange ni lopposition (les leaders), ni le pouvoir car ceux-ci ont deja leurs vies et celles de leurs proches assurees mais cest plutot une souffrance de plus pour le pauvres diallo de bambeto, le soumah de kaloum, le haba de Enta et le condé de Mattam.Ouvrons les yeux chers compatriotes et cultivons la paix nous y sommes condamnés.