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Guinée : sanctions contre une nation en faillite2009-11-10 09:16:10 Depuis le carnage et les viols des femmes a ciel le 28 septembre 2009, la Guinée est sous la foudre de la communauté internationale: embargos sur les armes, sur les visas, sur la coopération économique et financière. Dadis Camara, les membres du Cndd, des membres du gouvernement et caïds du systèmes sont menacé s de poursuite judiciaire internationale pour crime contre l’humanité. Ces sanctions et menaces suffisent-elles pour obtenir le départ du boucher de Conakry ? Pas sur. En matière de sanctions, la Guinée n’est pas à son premier rodéo. Le pays est né en 1958 sous les sanctions avec la mise en quarantaine par l’ex-colonisatrice, la France suivit des autres pays occidentaux. Le pays sera pratiquement sous sanctions pendant 26 ans. Pour survivre, Sékou Touré va céder la bauxite de Boké aux Américains et aux Russes pour des miettes et jusqu'aujourd’hui pour 100 à 150 millions de dollars par an, dans le seul but de financer sa dictature. Trop stressant pour un dictateur et son administration qui veulent ‘gérer’ et piller le pays a huis clos. Décembre 2008, un autre militaire s’empare du pouvoir après la mort du second dictateur. Même son de cloche ou presque comme en 1984. Et vint le 28 septembre 2009, le petit lakoudou du camp Alpha Yaya n’est pas encore un dictateur, mais il veut le devenir. Sa garde prétorienne transforme le stade du 28 septembre en une boucherie humaine et en une maison close pour violer les femmes. Aujourd’hui les embargos et les sanctions de la communauté internationale pleuvent sur le pays. La Guinée est devenu la Corée du Nord ou l’Iran de l’Afrique. Dadis et le Cndd peuvent-ils résister à cette armada de sanctions et rester au pouvoir ? Oui Les sanctions ne fonctionnent que lorsqu’elles sont prises contre un pays ou il y a un Etat et une alternative politique. En Guinée il n’y a ni Etat, ni alternative politique depuis 50 ans. Depuis 1958, le seul rôle des gouvernements est de faire taire le peuple par les moyens de pendaisons publiques des supposés opposants, par la psychose de complots permanents, de 5 eme colonne, de complot Peuhl, de Wo fatara, des massacres de ceux qui osent manifester contre le système (janvier-fevrier 2007, 28 septembre 2009). Les sanctions de la communauté internationale ne peuvent être efficace que lorsqu’il y a une alternative politique visible. En Guinée il n’y a pas. Les partis politiques aux sein des forces vives ne sont pas capable de designer un chef de file. L’opposition Guinéenne n’a donc pas un numéro de téléphone. Chaque propriétaire de parti politique se prend pour un leader politique, un leader d’opinion. Or un parti politique n’existe qu’au regard d’un électorat. A part le RPG de Alpha Condé, l’UFR de Sidya Touré, l’UFDG de Cellou D Diallo (par feu Ba Mamadou) et l’UPG de Jean-Marie Doré, tous les autres partis politiques n’ont jamais participé a une élection, ils sont simplement possesseurs d’un bout de papier qu’on appel agrément. Un agrément ne suffit pas pour attribuer le statut de leader à un individu. Ils étaient au moins 100 individus a Ouagadougou pour rencontrer le médiateur Blaise Compaoré, parmi eux beaucoup sont chef de parti politique dont les militants ne remplissent pas une cabine téléphonique. Le RPG, l’UFR, l’UPG et l’UFDG devraient se fondrent dans une formation politique unique, poser ainsi les bases d’un véritable parti national avec un chef de file, un seul numéro de téléphone et une alternative politique crédible. C’est la condition pour faire sauter le verrou Dadis. Lamine Camara
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