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Réponse à l’emmuré Idrissa Chérif conseiller spécial et ministre de la Communication2009-11-12 12:20:37 Le conseiller spécial de Dadis Camara s’est définitivement emmuré dans son imbroglio de litanie faite de contrevérités et d’intentions belliqueuses. Son vacarme charivari n’a égal que la confusion de ses propos et son cynisme. Dans ses dernières élucubrations avant son envol pour Ouagadougou, il dévoile les intentions belliqueuses de son maître et du CNDD ainsi que des contrevérités qui mettent en lumière sa méconnaissance de la Guinée et du monde. Les intentions belliqueuses de Dadis et sa bande armée Idrissa Chérif martèle une vérité que nous connaissons tous, Dadis ne dispose du pouvoir que grâce à la terreur qu’il menace d’infliger par les armes payées par les contribuables guinéens. La bande à Dadis ignorant le rôle d’une armée républicaine est sure de sa force pour confisquer le pouvoir et s’y cramponner. On ne rappellera jamais assez que ce chef de bande armée n’a jamais été élu. Et maintenant il exclut de quitter le pouvoir. Avec un chantage à l’appui du fait qu’ils détient des armes. Vivement une force d’interposition pour nous protéger de ces bandits et nous aider à réformer l’armée guinéenne. Les menaces agressives de cette bande armée et de ses milices et autres mercenaires ne visent pas que la Guinée. Elles s’adressent aussi à la communauté internationale car la junte en guise de réponse aux sanctions qui la ciblent, exprime à peine de manière voilée une volonté de déstabilisation régionale. Bref c’est la technique de moi ou le chaos. On corrigera au passage cet incorrigible va-t-en guerre en l’informant que la Casamance n’est pas un pays. Est-ce ce souci d’embraser la région qui les a poussés à acheter pour des millions de dollars d’armes alors que les hôpitaux et les écoles sont dans des états piteux et que les guerres inter étatiques sont prohibées ? Les contrevérités d’Idrissa Chérif Pour un conseiller spécial, Idrissa Chérif raconte beaucoup de contrevérités et fait des amalgames et autres confusions. Maintenant, qu’entend il par « notre intégrité ». S’il parle de l’intégrité de la junte, dans le corps physique de chacun de ses membres, eh bien il n’a aucun risque. Les sanctions internationales ciblées ne vont pas les « charcuter » comme ils l’ont fait avec leurs victimes aux mains nues. Mais s’il veut parler de l’intégrité territoriale de la Guinée, alors là, ce conseiller spécial montre vraiment ses lacunes des règles des organisations africaines. Qu’il sache que le principe d’intangibilité des frontières héritées de la colonisation adopté en 1964 par l’Organisation de l’Unité Africaine fait partie intégrante de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Et c’est pour éviter que ce principe soit remis en cause que l’Union africaine a déployé une force de maintien de la paix aux Comores. Cette intervention militaire a empêché la cessession de l’île d’Anjouan. La seule exception à ce principe est la séparation intervenue entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Si volonté de cessession il y a, c’est certainement de la part des auteurs de viols et de massacres du 28 septembre 2009. En poursuivant la lecture des propos cyniques de ce personnage, on aboutit à la conclusion qu’il a une méconnaissance des règles non seulement des organisations internationales, mais aussi du fonctionnement d’un Etat. Voyons ce qu’il dit : « C’est vraiment regrettable pour nous que l’Union Africaine, qui a été créée afin que les africains puissent s’unir quelques soient leurs obédiences politiques, religieuses, ethniques…nous sanctionne. Nous trouvons absurde, scandaleux voire injuste que cette institution continentale nous impose des sanctions injustifiées sans nous avoir consultés au préalable. Quoiqu’il en soit, cela ne nous surprend guère. Parce que depuis 1958, la Guinée croupit sous embargo. Comprenez donc par là que ces sanctions ne pourront rien arranger à la situation économique et socio politique de la Guinée ». Pendant une vingtaine d’années la Guinée a eu des relations exécrables avec la France, mais elles ont été rétablies à la fin des années 1970. Même le réquisitoire de Idrissa Chérif contre la France met en évidence son incohérence totale : « vous savez la France n’a jamais aidé la Guinée. Et certains Français se sont véritablement inscrits dans une forme de lynchage politico-médiatique mais aussi de copinage. Dès lors que de tel comportement est présent dans une entité donnée, dites-vous qu’elle est vouée à toutes sortes de perniciosité. Et par conséquent, elle devient assez nocive. La France…, ça ne nous dit rien. Parce qu’elle n’a jamais pu construire même une simple maison des jeunes en Guinée. Alors qu’elle se pose en avocat défenseur du peuple de Guinée. La France que nous connaissons n’a jamais pu réaliser quelque chose pour la Guinée. Il ne faut pas qu’elle nous donne l’impression que ses réalisations faites en Guinée sont des gratuités. Ce sont des prêts qu’elle concède à l’État qui seront remboursés à échéances. Si elle refuse de nous assister, à sa place, d’autres nations volontaristes sont prêtes à nous consentir dès demain ces mêmes prêts et assistance. Et dans tous les cas c’est la France qui sera perdante. C’est pour cela nous que l’invitons pour qu’elle revienne à ses copies, qu’elle revienne à la raison et qu’elle rouvre les parenthèses pour permettre, dans l’intérêt de nos peuples la reprise de la coopération franco-guinéenne ». La France a eu des relations tendues avec la Guinée à l’aube de notre indépendance mais c’est elle qui a créé l’usine FRIA et depuis le départ de Pechiney l’hôpital moderne de FRIA qui dispensait des soins de qualité aux patients venus de tout le pays est en état de vétusté. Pour autant les successeurs des Français dans les différents contrats miniers du pays n’ont pas fait mieux pour améliorer les conditions de vie des populations car l’Etat guinéen n’a en réalité aucun vrai programme économique. La seule constante est que les différents dirigeants et l’armée, surtout la junte du CNDD se sont illustrés dans le pillage systématique de l’économie et du bradage des ressources au profit de commissions juteuses qui alimentent leurs poches et comptes bancaires. Puis, il faut expliquer une fois pour toute à ce Idrissa Chérif que les théories de Sékou Touré du complot permanent orchestré par l’impérialisme international ne passent plus. Les Guinéens, riches d’expérience du passé ont compris que ce sont des théories pour détourner leur vigilance des réelles causes de leurs mauvaises conditions de vie à savoir l’incompétence et la cupidité de leurs dirigeants. Ce ne sont pas des étrangers qui ont massacré les Guinéens, ce 28 septembre, ce ne sont ni des Français, ni des membres des différentes organisations internationales qui ont violé, qui ont montré que leur barbarie n’avait aucune limite, que leur férocité était pire que celle des animaux les plus sauvages. Alors, de grâce ce discours vous pouvez le ravaler pour de bon. Personne n’est plus dupe. On ne pourra pas révéler toute votre inconsistance. Mais cet autre exemple que je vais citer est le plus symptomatique : « Toutefois, nous ne devons pas perdre de vue que le pays est régi par des règles et des lois ». De quelle loi parle-t-il. Il oublie que son maître liseur de la pensée positive a décapité les lois, qu’il a suspendu la constitution ? Qu’il avait créé un tribunal des conflits au camp Alpha Yaya défiant ainsi les juridictions nationales, que lui et ses bandes coiffées de rouges ont tué et violé, ce qui relèvent des crimes les plus abjects ? Alors quand Idrissa Chérif présente son mentor comme le père de l’Etat de droit en Guinée on frôle une crise d’apoplexie. Soit il est amnésique, soit il vit dans une bulle euphorisante. Analysons ce qu’il affirme : « A cette phase de la vie de notre nation, il me semble très important que le peuple sache et mesure le sens de la nouvelle dynamique, la nouvelle marche enclenchée depuis le 23 décembre 2008. Cela consistait à assurer l’avènement d’un État de droit au sein duquel, l’opposition qui a été bâillonnée pendant des décennies, sera associée à la gestion du pays. Ce qui allait conférer à l’opposition une posture de force politique à la fois de responsable et de partie prenante dans la gestion publique du pays. Avec l’avènement du CNDD au pouvoir, les partis politiques ont vu davantage leur liberté d’expression se renforcer ». Bon, commençons par lui rappeler que Dadis a accaparé tous les pouvoirs. Il a supprimé tous les contre-pouvoirs. Il n y a ni Parlement, ni Cour Suprême. Et bien qu’il ait supprimé la Cour suprême, il a nommé successivement deux présidents en violant les lois régissant cette institution. Il s’est érigé en juge d’instruction à la télévision. Quant à l’opposition, il a tout simplement voulu l’ensevelir le 28 septembre après l’avoir plongé dans une agonie. Eh oui, Chérif, votre junte a dès le mois d’avril interdit la couverture médiatique des activités des partis politiques en violation de la Charte des partis politiques. En juillet il a brutalement et sans sommation, interrompu la tournée d’un leader politique lui interdisant même de s’alimenter et de dormir dans des localités du territoire national. Le 28 septembre il a voulu assassiner, anéantir physiquement et psychologiquement l’opposition. Est-ce votre barbarie, vos atrocités avec lesquelles vous avez exprimé votre haine de l’opposition et de la population guinéenne que vous confondez à un Etat de droit ? Il n’est pas question que des assassins et des violeurs dirigent et gèrent la Guinée. La technique de l’usure du temps que vous voulez adopter ne passera pas. Hassatou Baldé
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