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Ouaga : pas de deal ‘Dadis doit quitter’ ou ‘Dadis doit rester’2009-11-17 22:54:08 Depuis le pogrome du 28 septembre, la Guinée est en rupture de ban avec les règles de la communauté internationale. Pour la première fois depuis 1958, une crise Guinéenne devient internationale. Les diverses sanctions et embargos internationaux contre la junte militaire et les dirigeants civils font de notre pays un Etat paria, un Etat hors-la-loi. La solution à cette crise ne se trouve plus en Guinée mais en dehors du pays sur une table internationale de négociation. Ainsi d’une crise locale entre les Guinéens, le pays fait face maintenant a une crise politique et diplomatique internationale : la Guinée est devenu un problème pour la communauté internationale. Le facilitateur Blaise Compaoré, les Forces Vives et la Junte ne doivent pas se focaliser sur le ‘Dadis doit quitter’ (DDQ) ou le ‘Dadis doit rester’ (DDR). Cette focalisation ne contribuera en aucun cas à résoudre cette crise. La crise en Guinée est profonde et veille de 50 ans. Les Guinéens ont pris la mauvaise habitude de se focaliser sur les détails quand il s’agit de trouver des solutions aux problèmes politiques, économiques et sociaux. A Ouaga, nous avons la chance et l’occasion de nous attaquer aux racines des crises et des problèmes Guinéens. Le problème de la Guinée est un problème de pauvreté généralise dans laquelle la moindre accumulation de grande ou petite ‘richesse’ ou ‘privilège’ se fait essentiellement au tour de ce qu’on appel encore l’Etat et sa fonction publique. Les intellectuels de l’intérieur comme de l’extérieur constituent une armée prolétarienne de réserve, une pépinière a la disposition de chaque dictateur. Cette armée, c’est l’ensemble de l’administration, du ministre au sous-préfet en passant par les directeurs, sous-directeurs et autres. Des années de dictature et de mauvais casting au sein de l’appareil dirigeant ont fini de faire de la Guinée un pays sous les bottes de ses fonctionnaires qui l’ont barricadé contre la moindre ouverture politique. Or les fonctionnaires tout comme les militaires n’ont ni le talent, ni la compétence de gérer un Etat. Les premiers sont soumis à l’hiérarchie et les seconds aux ordres. Ouaga est la chance pour nous de mettre enfin les jalons d’un Etat moderne capable de propulser le développement économique, social et politique dans ce monde global et de compétition. Enfin la Guinée est confronté a un problème politique qui exige des solutions politiques. Ici ma petite contribution pour Ouaga :
De manière général il faut éviter dans l’avenir que l’armée et les fonctionnaires de administration se mêlent de la gestion politique du pays, c’est pas leur rôle. Le militaire ou le fonctionnaire (même international) qui veut faire la politique doit d’abord quitter l’armée ou l’administration et commencer une carrière politique. Les membres de tout gouvernement doivent être des politiciens, car gérer un pays, un ministère est une affaire politique, pas technique ni de cadre ou intellectuelle. Le ‘Dadis doit partir ou doit rester’ est un détail sur lequel il ne faut plus se focaliser. C’est à nous Guinéens de saisir cette occasion pour mettre définitivement fin à cet éternel recommencement de régimes de dictature. Lamine Camara
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