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FORUM DES FORCES VIVES DE GUINEE

DECLARATION N°13


2009-11-20 20:39:15

A l’invitation de son Excellence M. Blaise COMPAORE, Président du Faso et Médiateur de la crise guinéenne, une délégation du Forum des Forces Vives de Guinée s’est rendue à Ouagadougou (Burkina-Faso) du 18 au 20 novembre 2009. 

A cette occasion, la délégation a reçu du Médiateur, un Projet d’Accord Politique Global Inter-Guinéen.
 
Après un examen approfondi dudit projet, la délégation a relevé avec un grand étonnement que : 
 
1.     Les préoccupations fondamentales des populations guinéennes exprimées
 
par le Forum des Forces Vives dans le mémorandum remis au Facilitateur, pour une transition apaisée en République de Guinée, n’ont pas été prises en compte dans le projet d’accord politique ;
 
2.     Les recommandations, résolutions et communiqués finaux de la CEDEAO, du Groupe International de Contact sur la Guinée, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, ainsi que le Conseil de Sécurité des Nations Unies, ont été purement et simplement ignorés, notamment, ceux relatifs à la non-candidature aux prochaines élections nationales, des membres du CNDD, de son Président, du Premier Ministre et des membres du gouvernement, ainsi que la mise en place, sur la base du retrait du CNDD, de nouvelles autorités de transition.
 
En conséquence, la délégation du Forum des Forces Vives a pris la décision de rejeter le projet d’accord politique, tel qu’il lui a été soumis. En outre, elle se réserve le droit, après consultation de sa base en Guinée, de se prononcer quant à sa position par rapport à la Médiation. 
 
Au demeurant, le Forum des Forces Vives lance un appel solennel au peuple de Guinée pour qu’il reste mobilisé, afin de défendre ses droits légitimes pour l’avènement de la démocratie, de la justice et du progrès économique et social.
 
                                          Ouagadougou le 20 Novembre 2009
 
--
Abdourahamane Barry
484 614 4542

 

4 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

HDIAKI20/11/2009 21:00:37
BRAVO!
Il ne faut pas accepter cette humiliation. Mr Compaoré vient de demontrer à la face du monde que toutes les rumeures sur ses interets en Guinée (lien avec la junte, cadeau de 20kg d'or offert par Dadis...)sont vraies.
Avec lui ou sans lui le combat continue. Le peuple Bourkinabe a maintenant de quoi méditer sur ses gouvernants.
Souleymane20/11/2009 21:08:13
Je me demande ce qui a pris les forces vives pour accepter la médiation de cet autre sanguinaire. Compaoré est à la base de toutes les guerres en afrique de l'ouest. Il a interret a avoir un con comme dadis pour élargir sa zone d'influence. Apres la CI, c'est la guinée. Il a fait 22 ans au pouvoir, il n'est pas un bon exemple. Il n'est pas un démocrate. Il revient maintenant aux forces vives de decreter une grave generale et illimitée sur toute l'etendue du territoire national jusqu'au de depart de ce malade mental et sa bande armée.
Oumar Bah20/11/2009 21:36:55
Now what is next?On attend,il faut un leader determine pour deloger ces criminels de la.Ceux qui n'ont toujours pas compris ce que "DADIS DOIT PARTIR"signifie,doivent savoir que les guineens veulent une nouvelle autorite de transition,cette autorite dirigee par les forces vives,le gouvernement dirigee par les forces vives et l'armee doit etre dirigee par de nouveaux leaders millitaires.En ce qui concerne DADIS,personne ne peut lui garantir qu'il ne sera pas poursuivi.KOMARA doit demissionner pour augmenter la pression mais je ne m'y attend pas du tout.Si seulement il le faisait,ca faciliterait les choses un peu plus,mais les ----s ne changent jamais.
Alphady Sy20/11/2009 22:37:03
On ne pouvait rien attendre de Blaise Compaoré vu son pedigree :

Il est arrivé au pouvoir par les armes en assassinant un homme aimé et respecté par le monde entier (Thomas Sankara) ;
C’est un dictateur qui est au pouvoir depuis des lustres ;
Toutes ses médiations ont abouti au maintien de ceux qui se sont emparés du pouvoir (Togo, Côte d’ivoire).
En plus dans notre cas, Blaise est allé au-delà de ce que Dadis et ses bandes armées demandaient : le maintien de Dadis et sa candidature à la prochaine présidentielle.

Il ne reste maintenant aux forces vives qu’à quitter immédiatement Ouaga et de penser à l’épreuve de force pour faire partir Dadis.
Ce serait se leurrer que de penser que Dadis va quitter le pouvoir sans la contrainte.