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L’opposition guinéenne: La plus bête du monde
2009-11-23 00:42:20 Encore une fois, l’opposition guinéenne s’est faite prendre entre les cuisses. En fait depuis le début de cette prétendue médiation du président du Burkina Faso, j’avais prédit que le facilitateur jouait le rôle anodin de « falsificateur » ou de « complicateur ». Comment l’opposition guinéenne a-t-elle accepté avant le choix de la personne de Compaoré comme l’homme devant remettre le pays sur les rails de la démocratie? Comment accepter qu’un assassin de Thomas Sankara puisse être l’homme qui va condamner un autre assassin comme Dadis Camara? Après que le Capitaine Dadis ait convoyé 50 kilos d’or, comme cadeau au président Compaoré, à quoi fallait-il s’attendre ? Maintenant quel est le plan « B » de l’opposition ? L’opposition Guinéenne n’a jamais été « proactive » ou « anticipative » mais plutôt « réactive ». Elle a été dribblée. On a toujours dit « qu’il faut battre le fer quand il est chaud » car quand il est refroidi, il est résistant et imperméable à toute tentative de le modifier. Ce spectacle de Ouaga, ne visait rien d’autre que de faire gagner du temps à la junte militaire pour non seulement diviser l’opposition et l’affaiblir et surtout faire prouver aux Guinéens et à la communauté internationale, que l’opposition infantile guinéenne ne représente pas un interlocuteur crédible. L’éternel handicap de la Guinée a été et reste ceux qui se réclament leaders de l’opposition mais qui semblent être guidés par le « Moi », le « Je » et « rien sauf moi ». Si l’opposition Guinéenne était intelligente, elle aurait depuis les événements du 28 septembre 2009, formé un gouvernement provisoire d’Union Nationale en exile avec des postes et des responsabilités bien définies pour parler en un front commun. Mais, ce qui intéresse certains leaders de l’opposition ce sont les « Per-diems », les luxes des hôtels de Ouaga, les voyages en première classe. Le coefficient d’intelligence en politique se mesure par la capacité du leader politique de domestiquer et de dompter ses opposants vrais ou potentiels pour accomplir ses ambitions politiques. S’il est vrai que le premier capital d’un pays, c’est ses hommes, cela est encore plus vrai pour une opposition qui cherche à déboulonner une dictature. Par ailleurs, le Jeune Mouctar Diallo et M. Abbe Sylla sont les deux leaders que l’on n’accusera jamais d’être complices ni de Sékou Touré, ni de Lansana Conté et cela de près ou de loin. Les écarter revient à jouer exactement la carte de la division ; ce qui fait l’affaire de la junte militaire. Pourquoi l’opposition n’avait-elle pas refusé la médiation de Compaoré « un putschiste assassin » et choisir un président démocratiquement élu pour diriger les pourparlers ? Encore une fois, c’est la déception qui peut aboutir au découragement politique en Guinée et tout cela grâce au comportement irresponsable de certains leaders de l’opposition que l’on croyait assez intelligents pour affronter cette bande de drogués et d’assassins, pilotée par le Capitaine « schizophrène » Moussa Dadis Camara. Que faut-il faire maintenant ? Il ne s’agit pas d’être un savant ou ingénieur de la NASA pour comprendre que pour faire partir le capitaine Dadis Camara, il faut que l’opposition offre une alternative crédible et concrète mais pas une union fictive. Il faut un gouvernement provisoire d’Union Nationale de l’opposition pour servir de contrepoids au gouvernement illégitime de la junte militaire. Si vous avez peur de former un gouvernement provisoire d’Union Nationale de peur de créer une fissure dans votre alliance, alors vous êtes perdus. C’est une forte marque d’immaturité ou d’infantilisme politique. Si vous ne pouvez pas surmonter les petites mesquineries et les irritations politiques que nécessite la formation d’un gouvernement « antidote » à celui de la junte militaire, alors vous n’êtes pas guidés par l’intérêt supérieur du pays. Le Général De Gaule avait formé un gouvernement d’exile pour lutter contre le pouvoir marionnette du Marechal Pétain qui était au service de l’Allemagne Nazi. On ne peut remplacer ce qui est concret, visible et palpable par le néant. Il faut un gouvernement provisoire d’Union Nationale de l’opposition pour faire partir le gouvernement illégitime et criminel de la junte militaire. Si vous ne pouvez pas constituer une structure politique crédible maintenant, alors quand seriez-vous capables de montrer que l’intérêt national prime sur vos intérêts personnels et égoïstes ? C’est maintenant ou jamais que l’intérêt national doit prévaloir sur les instincts et les reflexes d’auto-satisfaction politique. Les Guinéens vous observent à la loupe et vous jouez tout comme Dadis Camara vos dernières cartes et cartouches. Vous êtes leaders politiques, vous voulez le pouvoir, formez l’organe qui doit prendre la relève de la junte car ce n’est pas le jour de la chasse que l’on élève un chien. « Lorsqu’un lion vous montre ses belles dents, ce n'est pas pour vous faire rire… », donc, quand Blaise Compaoré vous sourit, c’est pour vous mordre. Mais vous n’avez jamais compris cette réalité. Comment avoir confiance en un putschiste, l’assassin de Sankara et d’autres compagnons d’armes ainsi que du célèbre journaliste Norbert Zongo comme modèle de facilitateur de la démocratie en Guinée ? Ces professionnels et eternels opposants vont-ils encore pour la deuxième fois faire passer le peuple « de l'espoir à la désillusion» ? En acceptant Blaise Compaoré « une photocopie conforme de Dadis » comme médiateur et qui a pris le coté de la junte militaire, ce choix rend la situation déjà embrouillée plus compliquée et le facteur temps constitue le facteur le plus important pour la survie de la junte militaire. Ce même facteur « temps » constitue le paramètre le plus létal pour l’opposition. Chaque jour qui passe, les racines de la dictature comme un arbre, pénètrent profondément le sol, trouvent plus de d’éléments nutritifs qui grandissent l’arbre mais aussi lui donnent plus de solidité au sol contre les intempéries. Ce n’est pas Compaoré qui fera partir Dadis, ce n’est pas non plus la Communauté Internationale mais les Guinéens eux-mêmes ; mais pour cela, il faut avoir des leaders politiques courageux, patriotes, intelligents qui voient au delà du nez, de la famille, de la région et de l’ethnie. Mais avec cet hétéroclite de pourriture politique que représente les leaders des partis ethniques, atteint de cataracte ou myopie politique, l’espoir de changement s’éloigne de plus et les sacrifices de sang risquent d’être vains à moins que la « Baraka » de Dieu vient au secours du pays. Jusqu'à quand les Guinéens vont-ils tolérer la bêtise d’une opposition aveugle ? L’opposition politique doit se débarrasser de cette constipation politique chronique car, à la fin, on se demande si le peuple de Guinée se rend compte qu’on le mène à la guillotine avec des mensonges de plus en plus noyés de sang et pauvreté chronique. Il existe une grave faillite intellectuelle au sein de l’opposition guinéenne et comme « toute faillite », on ne peut la redresser qu’avec des « éléments nouveaux », des ressources et forces nouvelles, des mentalités nouvelles. La seule problématique question à répondre, c’est que le pays se trouve une situation d’urgence, et, ces « éléments nouveaux » tardent à émerger, à venir, à s’imposer….. La Guinée, une nation économiquement détruite, politiquement étranglée, et moralement et culturellement souillée se trouve dans un besoin urgent de vrais leaders politiques pour nettoyer cet énorme désordre. Les Guinéens veulent des nouveaux leaders aux mains propres et à la moralité pure pour un nouveau départ politique après tant de ratés, de déceptions par des leaders politiques qui ont souvent servi à créer ou à engraisser le monstre de la dictature qui a conduit le pays là où il se trouve aujourd’hui. Il faut en finir avec l’amateurisme politique de ces leaders qui n’ont aucun dénominateur commun pour l’intérêt supérieur des Guinéens. Chaque leader politique tire la couverture vers soi-même quitte à la déchirer. Cessez de faire rouler les Guinéens dans la farine et surtout cessez de croire que chacun est plus présidentiable que les autres. Si ce qui se dit des bouts des lèvres ne traduit pas ce qui se trouve au fond du cœur alors, vous vous trompez vous-mêmes avant de tromper le peuple. A ceux qui s’arrogent le titre de leaders politiques, abreuver vous cette pensée de James Freeman Clark : « La différence entre l'Homme politique et l'Homme d'État est la suivante: le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération ». Quand au peuple de Guinée, il est grand temps de réfléchir : « Les peuples comme les individus, lorsqu'ils se noient se raccrochent à des fétus de paille. Apprenons plutôt à nager ! ». Pour que la Guinée soit un berceau de la démocratie et de la légalité, le pays et le peuple doivent venir à terme avec les haines ethniques, les crimes et les atrocités commises en leurs noms pendant les décennies passées. Après la fin de ce régime barbare, les Guinéens ne devront pas seulement tourner la page mais plutôt rouvrir, ré-parcourir et cela sans esprit revanchard, leur passé pour étudier les circonstances et les raisons du dérapage, pour situer les responsabilités personnelles et collectives dans l’exécution de ces atrocités commise en leur nom. La crise guinéenne est loin d’être résolue faute de vrais « responsables » au sommet de l’État et manque de vrais leaders politiques visionnaires et patriote. Le peuple de Guinée peut encore continuer à conjurer son sort car un lendemain qui chante n’est pas encore pour demain. Depuis le 23 Décembre 2008, les Guinéens sont confrontés à un soldat mentalement malade qui confond « foule » et « peuple », « droit » et « convoitise », « légitimité » et « caprice », et qui se croit tout permis quitte à brandir le tribalisme et l’ethnocentrisme comme dernier recours pour préserver les vains privilèges qu’il s’est accaparé en si peu de temps en marchant sur les cadavres. Pour légitimer ce militaire incompétent, mal éduqué, impoli et inculte, gravitent des ministres et des cadres affamés, voleurs et mendiants qui acceptent de poignarder le peuple de Guinée. Dans le but ultime d’enfoncer plus profond le couteau dans le cœur des Guinéens, le président autoproclamé, le capitaine Moussa Dadis Camara crie haut et fort, et ceci dans le but de faire croire à l’opinion anesthésiée que le « tribalisme » n’est que l’œuvre de l’opposition. Pour appuyer cela des portes-plûmes (des journalistes du ventre et du phallus) sont mises en contribution à travers leurs textes saupoudrés de principes moraux mais truffés de vices, de haine, de mépris et de méchanceté. Pour couronner le tout, une secte de militaires drogués et toxicomanes, depuis les macabres événements du 28 septembre 2009, danse sur la tombe « la Guinée », qu’ils ont eux-mêmes creusé 10 mois durant ; une tombe qui constitue la vraie « réalisation » incontestable et incontestée du règne du Capitaine « schizophrène » Moussa Dadis Camara. La classe politique guinéenne de tout bord est remplie de ces opportunistes connus et moins connus, qui n’ont plus cette capacité de faire un « discernement » de la situation politique au pays mais qui sont tous animés par le « gain immédiat » et « l’argent facile » et comme des hyènes, ils s’agitent, impatients d’aller dévorer des cadavres décomposés, après avoir mordu à mort leur proie. Que Dieu sauve la Guinée ! Docteur Mamadou Diallo, MD
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