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La fierté de nation ne vient pas avec la division du peuple2009-11-25 13:35:28 (L’ingénieur ne comprend que ce qu’il peut mesurer. Il substitue des paramètres aux arguments pour évaluer la validité logique du discours des sciences sociales. Ici, l’ambition n’est pas le cas. Ayant bénéficié des interventions de nos compatriotes, je me sens le devoir de contribuer. Il ne s’agit que d’une énumération des réalités, soulignant qu’il faut une fondation solide pour avoir une société forte) Combien « d’étrangers » noirs, blancs et jaunes jouissent de passeports Guinéens? Peu de personnes pourraient y répondre. Ce qui est certain, c’est que, malheureusement, il yen a beaucoup. De surcroît, outre que les diplômes se vendent en Guinée, on y trouve des individus suffisamment véreux pour en acheter à des fins «professionnelles.» Nos passeports seraient accordés à des étrangers pour acquérir une expertise high-tech au profit du développement de notre pays, les agents responsables mériteraient une gratitude nationale. Par contre, brader un patrimoine national à des fins personnelles, est une atteinte à la crédibilité de nos institutions. L’interpellation d’un narcotrafiquant muni d’un passeport guinéen, ne pourrait nullement être favorable au respect des documents officiels de la Guinée, et encore moins à son image de marque. Sommes-nous en train de redéfinir la Guinée ? Ou bien, nous sommes des marionnettes agents des pouvoirs successifs qui ont cultivé la division, en guise d’anesthésie sociale, pour divertir le Guinéen afin de faciliter son oppression? Dans les deux cas, le pays et son peuple de partout seraient perdants. Quand bien même nous serions indifférents au point de priver la Guinée du minimum d’attention dont elle s’attendrait de nous, il ne faudrait pas oublier que nous sommes au 21ième siècle. Y a-t-il un citoyen guinéen qui se respecte et qui ne se soucie pas de ce que le reste du monde pense de la Guinée? A lire certains de nos compatriotes, ils semblent non seulement ne pas tirer les leçons de l’Histoire, malgré leur appartenance à l’intelligentsia guinéenne, mais de plus, il n’est pas certain qu’ils réalisent que nous ne vivons pas en vase clos. Heureusement, ils n’en constituent qu’une infime minorité. Ce qui du reste n’est pas une raison de réconfort, car s’il en prend beaucoup pour bâtir, il n’en suffit que de peu pour détruire. Ainsi, autant il est louable de reconnaître les nombreuses interventions constructives et de les encourager, autant il est noble d’avoir le courage de dénoncer les compatriotes qui invitent à la division dont se nourrit la haine et la destruction. « Je suis un Malinké ; si vous trouvez des défauts au Président Sékou Touré, je vous considère ennemi des Malinkés » « Je suis un Soussou ; si vous trouvez des défauts au Président Lansana Conté, je vous considère ennemi des Soussous » « Je suis un ressortissant de la Guinée Forestière; si vous trouvez des défauts au Président Mousa Dadis Camara, je vous considère ennemi des ressortissants de la Guinée Forestière» « Je suis un Peul ; si vous trouvez des défauts à un leader Peul, je vous considère ennemi des Peuls» Revenant à la maxime de Beaumarchais, nous avons le corollaire suivant: Si on s’interdit de reconnaître les qualités d’une ethnie, on se prive du droit de lui trouver des défauts. Ce serait une vérité de La Palice que de dire que toute ethnie, peule comprise, a des défauts. Il est évident qu’il n’en pourrait être autrement: Les plus sages parmi nous sont les premiers à reconnaître leurs défauts. C’est comme l’intelligence ; si elle se vendait, il n y aurait que ceux qui sont intelligents qui en achèteraient. Les autres se sentiraient assez suffisants pour ne pas en avoir besoin. Ceci dit, il est nécessaire de se soumettre à l’épreuve, de s’autocritiquer et d’accepter les avis des autres sur soi. Cependant, la confiance doit précéder cet avis dont il ne faut pas exclure le contrôle. Nous ne placerions pas des poules chez le renard, un veau chez l’hyène ou des œufs chez le serpent; alors qu’il n y aurait pas d’inquiétude à avoir un personne qui a notre confiance garder les plus précieux de nos trésors. Ceci dit, il est souhaitable que les interventions de nos compatriotes servent au progrès de notre pays. Ce qui ne peut se faire sans l’établissement de crédibilité, par le respect et la confiance réciproques. Lorsqu’on nourrit des préjudices contre une ethnie donnée, qu’elle soit peule ou autre, on n’aurait aucun argument qui soit valable pour cette ethnie. Une fois la crédibilité d’un internaute établie, ses arguments commandent le respect de l’analyse dont les résultats peuvent avoir l’impact escompté. Sans cette confiance, les arguments ne peuvent générer que de la cacophonie de provocation. Pour parler de nos ethnies, il est plus constructif de commencer par ce qu’elles ont en commun, la Guinée elle-même. En suite, présenter une vision qui pourrait assurer son unité et son développement. Ce qui ne peut se réaliser sans ses quatre régions avec leurs différences complémentaires. Ce sont là ses ressources les plus précieuses et sa garantie contre les catastrophes aux conséquences irréversibles. Le pays a besoin de tout le monde et chacun a besoin de l’autre. On se fait opérer par «le spécialiste» et non par «le membre de son Ethnie» Un de mes professeurs déjà disparu, et que j’admire encore, m’avait appris que les responsabilités d’un citoyen vis-à-vis de son pays et son peuple se résument en trois mots:
Je dirais donc, aussi important que serait le problème Ethnique de la Guinée, les priorités de son peuple qui se veut responsable, se situent dans-le Civisme, la Vertu et l’Effort pour le Bien Commun. Face aux problèmes de défaillance de nos institutions, aux préoccupations de notre peuple pour sa sécurité en tout genre et à l’éducation lamentable de nos jeunes, sans parler des besoins qui vouent le peuple au vote du ventre ou de la peur, nous ne devrions avoir ni le temps, ni la patience morale de nous préoccuper des éléments de la division. Récemment encore, avec une candeur de bon voisinage, le Président Abdoulaye Wade déplorait le retard de la Guinée et glorifiait ses ressources naturelles. Quant au Président Toumani Touré, il eut la générosité fraternelle d’accorder une aide financière aux blessés du 28 septembre. En conclusion citoyenne, quand bien même nous ne serions pas auteurs directes ou indirectes des problèmes de la Guinée, il n y a que nous qui en sommes responsables pour la recherche de solutions. La Fontaine dit : «Ne t'attends qu'à toi seul ». Nous sommes tous d’accord qu’un environnement démocratique doit faire partie des conditions, dans le processus de cette recherche. Mais, les moyens propres à cet environnement continuent de nous confondre, et de nous remettre en question même. Nous invitons ici nos compatriotes qui ont la commende du sujet et la plume facile, de nous servir dans cette indispensable éducation. C’est une tâche noble à valeur historique. L’Histoire n’oubliant pas, le peuple ne manquera pas de se souvenir de les compter parmi ses illustres héros. Cette éducation contribuerait à mieux nous souder à l’intérieur et à nous unir à nos nationaux de l’Extérieur. Une telle unité a été un moyen spectaculaire de la réussite des «Pays Emergents» Dans le cadre de notre cours de Géographie Humaine, deux ethnologues français rentrant du Japon et de la Chine, vinrent au Lycée nous faire une conférence sur les résultats de leur visite. Tout d’abord, Ils ont conclu que le Péril Jaune n’était qu’un mythe de l’Occident. L’Australie de l’époque n’accordait pas de visas à ceux qui avaient «les yeux bridés» (la race jaune.) Cette immense population de misère a compté sur elle-même. Aujourd’hui, qui est ce qui est le plus grand préteur financier du monde? Lorsque ces chercheurs furent reçus par le Président Mao Tsé-Toung, leurs questions concernaient ce que celui-ci pensait de la grande population du pays. Quant au Président Mao, il voulait plutôt révéler qu’un sabotage par le «Révisionniste» Khrouchtchev, alors Président de l’URSS, avait été la cause unique de l’échec du Bon en Avant. S’agissant de réponse à leurs questions, il dit que la Chine était si en retard et qu’elle avait tellement de projets à réaliser, le pays n’avait pas assez de Chinois pour faire face au travail nécessaire. Il ajouta qu’il avait besoin même du concours des Chinois éparpillés à travers le monde. Concluant par exprimer son souhait de voir ces compatriotes venir au pays de leurs Ancêtres. Ce grand savant était connu à California Institute of Technology (Caltech) pour sa sévérité vis-à-vis de ses étudiants Chinois. Il maintenait, qu’être Chinois était un honneur venant avec la responsabilité d’être le meilleur. C’est ainsi qu’il baissait arbitrairement leurs notes d’examen, afin de les forcer à fournir plus d’effort académique que leurs autres camarades de classe. Les Guinéens ont la matière grise et les ressources naturelles pour se bâtir un Etat de destination. Avec la noble grandeur de se reconnaître les défauts, le réveil des qualités guinéennes démontrées dans le passé, la mise de côté des distractions politiques, la Guinée pourrait construire cet Etat. Quand la sagesse gère, le cœur est soumis à la direction de la tête. Alors, le civisme, la vertu et l’effort pour le bien commun harmonisent les différences, pour le développement d’une nation moderne. Boubacar Diallo, Ph.D., P.E
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