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2009-11-25 16:42:47
Le plus important groupe de presse en Guinée, Le Lynx-La Lance, est actuellement "menacé par les militaires" à Conakry, a assuré mardi Reporters sans frontières (RSF) qui tiendra la junte au pouvoir "pour responsable de toute agression" contre ce groupe.
"Le groupe de presse Lynx-Lance et plusieurs de ses journalistes sont actuellement dans le collimateur des militaires", assure, dans un communiqué, l'organisation de défense de la presse, qui dit l'avoir appris "auprès d'une source au sein de la junte au pouvoir".
"Alors qu'un climat de peur règne toujours au sein des médias guinéens, nous tiendrons la junte pour responsable de toute agression contre le groupe de presse Lynx-Lance et ses employés", ajoute RSF.
L'organisation appelle de nouveau "le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabé Blaise Compaoré, à demander à la junte de respecter la liberté des médias".
De son côté, l'administrateur général du groupe Le Lynx-La Lance, Souleymane Diallo, a assuré à l'AFP que "des militaires du camp Alpha Yaya Diallo (siège de la junte, ndlr) envisageaient d'attaquer" son groupe. Selon lui, "l'opération consiste à organiser un raid nocturne sur la rédaction et monter des embuscades contre un certain nombre de journalistes" et "l'attaque sera mise au compte d'éléments +incontrôlés+".
Dans une autre affaire, Reporters sans frontières déplore la convocation à l'état-major de la gendarmerie du rédacteur en chef du groupe L'Indépendant, Talibé Barry, "inquiété pour la publication d'un article sur la disparition d'un militaire".
L'organisation rappelle que depuis le massacre d'opposants le 28 septembre par les forces de sécurité, de nombreux journalistes guinéens vivent dans la peur et que plusieurs correspondants de la presse étrangère ont dû fuir le pays pour échapper aux menaces de mort.
Le 28 septembre, plusieurs journalistes avaient été passés à tabac, blessés ou soumis à des simulacres d'exécution, durant la répression sanglante d'un rassemblement d'opposants.
Selon diverses ONG, "150 à 200 personnes" ont été tuées ce jour-là, tandis que la junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara avance un bilan officiel de 56 civils tués et 934 blessés.
AFP
VOS COMMENTAIRES | |
| Oumar Bah | 25/11/2009 18:18:22 |
| DADIS ne controle pas l'armee c'est vrai,mais ceux qui font les attaques contre les diplomates et les groupes de presse sont controles par DADIS,meme moi,je comprends ce qui se passe en GUINEE,tellement que DADIS et sa bande sont amateurs.Je vous jure qu'a la place de DADIS,je pourrai etre candidat et gagner les elections facilement ,meme avec la volonte des forces vives de me faire partir,mais dommage,cet homme n'aime pas les guineens. | |
| Bangaly Traoré | 25/11/2009 19:29:20 |
| Le médiateur n'est point la solution,l'unique solution à l'instant pour notre pays,c'est bel et bien la RUE afin de finir avec ces criminels de cndd en guinée.NB:Dadis doit partir,nous nous voulons plus un régime militaire en guinée,et nous voulons les élections sans Dadis et sa bande. | |
| Tierno | 26/11/2009 11:51:41 |
| J'adhère fortement à l'idée de mon compatriote Bangaly Traoré. Seul la rue peut dégager ces malfrats; nous avons tous compris la volonté de Blaise Compaoré d'ouvrir un boulevard à Dadis pour la confisquation du pouvoir en vue de piller nos ressources. Levons nous tous sans distinction d'ethnie de réligion pour chasser ces bandits armés et les conduires devant les juridctions internationales. | |