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Il n’y a que le chapitre VII (7) de la Charte de l’ONU pour sauver la Guinée2009-12-04 21:52:06 Il y a tout juste une semaine que des éminences pas toujours grises du CNDD dont le plus hystérique d’entre eux nous bassinaient encore une fois les oreilles avec cette rengaine « de ne pas se mêler des affaires intérieures de la Guinée ». Sauf que, Dadis Camara, Moussa Keita, Idrissa Chérif et le CNDD ignorent le rôle de l’ONU. L’Organisation des Nations Unies a la responsabilité principale de la paix dans le monde (art 1 de la Charte). Pour plus d’efficacité, un de ses organes, le Conseil de sécurité a été investi de cette mission (art 24). -D’après les articles 40 et 41 de la Charte, le Conseil de sécurité peut utiliser des moyens coercitifs n’impliquant pas l’usage de la force. Ces moyens sont variés et comprennent en général les sanctions économiques, les embargos sur les armes etc. Jusqu’à présent le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas pris de telles mesures à l’encontre de la junte guinéenne. L’ONU a tout juste décidé la création d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur le drame du 28 septembre. Si au regard du rapport de cette commission il s’avère que la junte est responsable, le Conseil de sécurité pourrait suivre l’Union européenne, l’Union africaine et les Etats-Unis qui ont établi une série de sanctions contre des éléments de la junte. La portée des sanctions onusiennes est beaucoup plus grande car couvre toutes les régions du monde. -Puis selon les articles 42 à 49, si le Conseil de sécurité juge ces mesures inadéquates, il peut utiliser la force. Depuis quelques années, ce sont des bandes armées, accoutrées de treillis et logées dans les casernes qui terrorisent la population guinéenne. Depuis qu’elles sont aux commandes du pays, c’est la jungle où toutes leurs humeurs, bonnes ou mauvaises s’expriment à coups de canons et de mitraillettes causant des pertes en vies humaines et des dommages matériels. Ces bandes qui portent abusivement le nom de l’armée nationale ignorent son rôle, les règles du droit international humanitaire et l’usage d’autres moyens de coercition comme les lances à eaux ou les bombes lacrymogènes. Elles se substituent à la police et à la gendarmerie et utilisent les finances et les armes de l’Etat pour régler des comptes personnels. Les tirs nourris échangés la nuit dernière entre bérets rouges et verts, pendant le séjour des enquêteurs des Nations Unies ne sont, hélas, que la perpétuation de leurs agissements quotidiens. Il est vraiment temps que le Conseil de sécurité de l’ONU se saisisse du cas de l’armée guinéenne en décidant le déploiement d’une force de maintien de la paix pour superviser la restructuration de cette armée et la mise en place de nouvelles autorités de transition. Il en va de la sécurité nationale, régionale et internationale. Hassatou Baldé
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