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Cris de cœur et d’optimisme : la Guinée avant tout.


2009-12-09 07:41:11

Rappelant notre position de démocrates, nous sommes foncièrement opposés à toute forme d’accès au  pouvoir outre que celle constitutionnelle et assumons en réitérant notre  condamnation du coup d’Etat militaire du 23 décembre 2008 ayant favorisé l’avènement du Conseil National pour la Démocratie et le Développement à la tête de l’Etat guinéen.

A l’occasion de la tentative d’assassinat, du chef de la junte, Chef de l’Etat, nous condamnons cette autre violence qui rend le Guinéen victime d’un autre Guinéen.

Autant nous condamnons toutes les violences en général, et celles politiques, en particulier, notamment celles de juin 2006, de janvier et février 2007, de 2008 et du 28 septembre 2009, autant nous condamnons,  celle du 3 décembre 2009. En effet, pour nous,  aucune violence ne peut être légitimée et justifiée, surtout au sommet de l’Etat. Car la violence appelle à la violence et ainsi nous serons dans un cercle infernal de violence avec son cortège de haines et d’animosités qui provoquera une instabilité, des conflits majeurs voire la guerre.

Comme réponse aux différentes violences dont des Guinéens sont victimes de la part d’autres, il faut faire des enquêtes crédibles en vue de sanctionner leurs auteurs conformément à la loi, pour mettre ainsi fin à l’impunité pour que plus jamais ça.

Ainsi, aucun Guinéen ne mérite la violence. C’est pourquoi, nous condamnons la tentative d’assassinat dont a été victime, un compatriote, le Capitaine Moussa Dadis Camara.

Notre opposition à Dadis, ferme soit elle, s’inscrit dans le cadre des principes et des valeurs et est loin de problèmes de personne. Il est Guinéen comme nous et donc il ne peut pas être notre  ennemi. Il n’est qu’un adversaire politique dans le cadre d’un combat politique civilisé et éloigné de toute haine et d’animosité.

Aussi, nous ne souhaitons pas que dans l’histoire de la Guinée qu’il y ait un Chef d’Etat tué, fut il autoproclamé, car au delà de la mauvaise image que cet incident donnera à notre pays, il crée un précédent dangereux.

Tous les Guinéens doivent vivre ensemble dans l’unité, la fraternité, la sécurité et la paix.

Nous lançons un appel aux forces de défense et de sécurité, aux forces politiques et sociales et à tous les guinéens de mettre « la balle à terre » pour l’apaisement en évitant toute forme de violence.

Nous demandons aux amis de la Guinée de nous aider pour aller vers une sortie de crise apaisée et efficace pouvant aboutir à des élections libres et transparentes.

Nous demandons à la CEDEAO et au Groupe International de Contact sur la Guinée de continuer la médiation déjà enclenchée et menée par Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso.

En dépit de la maladie de son Président, le CNDD continue à diriger l’Etat guinéen et doit continuer la médiation avec les Forces Vives, car la marche de la Nation doit continuer pour le bonheur de tous les Guinéens. Cette médiation doit permettre à la Guinée, malgré les difficultés actuelles (déjà traversées par de Grandes Nations), de renouer avec les Institutions démocratiques par la tenue d’élections crédibles éloignant les militaires de l’exercice du pouvoir politique.

Abidjan, le 8 décembre 2009.

Mamadou Mouctar Diallo
Président du parti NFD (Nouvelles Forces Démocratiques).


 

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VOS COMMENTAIRES

Djetou09/12/2009 09:00:32
Monsieur Mouctar DIALLO, Votre analse est pertinente mais sa quintessence ne reside t-elle pas dans le manque de culture démocratique de l'armée Guinéenne. Tant que cette armée n'accepte pas le principe de la démocratie qui soutend la suprématie du pouvoir civil sur le pouvoir militaire, il serait difficile pour la Guinée de sortir de ce carcan. Il faut trouver la solution à ce paradigme. L'ancien système de gouvernance dans les pays de l'Est d'alors prévaut toujours dans la mentalité des soldats guinéens. De grâce qu'ils acceptent de changer pour que la Guinée sorte de l'ornière. Les muscles du CNDD ne ramoliront pas les ardeurs de protestations. Le monde a changé et au nom du principe du droit d'ingérence, la Guinée n'est pas à l'abri des interférences extérieures. Alors prenons conscience et je demnade à mes frères d'armes de changer de mentalité.
Mohamed09/12/2009 09:54:42
1."En effet, pour nous, aucune violence ne peut être légitimée et justifiée, surtout au sommet de l’Etat."

2."C’est pourquoi, nous condamnons la tentative d’assassinat dont a été victime, un compatriote, le Capitaine Moussa Dadis Camara."

3."Notre opposition à Dadis, ferme soit elle, s’inscrit dans le cadre des principes et des valeurs et est loin de problèmes de personne. Il est Guinéen comme nous et donc il ne peut pas être notre ennemi. Il n’est qu’un adversaire politique dans le cadre d’un combat politique civilisé et éloigné de toute haine et d’animosité."

Je ne reconnais plus Mouctar.
(1)la violence au sommet de l'etat est plus condamnable que celle du stade. l'ame de Dadis est supérieur à celles des 200 tués du 28 septembre
(2)il condamne la correction donnée à Dadis par sa machine de mort et rien sur les violences contre les militaires soussous ou les civiles peuls qui ont suivi.
(3)Dadis qui ne devait pas être candidat devient adversaire politique.
Une question à Mouctar: Dadis est venu au pouvoir par les armes et a tué et veut tuer pour rester. Il utilise la violence pour se maintenir.Tu est contre la violence pour l'enlever et liberer la guinee.De quelle médiation parle-tu maintenant? celle qui vous permet de partager des postes avec Dadis n'est-ce pas? Ah la Guinée, les rumeurs sont souvent vérités.