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LETTRE OUVERTE A MES COMPATRIOTES (1ère partie)La guinée- patrie ! Une gageure ?2009-12-15 03:41:06 Dans un précédent article que j’ai intitulé « le singularisme guinéen », l’inspiration m’a commandé ce propos : ‘’l’important n’est pas ce qui nous arrive, mais la façon dont nous réagissons’’. Cette réaction est à l’aune de notre perception de l’évènement, et dans le cas d’espèce, si affligeant soit –il, cet évènement a le mérite de nous révéler à nous même, de nous conduire sur une voie de questionnement. Je ne puis avoir la prétention, loin s’en faut, de formuler des solutions toutes faites. Cette approche me parait judicieuse pour prétendre à des solutions idoines et durables : il faut, Ce reflexe psycho- social engendre des difficultés de cohabitation, soutenues par des conflits embryonnaires qui émergeront sous la forme de tensions sociétales, à la faveur d’évènements Faut –il rappeler qu’il n’y a pas de culture ni de civilisation supérieure, il y a dans l’espèce, des traditions, des us et coutumes divers dont les aspects variés doivent opérer le brassage, pour nourrir notre patrimoine culturel. Aucun peuple, aucun groupement humain, n’a connu un épanouissement vertical de sa société, pour pouvoir résister indéfiniment aux assauts du temps : l’osmose et la symbiose ont étés le ferment des grandes nations. L’intelligence, la raison et le bon sens sont l’apanage de L’HOMME, ils ne sauraient être l’exclusivité d’une « race », d’un peuple ou d’un quelconque groupement humain ; Chaque être humain placé dans des conditions réquises, est capable des plus belles choses que l’intelligence, dans sa phase dynamique, peut lui procurer. La Guinée-nation sera une réalité si seulement nous pouvons nous imprégner de la conscience nationale, d’appartenir à une même nation et non à des ethnies différentes. Une nation, ce n’est pas la résultante d’un groupement humain parlant la même langue, confessant dans la même religion ou se reconnaissant dans la même « race ». Une nation se définit par la volonté de vivre ensemble, avec la conscience trempée dans la notion du destin commun : c’est le plébiscite permanent. Le refuge ethnocentrique est –il un exutoire ? Certaines thèses s’évertuent à affranchir l’ethnocentrisme de ses tares sociales, en soutenant qu’il est consubstantiel à nos sociétés, devrait-on s’accommoder des théories de cette école, fussent-elles développées par les chantres du modèle ? L’ethnocentrisme, c’est la division, c’est cette toxine auto-immune qui affecte son hôte et le colonise tel un ver dans le fruit. L’exercice ‘’intellectuel’’ qui consiste à l’entretenir, sans y entendre malice, relève de la culture du paradoxe : on ne peut, en effet, être dans cette disposition d’esprit, et se réclamer du combat pour la démocratie et la cohésion nationale. Ce mode de pensée, révélé ou non, se trouve être aux antipodes des valeurs de la nation à construire : dans sa pratique, il ne peut être qu’un concentré de contradiction entravant nos sociétés. Aux adeptes de fer et de feu Guerre civile, fratricide devrait –on dire ! Une conflagration de ce type est prêchée par ceux-là dont le comportement et le verbe en portent les graines. Le ‘’remède’’ sera alors pire que le mal qui, aujourd’hui, nous laisse en rupture de compréhension : l’entendement, une fois de plus, s’en trouvera défié et sans doute figé. Les coups de force sont des aveux de faiblesse, alors que la force doit rester dans notre capacité à pérenniser la mémoire de ceux qui nous ont étés si brutalement arrachés, et qui continuent de joncher les chemins de notre histoire. Il s’agit de situations vécues, particulièrement pénibles, mais la leçon magistrale que nous donne ces évènements, vaut pour chacu’un de nous et on ne devrait plus pouvoir échapper à la réalité. Les victimes des différents évènements avaient pour seule arme, leur foi en un Guinée unie et démocratique. Les démons de la division ont gardé profil bas, tant soit peu, n’émergeront –ils pas de nouveau, tel un serpent de mer : des velléités du genre se manifestent subrepticement, en attendant de ‘’meilleures opportunités’’ : nous devrions y veiller. L’ethnocentrisme est un sujet souvent éludé, bien que présent dans les esprits et les comportements. Le salut réside dans notre libération de ces contingences, et nous pourrons estimer le travail aboutit, quand le dézonage ethnique sera une réalité. La Guinée est notre bien commun, et tout combat à mener, doit être adossé aux valeurs de la république, et avoir pour référence concentrique, l’unité nationale. QUE DIEU PROTEGE CE PEUPLE ET CONTINUE DE BENIR CETTE TERRE. Bocar CONDE
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