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Que doivent faire les forces vives ?2010-01-12 16:35:38 Bonjour Monsieur Diallo! Comme toujours, je lis vos textes avec beaucoup d'intérêt. Vos analyses sont pertinentes et d'un niveau irréprochable. Cependant, j'ai comme l'impression de lire une personne proche d'un leader politique dans ce texte. Vous alignez tous les arguments pour minimiser les erreurs en série de nos leaders qui se fichent éperdument de vos écrits et de vos conseils vous-mêmes. Si ces personnes tenaient compte de vos points de vue ou conseils, on n’en serait pas là aujourd’hui ; parce que vous écrivez depuis fort longtemps et vos textes ne sont pas ceux d’un simple amateur. Les forces vives devaient au moins le tenter en faisant leur contre-proposition au lieu de saluer celle du chef du CNDD qui ne perd aucun mot sur le crime contre l'humanité commis dans notre pays. Reconnaissez que les forces vives nous conduisent tout droit dans le scénario de 2007. Les Guinéens ont donc droit de les critiquer maintenant que le cours est encore changeable. D'autant plus qu'ils ont une grande part de responsabilité dans la complication du problème en modifiant le chronogramme qui mettait Dadis en difficulté de renier ses engagements. N'est-ce pas elles-mêmes, leur propre porte-parole qui s'engage le premier dans la campagne pour obtenir le poste de Premier ministre sous l’autorité du CNDD, légitimant ainsi le coup d’Etat et la loi du plus fort? Pourquoi les Guinéens doivent se taire ou les suivre face à ces dérives qui rendent la situation encore plus incertaine? Dites à vos amis d'être enfin un peu cohérents et responsables! Le peuple les respectera. Les forces vives doivent faire asseoir ces militaires et leur faire comprendre qu’ils sont des enfants de ce pays et qu’ils doivent enfin libérer ce peuple pris en otage depuis trop longtemps. Autant qu’on le demande aux civils, autant on doit dire aux militaires que toute autorité nationale doit être désormais de consensus ou élue en Guinée. Ensemble, choisir un civil et confier certaines responsabilités aux militaires comme à d’autres civils sous l’autorité de ce dernier qui est le choix consensuel. Elles doivent leur dire que cela est à prendre ou laisser mais pas négociable. Dans le cas contraire on fait appel à l’arbitrage du peuple et de la communauté internationale (Ecrire, au nom du peuple en otage d’une bande armée reconnue criminelle, une demande officielle de libération à toutes les institutions internationales). Solo Keita Réaction à l’article :
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