|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Sékouba pose un acte pour le changement mais les forces vives lui glissent des peaux de bananes !
2010-01-17 02:00:15 Dans ses attributions définies par les Forces Vives, le futur Premier ministre doit : « Mettre en place une administration territoriale (Sous-préfets, Préfets et Gouverneurs) efficace, susceptible de restaurer l'autorité de l'Etat et de faire preuve d'impartialité et de neutralité dans l'exercice de leurs fonctions ». Après leur désignation par les forces vives, Rabiyatou et Jean Marie Doré ont répondu aux questions des journalistes. Journaliste : Jean Marie Doré : Journaliste : Jean Marie Doré : Est-ce que le comportement de Jean Marie Doré et cette réponse ne sont-ils pas en soi une grande source d’incertitude ? Il est plus qu’évident que choisir Jean Marie Doré nouveau PM, c’est entretenir le flou et exposer le pays à des nouveaux risques qui pourraient être plus graves que ceux qu’on a connus avec Dadis. D’après un de nos journalistes, face aux critiques au sein des forces vives par rapport aux intentions déclarées de Jean Marie Doré d’être chef de gouvernement et candidat aux élections, le vieux leader politique a fini par faire marche arrière. Des rumeurs avaient affirmé que c’est l’ancien ministre du transport sous Conté, Aliou Condé, Secrétaire général de l’UFDG, qui se serait levé pour prier le leader de l’UPG de rester dans la course (Cette information était une désinformation du clan Doré pour faire croire que l'UFDG le soutient). A rappeler que le parti UFDG a proposé la première responsable des syndicats, Hadja Rabiyatou Diallo, qu’il estime capable de mener la transition dans la neutralité. Ce qui est sûr, c'est que le leader de l'UFDG se montre faible devant Alpha Condé qui impose ce qu'il veut aux forces vives. L'UFDG qui a enregistré le plus grand nombre de victimes le 28 septembre 2009 devrait rompre avec la démagogie et la passivité pour exiger la clarté et le respect des principes pour lesquels des centaines de ses militants sont morts. D’ailleurs, après tout ce temps perdu, l'accord de Ouaga parle de "l'organisation d'une élection présidentielle dans six mois". Pas d’élections générales, pas de législatives permettant de connaître le vrai rapport de forces des partis politiques sur le terrain et obtenir un vrai parlement démocratique. On contourne donc la vraie démocratie et tout se passe comme si l’on cherche à mettre des personnes choisies à des postes définies. Blaise connaîtrait déjà le nom du futur Président. Partout où il a été impliqué, ce burkinabé n’a jamais fait une vraie médiation. Il n’a organisé que des combines. Cellou Dalein Diallo et son parti doivent comprendre que ce n’est pas par la flatterie et les courbettes que s’obtient le pouvoir ou la justice. Le Général Sékouba a fait le combat souhaité de tous. Le pays est presque sauvé. Il a demandé aux forces vives de choisir le nom (pas des noms) du nouveau Premier ministre qui doit diriger une transition sure et courte. Au niveau des forces vives, cette décision peut se prendre par voie démocratique (vote secret pour désigner la personne parmi les candidats). Personne ne serait accusé d’être contre X ou Y ou d’avoir éliminé telle ou telle personne. En plus, la personne désignée aura plus de légitimité et de respect pour ses mandataires (Forces Vives). Donner deux noms à Sékouba et le mettre dans l’obligation de faire un choix entre deux personnes qui sont toutes à la tête des structures sociopolitiques, c’est rendre le Général pro ou contre tel ou tel autre. Sékouba doit le refuser et se mettre au-dessus de la mêlée. Sékouba nous a fait obtenir ce qu’on a demandé. Si le PM doit échouer, il ne doit pas être celui de Sékouba mais celui des Forces Vives elles-mêmes qui sont incapables de faire un choix clair et sans ambiguïté, en ne pensant qu’aux intérêts de la Nation. Il doit exiger des forces vives, de lui fournir un nom. Nous insistons que Sékouba observe désormais une certaine neutralité et rester une figure de référence en Guinée. Nous sommes informés qu’avant son départ pour Ouaga, le Général Sékouba aurait donné beaucoup d’argent à Isto Keira, Baidy Aribo et Mohamed Diop pour que ces derniers organisent des manifestations si son plan tournait mal à Ouaga. Ces personnalités sur lesquelles Sékouba comptait ne sont pas des modèles en Guinée et ils ne peuvent certainement pas mobiliser plus que quelques loubards du Kaloum. Après son acte patriotique à Ouaga, nous prions le Général de ne plus accepter de commettre un acte qui pourrait ternir la bonne image qu’il a acquise sur le plan national et international. Il n’a plus besoin du soutien d’un groupuscule, ayant celui de toute la nation guinéenne. Pour ceux qui disent que Rabiyatou n’est pas une intellectuelle comme Jean Marie Doré, nous dirons ceci : ce n’est pas un argument suffisant pour écarter Rabiyatou. Depuis toujours il y a une centrale syndicale des travailleurs en Guinée. La plupart de ces travailleurs sont des intellectuels de différents degrés de formation. Il a fallu que Rabiyatou vienne à la tête de cette organisation nationale pour qu’elle marche efficacement et faire son devoir. Elle est même allée au-delà de son devoir en faisant celui des partis politiques, en exigeant un changement démocratique et la fin du pouvoir militaire en Guinée. Elle peut faire des erreurs, volontaires ou pas, mais on ne peut douter de sa compétence et de sa capacité de mener à bien une mission nationale. Rabiyatou n’a pas de parti politique et elle n’a aucune affinité avec les militaires qui prennent le camp Alpha Yaya en otage. Elle n’a et ne peut avoir aucune affinité avec les milices recrutées par Dadis. Donc, Rabiyatou ne pourra jamais effleurer l’idée de faire autre chose que de suivre la feuille de route et ne devra son maintien qu’aux forces vives qui peuvent l’enlever en cas de faille. Avec certitude, la Guinée ira aux élections démocratiques, transparentes et équitables dans la mesure où elle ne fera que veiller à l’application de la feuille de route par des intellectuels et spécialistes chargés de le faire. Ces certitudes, on ne les a pas avec Jean Marie Doré. Il l’a d’ailleurs fait savoir lui-même ! Ecoutez-le au lien ci-dessous : Pour finir, nous demandons aux forces vives et à la communauté internationale de bien réfléchir sur la médiation de Blaise Compaoré qui prévoit la création d'un conseil national de transition (CNT) qui serait "dirigé par un religieux". Quel rôle positif ou déterminant les religieux ont-il joué dans ce processus démocratique en Guinée pour leur confier l’organe législatif ? Tous les trois noms avancés pour occuper ce poste sont chrétiens. Il s’agit donc d’une création sur mesure à des fins inavouées. La Guinée est officiellement laïque et majoritairement musulmane. Nous pensons qu’il faut éviter d’introduire la religion dans la politique en Guinée. Ce critère de religieux doit être immédiatement retiré et remplacé par Juriste; d’autant plus qu’il s’agit de l’organe qui va réviser la constitution. Son travail est juridique et non religieux. En plus nous avons déjà :
CES : conseil économique et social Si les choses se passent ainsi, nous invitons les populations à se soulever en Guinée contre ce complot du lobby chrétien dans notre pays. On doit dire non à cette "hypocrisie politique de parler d’unité nationale dans le but d’exclure une grande partie de la population tout en les éliminant physiquement et les privant de leurs biens (expropriations, argent et maisons)".
GUINEEPRESSE.INFO Lire également:
10 commentaire(s) || Écrire un commentaire
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||