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2010-01-24 12:27:56
Ah ! La Guinée aurait dû être une ile à part entière, isolée et toute seule au milieu de l’océan tant les choses qui marchent ailleurs sont différentes et paradoxales dans ce pays. En effet, à examiner rétrospectivement la saga des pourparlers dits de Ouaga, nous comprenons aisément la confusion et l’équivoque que génèrent les différentes déclarations et propositions émanant de la capitale burkinabé et des réactions des Forces Vives à Conakry : certains parlent du cheval pendant que d’autres parlent du mulet qui ressemble bien, certes, au premier mais est d’espèce différente.
Depuis que le Sieur Campaoré a daigné s’activer de nouveau pour la crise guinéenne, nous avons eu droit à un florilège de propositions irréconciliables. Et puis, comment parler d’accord lorsque toutes les parties prenantes ne sont pas présentes pour au moins parapher le ou les documents ? Blaise Campaoré s’est comporté en vrai régent qui décide et dicte les choses. Les Forces vives ont effectivement dès le début annoncé qu’elles ne comptaient pas se rendre à Ouaga (NDLR : leur première expérience a montré que le Burkina se fout d’eux et qu’ils perdent leur temps) et qu’elles veulent que les pourparlers se poursuivent désormais à Conakry. Mais Campaoré, probablement par défiance et pour sauver la face, a continué à recevoir ceux que le Général Konaté a indirectement qualifiés de « démagogues » (NDLR : et menteurs semeurs de zizanie). Le déplacement de ce dernier et son franc-parler qui a pris tout le monde par surprise et certainement déjoué tous les plans machiavéliques des pro-Dadis a permis de décrisper et débloquer le statu quo. Néanmoins, Ouaga a accouché de beaucoup de textes qui mériteraient d’être fondus dans un seul accord-propositions de synthèse pour la gouverne de tout le monde dans des termes clairs et surtout sans équivoques ; si c’est chose faisable de façon intelligible. Car à la lecture des réactions de certains compatriotes, nous constatons que nous avons des entendements et des interprétations différentes de la réaction des Forces vives et surtout de l’interview de J.M.Doré sur RFI : Lorsque Mr Doré en substance dit ne pas reconnaitre les accords de Ouaga, pour nous c’est une façon de faire un pied de nez au médiateur (agent de Dadis) surtout concernant sa directive de la composition éventuelle du gouvernement qui reviendrait à confier la charge de la transition au CNDD (Présidence, un vice PM et 10/30 ministres). Ce qui est cohérent car il ne peut rejeter les accords et en même temps s’y prononcer pour ne choisir que ce qui l’arrange ; c’est ici la règle du ‘’tout ou rien’’ qui leur (les FV) donne la liberté de renégocier avec Konaté. Et quant à ses réponses évasives et laconiques concernant sa candidature ou non aux élections et son poste de PM en même temps, nous les avons interprétées comme un jeu de politicien habile qui ne veut pas révéler ses cartes avant d’avoir engager la partie, surtout qu’elle s’annonce serrée : C’est de bonne guerre ; il se protège pour ne pas être prisonnier de paroles hâtives.
Cela dit, à mon humble avis, arrêtons de faire de la politique fiction et des procès d’intension surtout que nous n’avons pas encore vu ou lu la feuille de route finale issue de leurs négociations avec Konaté. Encore modestement, nous serions plus utiles en transcendant nos aversions pour faire en sorte que quelles que soient les machinations, nous restions très vigilants et tenions Mr J.M.Doré à la ceinture pour qu’il ne s’écarte pas d’un iota de sa mission. Et pour ce faire, il est temps de passer de l’observation et de l’analyse à l’action en s’engageant et militant activement auprès des acteurs politiques (personnes, associations ou partis). L’engagement en masse de ‘’réformateurs’’ où chacun juge être utile est le seul moyen à ce stade de changer le cours des choses : de septembre 2009 à janvier 2010, malgré nos critiques et appels à l’action, rien ne s’est passé, nous avons prêché dans le désert. Mais peut-être que de l’intérieur nous aurions été plus efficaces, ne serait-ce que par la ‘’déstabilisation’’ de la nomenklatura et notre expulsion précoce éventuellement.
Enfin pour finir, nous pensons que l’essentiel des problèmes vient du manque aberrant de communication de ceux qui sont sensés nous (les Guinéens) représenter et parler en notre nom. C’est une lacune impardonnable en 2010 et des signes de ‘’suffisance’’ de la part de ceux qui nous demande de faire de sacrifices et de nous battre (même si certains leaders ont aussi pris des risques cette fois) pour que finalement, ils jouissent quand même du trophée, le Pouvoir. Ceux qui se veulent acteurs et leaders du changement positif en Guinée sont, pour la plupart, bons orateurs mais piètres communicateurs : peuvent et doivent mieux faire !
I. Diallo –‘’Ollaid’’
VOS COMMENTAIRES | |
| Hassatou Baldé | 24/01/2010 16:42:43 |
| Les forces vives ont eu peur de récuser le médiateur qui n'a pas les qualités requises pour un médiateur (il n'est ni impartial, ni objectif). Blaise Campaoré lui n'a pas hésité, il les a tout simplement éjecté pour faire signer un accord entre le CNDD et le CNDD et en gardant le premier plan qu'il avait conçu et que les forces vives avaient rejeté. Tout le CNDD moins Dadis peut ainsi rester aux commandes sans aucune crainte et comme l'avait dit Idrissa Chérif, en Côte d'Ivoire il y a eu quatre mille morts et aucune poursuite. Si on ne prend garde d'autant que l'accord inter-CNDD ne parle pas des victimes, on s'achemise vers la même logique. Au fait est-ce que cet accord interdit à Dadis de se présenter? Car finalement pourquoi Campaoré s'est auto proposé comme médiateur de la CEDEAO, c'était un engagement ferme de Dadis qu'il ne se présentera pas. Aujourd'hui tout ce qu'on sait c'est que Dadis est "en convalescence" ayant subitement et sans raison décidé d'écourter son séjour au royaume chériféen pour le pays du Moro Naba où les chefs traditionels lui avaient consacré des prières à peine une semaine avant qu'on ne lui tire dessus. | |
| Amara Lamine Bangoura | 25/01/2010 01:47:44 |
| La terminologie"accord" est totalement inappropriee pour situer la rencontre de Ouaga.En effet,en se referant au contexte du deroulement des pourparlers et la configuration des acteurs participants,il s'agissait plutot d'une conciabule secrete entre Le Capitaine Dadis et son alter ego le General Konate, finalement elargie a la delegation des contestataires du cndd dirigee par L'insaisisable Moussa Keita inopinement arriver de Conakry pour dit-on ramener Dadis en Guinee.Hors, sans ambiguite aucune,un accord au sens juridique du terme requiert la presence des deux parties en conflit pour sa ratification et exige l'acceptation de ses clauses par les differents signataires.A mon sens,l'acte de Ouaga etait simplement un protocole de transfert officiel,une sorte de passage de temoin entre Dadis et Konate sous la supervision de Compaore, elargie ensuite aux officiers pro-Dadis depeches par le duo Pvi - Thiegboro. Mises en quarantaine d'abord ,les forces vives ont ete mises devant un fait deja accomplit ensuite ,et sommees de s'en accomoder en fin.C'est pourquoi il convient de saluer le refus de non recevoir oppose par les FV a l'invitation de se rendre a Ouaga formulee par Compaore.Il en est de meme de l'atitude de fermete adopte par Dore vis a vis de la volonte manifeste de la junte de s'octroyer dix portefeuilles ministeriels dans la nouvelle equipe gouvernementale,ou encore la detemination du General a maintenir vaille que vaille les ministeres dits de souverainete sous son controle.De toutes les facons,il est dorenavant claire que l'avenir de la Guinee se decidera a Conakry non a Ouaga et qu'au finish les Guineens sont les seuls maitres de leur destin collectif.Esperons qu'avec la publication prochaine de la liste des membres du gouvernement de transition nous n'assisterons point au retour aux affaires des faucons et autres predateurs connus de tous, comme nous le font redouter des rumeurs de plus en plus persistantes.Quoi qu'il advienne ,rien ne sera plus comme avant et le peuple a Dore et sa future equipe a l'oeil.En attendant, pas d'optimisme beat encore moins de pessimisme orale.This is the beginning of a new era of hope for my home country,democracy will preavails soon and hapiness will become not reality but actuality.A.L.B-Birmingham,AL-USA> | |