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La vision de Ben Saïd à la tête du CNT : Réponse à tous2010-02-01 22:06:28 Ma candidature publique à la direction du CNT a suscité divers commentaires à mon endroit. D’aucuns ont formulé leur texte comme s’ils lisaient directement mes idées – du fond du cœur je les remercie de leur soutien. Mais d’autres étaient sceptiques. Dans ce second article, donc, je voudrais davantage clarifier ma démarche pour ceux qui ne l’ont pas bien comprise. Je profite de l’occasion pour énoncer mes objectifs. Tout d’abord, je ne considère pas ce poste comme une source d’honneur ou d’enrichissement, mais comme un travail de volontariat, dont les seuls avantages personnels que je tirerais seront la fierté d’avoir servi mon pays et la récompense du Tout-Puissant. C’est pourquoi, contrairement à ce que certains voudraient, j’ai fait acte de candidature au lieu d’attendre que l’on me propose. À propos des capacités, puisque j’ai quitté le pays depuis un certain temps, quelques commentateurs ont dit que je ne le connaissais pas. C’est tout à fait le contraire. Sans vouloir étaler ma vie privée ici, je dirais simplement que j’ai passé mes 35 premières années en Guinée, où j’ai étudié du primaire à l’université et travaillé une dizaine d’années, aux départements de l’Éducation (comme enseignant au collège, au lycée et à l’université) et de l’Industrie (au bureau d’études, puis à l’Artisanat, où, peu avant mon départ, on m’a confié un projet de développement à Kindia). Parallèlement je suivais divers cours, entre autres, le programme d’administration économique et financière du CNPG (option : Gestion publique). Bien plus, pendant les 18 années de ma vie au Japon, j’effectue de régulières visites au pays. J’y ai mon propre domicile (par la grâce d’Allah) et une partie de ma famille, dont mon premier fils. Je réside au Japon mais je vis en Guinée ! Tout bien considéré, le fait de passer une partie de sa vie à l’étranger est loin d’être un handicap ; en plus d’élargir le champ visuel et l’expérience de la personne, il lui permet de voir son pays tant de l’intérieur que de l’extérieur et de faire des comparaisons directes avec le pays hôte. Ceci s’applique, on ne peut mieux, au cas de la Guinée et du Japon. L’un des pays regorge de richesses naturelles mais croupit dans la misère. L’autre, comptant essentiellement sur ses ressources humaines, se trouve actuellement à un niveau de développement économique et social que ne saurait vraiment connaître quelqu’un qui n’y a pas vécu. Deux autres clarifications s’imposent. D’une part, à cause de mes propos, souvent rigoureux, certains m’ont pris pour un extrémiste. J’en suis très loin, pourtant. La vérité est que je suis profondément ancré dans la foi religieuse mais j’essaye d’incorporer les vertus de la religion dans tous les aspects de ma vie : la science, la culture, le sport, la politique, les affaires, la famille, les amis, etc. Je mène une vie ordinaire, très joviale du reste ! D’autre part, les religieux ont une mauvaise réputation. Mais on ne peut, systématiquement, mettre en cause tous les religieux. Vu la situation actuelle du pays, donc, l’idée de mettre à la tête du CNT un religieux ayant les compétences techniques requises me semble bien justifiée. Le vrai religieux, qui a permanemment le Jugement dernier dans son esprit et qui vit quotidiennement la crainte révérencielle de Dieu – c’est justement ce qui le distingue des autres –, ne trahira, pour rien au monde, la confiance placée en lui. En attendant l'avis accordé à ma demande, je me suis tracé quatre objectifs à la tête du CNT : 2. Je ferai un travail pointu, complet et effectif : rien ne sera bâclé sous ma supervision. 3. J’accomplirai la mission en respectant le temps prescrit pour chaque tranche. 4. Je travaillerai dans l’équité et la transparence : je veillerai à ce que les délibérations soient d’une neutralité absolue ; en outre, je mettrai le peuple régulièrement au courant du travail réalisé, car c’est lui mon mandant. Être le facilitateur juste, intègre et compétant capable de fédérer toutes les composantes de la société guinéenne pour bâtir les bases d’une Guinée démocratique, forte et prospère est ma principale vision à la tête du CNT. Pour conclure, je voudrais que nous nous rappelions tous cette parole de Dieu : En vérité, Dieu ne change point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne changent pas ce qui est en eux-mêmes. (13:11) En d’autres termes, l'aide du Tout-Puissant dépendra de notre conviction et de notre effort réel d'aller de l'avant. Chers frères et sœurs Guinéens, l’avenir de notre pays est dans nos mains ; il sera ce que nous voudrons qu’il soit. Retroussons nos manches et assumons nos responsabilités ! Qu'Allah – gloire à Lui – nous accompagne dans ce projet, pour le bonheur de tous les Guinéens ! El hadj Alpha Mahmoud « Ben Saïd » BAH
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